Depuis sa création au XIIIe siècle, Berlin a connu une destinée unique. Symbole de l'austérité prussienne sous le Roi-Sergent, capitale intellectuelle de l'Europe sous la république de Weimar, partagé entre les puissances occupantes en 1945 et coupé en deux par le Mur en 1961, il fut pendant près de trente ans une île, un no man's landau centre de l'Europe. Se servant de la métaphore littéraire comme fil conducteur, Werner Szambien s'interroge sur la tension, phénomène d'attirance-répulsion permanent dans l'histoire de Berlin, entrpouvoir politique et culture, et sur cette étonnante indifférence vis-à-vis des styles qui fait qu'on ne peut parler d'architecture berlinoise. Dans cette ville immense et en constante transformation, coexistent le néoclassicisme de Schinkel, l'expressionnisme de Poelzig et de Mendelsohn, les étonnantes cités industrielles de la fin du XIXe siècle, les logements sociaux de la république de Weimar, les gigantesques quartiers ouvriers de l'Est berlinois, les programmes de reconstruction de l'après-guerre qui ont fait intervenir les plus grands architectes occidentaux et naître une nouvelle génération d'architectes berlinois, et, enfin, les immeubles commerciaux, bâtiments administratifs et ambassades, construits pas les stars de l'architecture internationale, qui surgissent partout dans la nouvelle capitale. Suivant un parcours qui passe par la porte de Brandebourg, devenue le symbole de la ville, le Tiergarten et la rue du 17-Juin, axe triomphal nazi, le Funkturm, la Stalinallee, le palais de la République, ce livre pose la passionnante question de l'identité culturelle du peuple allemand Biographie de l'auteur Werner Szambien, docteur de la Freie Universität de Berlin, directeur de recherches au CNRS, est rattaché au centre André-Chastel, université de Paris-Sorbonne. Spécialiste de l'architecture du Moyen Âge et du XVIIIe au XXe siècle, il est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment Le Musée d'architecture, J. N. L. Durand (1760-1834) et Schinkel
Nombre de pages
172
Date de parution
16/11/2003
Poids
250g
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EAN
9782909283838
Titre
Berlin. Une ville en suspens
Auteur
Szambien Werner
Editeur
NORMA
Largeur
0
Poids
250
Date de parution
20031116
Nombre de pages
172,00 €
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La terminologie esthétique et critique de l'architecture classique est au centre de ce travail ; I'auteur retrace les glissements sémantiques souvent subtils intervenus depuis le XVIe siècle.
Avec cet ouvrage, Jean-Louis Cohen, architecte et historien, et Monique Eleb, psychologue et sociologue, proposent une promenade architecturale dans le Paris intra-muros et sa proche banlieue. Trente-trois bâtiments photographiés par Antonio Martinelli sont visités parmi la multitude de réalisations qui ont marqué le XXe siècle. Ils ont été choisis en fonction de leur contribution au paysage urbain, de leur force esthétique et de leur rôle dans la transformation des modes de vie. Des architectes du début du siècle à qui les découvertes techniques ont permis de se libérer des conventions à la génération actuelle qui a retrouvé une dimension intellectuelle après la crise architecturale des années 1960-1970, on suit dans le Paris d'aujourd'hui les transformations d'identité d'une ville dont le centre dense est enserré dans une agglomération de plus de dix millions d'habitants. Par la succession et la mise en correspondance d'édifices en apparence étrangers les uns aux autres, des ossatures de béton des frères Perret aux prismes transparents de Jean Nouvel, Jean-Louis Cohen et Monique Eleb révèlent combien l'idéal d'une architecture rationnelle et lisible aura marqué l'architecture du siècle. This book takes the form of an architectural promenade devised by the architect and historian Jean-Louis Cohen and the psychologist and sociologist Monique Eleb. Thirty-three buildings in Paris and the inner suburbs are presented with photographs by Antonio Martinelli. Selected from the multitude of buildings which have marked