Oeuvres. Tome 4, Opuscules 1, Edition bilingue français-grec ancien
SYNESIOS DE CYRENE
BELLES LETTRES
74,00 €
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EAN :9782251005171
Bien que traitant de thématiques très diverses, les trois traités de Synésios de Cyrène réunis dans le présent volume évoquent tous des rapports qui unissent philosophie et rhétorique. En début et en fin de volume, l'Eloge de la calvitie dont la rédaction remonte certainement à 396 ou 397 après J. -C. et qui relève de la pure sophistique, et le Traité sur les songes, plus tardif, développant des théories héritées du Néoplatonisme sur les rapports entre raison, imagination et sens. Dans la partie centrale, un traité intitulé Dion ou du genre de vie conforme à son modèle et composé en 404 tente d'effectuer la synthèse entre ces deux traditions héritées de l'hellénisme que sont philosophie et rhétorique. Ces trois textes témoignent ainsi de l'évolution intellectuelle du lettré cyrénéen, évolution marquée par le souci constant de défendre la culture grecque classique, et faisant parfois oublier le fait que Synésios était chrétien. L'Eloge de la calvitie rappelle les discours paradoxaux des grands sophistes. Dans cette pièce de rhétorique, Synésios fait preuve d'érudition poétique et effectue de subtils rapprochements historiques. Dans le Dion, l'éloge du grand homme politique et philosophe du premier siècle après J. -C. permet au Cyréenen de défendre les belles lettres et de prôner la philosophie comme genre de vie. Enfin, dans le Traité sur les songes, il expose des théories originales sur l'imagination qu'il définit comme le sens le plus parfait. Le tome IV des oeuvres de Synésios de Syrène dans la Collection des Universités de France comprend le texte grec des trois traités accompagné de la traduction en français de Noël Aujoulat. Le volume comprend une présentation des opuscules du lettré cyrénéen. Enfin, chacun des traités est précédé d'une notice qui en présente les enjeux philosophiques et historiques et où le lecteur trouvera un exposé de la tradition manuscrite des textes.
Nombre de pages
347
Date de parution
25/02/2004
Poids
588g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782251005171
Titre
Oeuvres. Tome 4, Opuscules 1, Edition bilingue français-grec ancien
Auteur
SYNESIOS DE CYRENE
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
125
Poids
588
Date de parution
20040225
Nombre de pages
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Réponse à Dion, et à son Éloge de la chevelure, ce court traité fait partie des joutes rhétoriques auxquelles se livraient les penseurs et les écrivains grecs de l'Antiquité. Les exemples y sont pour la plupart tirés d'Homère, et conduisent tous à cette conclusion plus humoristique que sérieuse: le poil fuit l'intelligence et l'intelligence, pareillement, se tient à distance de la pilosité.
Au Ve siècle av. J.-C., Gorgias avait inauguré un genre littéraire promis à un certain avenir : l'art de défendre les causes impopulaires. L'Eloge de la calvitie de Synésios (né vers 370 à Cyrène, en Lybie) est une réponse à L'Eloge de la chevelure de Dion, joute rhétorique où l'humour et le mordant des répliques prennent le pas sur la profondeur du sujet. Une ironie piquante anime ce livre pas très sérieux écrit par un Grec très sérieux, qu'on allait bientôt faire évêque.
L'hymne est, par excellence, le genre littéraire par lequel s'est opérée la fusion entre christianisme et hellénisme, et d'où paganisme et monothéisme se côtoient. Il revenait à Synésios de Cyrène, ce "chrétien platonisant", de participer à cette synthèse : né dans l'antique colonie grecque de Cyrène aux alentours de 370, il reçoit tout d'abord une culture classique, selon le goût de l'époque, avant de se tourner, sans pour autant renier l'hellénisme et la philosophie, vers le christianisme. A l'heure où le monothéisme commence à supplanter le polythéisme, où Byzance prend le pas sur Rome, Synésios tente de créer un lien entre les deux traditions, notamment par le biais de son action politique, comme l'ambassade à Constantinople. La présente édition regroupe en un volume, les 9 hymnes de Synésios auxquels est ajouté l'hymne 10, sans doute apocryphe. La longue introduction présente la période historique, riche, complexe, et trop peu connue, ainsi que l'auteur. Une notice générale fait le point sur le texte lui-même, le genre de l'hymne et la tradition manuscrite. Chaque hymne est en outre précédé d'une brève notice analysant la composition, la métrique et proposant de judicieuses pistes de lecture. Des notes accompagnent le texte et sont développées, en fin d'ouvrage, par des notes complémentaires. Le livre est encore enrichi par un Index verborum.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Emilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce "grand coeur catholique" , qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot "prophétie" . Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un "théâtre dont la scène est le monde" , épouse en une langue sublime les contours de l'Ecriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l'Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3