Né à Londres en 1837, mort en 1909, Swinburne est initié très tôt aux littératures française et italienne. Il découvre Sade qui le marque profondément. On l'a, d'ailleurs, comparé à un " satyre lâché dans un salon victorien ". Admirateur de Baudelaire et d'Hugo, son ?uvre est essentiellement poétique et théâtrale. Il n'a écrit que deux romans, Les Contre-Feux de l'amour et Lesbia Brandon, inachevé. Eblouissant Swinburne... Il raille la morale victorienne. Il vitupère le mauvais génie du christianisme. Ce magot païen, le front trop large auréolé de ces cheveux roux qu'adorent ses amis les peintres préraphaélites, est un jour sauvé de la noyade par Maupassant... En pleine gloire, soudain le génie prend le parti de se claquemurer dans une bicoque "hideuse", comme un rat dans un trou de mur. Il y restera trente ans, y étouffant peu à peu, avec l'aide d'un geôlier bien-aimé, le Mr Hyde qui hante ses romans. En 1877, il se décide à publier un roman épistolaire qu'il a dans ses tiroirs depuis quinze ans, Les Contre-Feux de l'amour. L'impeccable traduction d'Odile de Lalain nous laisse déguster un chaud-froid de méchanceté. La figure de Lady Midhurst manipule les âmes pâles ou tourmentées de sa famille avec toute l'autorité que confère l'amour de détruire ou d'empêcher. La préface ajoutée en 1905 par Swinburne révèle d'autres feux sous ces parquets glacés.
Nombre de pages
222
Date de parution
05/12/2003
Poids
187g
Largeur
116mm
Plus d'informations
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EAN
9782729114954
Titre
Les contre-feux de l'amour
Auteur
Swinburne Algernon Charles
Editeur
DIFFERENCE
Largeur
116
Poids
187
Date de parution
20031205
Nombre de pages
222,00 €
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Résumé : Nous sommes plongés au cour d'un huis clos où couvent la passion incestueuse d'un frère pour sa soeur et une relation ambiguë, violente, entre un précepteur et son élève. C'est le grand mystère de la connaissance par la douleur que Swinburne aborde ici dans un style visionnaire.
C'est à un scandale que Swinburne doit sa réputation : celui de la publication en 1866 de Poèmes et Ballades, dont les censeurs victoriens se plurent à exagérer, et partant à dénoncer, le paganisme, les excès blasphématoires et les débordements érotico-pervers : "la critique se fâcha", remarqua Maupassant, "la critique anglaise, étroite, haineuse dans sa pudeur de vieille méthodiste qui veut des jupes à la nudité des images et des vers, comme on en pourrait vouloir aux jambes de bois des chaises". A cette date, cependant, Swinburne était un poète déjà célèbre ? Atalante à Calydon avait connu un grand succès l'année précédente ?, mais l'esprit et la lettre de Poèmes et Ballades devaient, jusqu'à la fin de sa carrière poétique et même au-delà, associer le nom de Swinburne au décadentisme esthétique et chatoyant en vogue dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle. Pascal Aquien
Deux joyaux de parodies en français (Swinburne maniait cette langue à la perfection), le premier, un drame à la manière de Victor Hugo, le second, un récit à la façon des romans frénétiques de Pétrus Borel: les clichés d'un style rhétorique forcé jusqu'à l'exaspération et la déformation fantastique de l'histoire anglaise telle que la présentaient les romans de Paul Féval et consorts, se combinent dans des chefs-d'?uvre d'un grotesque insupportable, avec la reine Victoria vue comme une Lucrèce Borgia et le prince consort comme un personnage d'Eugène Sue. Swinburne avait coutume de lire ces parodies à ses amis qui s'en délectaient, et cela soulage de penser que tous les victoriens n'étaient pas si conformistes qu'on a l'habitude de le croire.
Rabindranath Thakur dit Tagore (1861-1941). Né à Calcutta dans une famille de lettrés opposés au système des castes, Tagore devient célèbre à seize ans en rédigeant une oeuvre qu'il fait passer pour celle d'un poète indien du XVIIe siècle. Il écrit aussi la première nouvelle en langue bengalie. Après des études de droit en Angleterre, il revient au Bengale en 1880. Infatigable voyageur, engagé en faveur de l'indépendance de l'Inde et d'un changement de la condition des femmes, il reçoit en 1913 le prix Nobel de Littérature qui assoit durablement son oeuvre parmi les plus importantes de la littérature mondiale. Ayant touché à tous les genres (poésie, romans, théâtre, musique et même peinture) c'est néanmoins sa poésie qui fit l'admiration de André Gide, Maurice Maeterlinck, Pierre Jean Jouve, Henri Bergson, Thomas Mann, Bernard Shaw et de beaucoup d'autres. La poésie est la première parole. Mythes, épopées, oracles, voix des mystères et des mystiques, puis de l'amour, de l'indignation, de la révolte, de l'espoir ou de l'humour, de la vie quotidienne et de la solitude. Introuvables ou retraduites, classiques ou contemporaines, familières ou méconnues, ce sont ces voix innombrables que la collection Orphée souhaite faire entendre parce que plus que jamais elles sont nôtres.
Un jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n'avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l'adolescence. Qu'a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s'est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n'était pas pire qu'un autre. Elle était une mère aimante. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L'attentat monstrueux qu'il a commis rend même sa douleur irrecevable. Écrivain engagé, Tom Lanoye prend la plume dans les journaux de son pays, milite pour les droits des homosexuels, s'insurge contre les Flamands qui veulent diviser la Belgique et reste abasourdi devant le fait que plus de 3.000 jeunes gens de nationalité belge aient basculé dans l'intégrisme militant et soient partis en Syrie. (Le pourcentage le plus élevé en Europe) Commandée pour commémorer la toute première attaque au gaz de combat menée par les Allemands en 1915 à Tielt, ville de Flandre occidentale, cette pièce a été jouée au Théâtre Malpertuis de Tielt en avril 2015, un siècle plus tard.