the 20th century, each has been chosen for the contribution it makes to the cityscape, for its aesthetic value and for the role it has played in transforming life-styles. From the technical discoveries which enabled architects to break free from conventions in the early 20th century, to the rediscovery of an intellectual dimension by the present generation of architects in the wake of the architectural crisis of the 1960s and 1970s, this itinerary through today's Paris reveals transformations in the identity of the densely-built capital city at the center of an agglomeration populated by over ten million people. By explaining the connections between a sequence of buildings which look very different from one archer, ran no from the Perret brothers' concrete frames to Jean Nouvel's transparent prisms, Jean-Louis Cohen and Monique Eleb reveal the extent to which the long-established French architectural ideal of rationality and legibility has marked the architecture of the 20th century
« Mon ambition est de me consacrer aux grandes décorations murales, à la fresque, qui m'intéresse plus que tout. [?] Vous voyez que mes ambitions sont vastes ! » Première femme à obtenir le Grand Prix de Rome en peinture en 1925, à seulement 22 ans, Odette Pauvert (1903-1966) est une figure méconnue du XXe siècle, à contre courant des avant-gardes. Après un voyage à Pise où elle découvre les fresques monumentales du Camposanto, elle est durablement inspirée par le Quattrocento italien, notamment par Pisanello, Piero della Francesca ou encore Gozzoli. Née dans une famille de peintres et de miniaturistes, elle revendique un style classique et décoratif, et la tradition de la peinture d'histoire et de la fresque. D'abord élève à l'École des Beaux-Arts de Paris, où elle prend part à l'atelier de Ferdinand Humbert, puis pensionnaire pendant 3 ans à Rome, elle intègre les Ateliers d'art sacré en 1929, et passe l'année 1934 à la Casa Velázquez à Madrid, aux côtés d'Alfred Giess et de René Cottet. Elle participe au Salon des artistes français de 1923 à 1966. Peintre du monumental comme de la miniature, elle participe à de grands chantiers comme l'Église du Saint-Esprit à Paris, qui sera sa commande la plus importante, et se distingue tout particulièrement avec ses autoportraits, sujet singulier pour une femme de cette époque. Une première rétrospective lui est dédiée en 1986 au musée Sainte-Croix de Poitiers.
Barsac Jacques ; Viatte Germain ; Brunhammer Yvonn
Invitée en 1940 par le gouvernement japonais pour orienter la production d'art industriel du pays, Charlotte Perriand découvre une pensée, un mode de vie et une architecture ancestrales, conformes aux préceptes modernistes qu'elle défendait avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret. L'élaboration de son "art d'habiter", qui modifia profondément la manière de vivre des Français dans les années 50, est née des réflexions qu'elle a menées pendant sa mission au Japon. En retour, elle a contribué avec passion, à travers ses interventions dans les ateliers de production, au renouveau de l'artisanat japonais. "De tous les Occidentaux qui ont travaillé au Japon, c'est probablement elle qui a eu la plus grande influence sur le monde du design japonais", a déclaré le grand designer Sôri Yanagi, qui fut son assistant. Ses expositions au Japon, "Sélection, Tradition, Création" (1941) et "Proposition d'une synthèse des arts" (1955), qui eurent un grand retentissement, ses publications et ses études, ses réalisations à Tôkyô, la maison de Jacques Martin (1953), l'agence Air France (1959), ou à Paris, la résidence de l'ambassadeur du Japon (1966-1969), le showroom Shiki Fabric House (1975) et la maison de Thé à l'Unesco (1993) sont autant de témoignages des liens entre cultures occidentale et japonaise et de leur enrichissement réciproque. L'ouvrage, qui révèle la liberté de pensée de cette grande créatrice face aux enjeux d'une période complexe, est d'un enseignement précieux pour les nouvelles générations d'architectes et de designers, mais aussi pour l'homme d'aujourd'hui.