Deux joyaux de parodies en français (Swinburne maniait cette langue à la perfection), le premier, un drame à la manière de Victor Hugo, le second, un récit à la façon des romans frénétiques de Pétrus Borel: les clichés d'un style rhétorique forcé jusqu'à l'exaspération et la déformation fantastique de l'histoire anglaise telle que la présentaient les romans de Paul Féval et consorts, se combinent dans des chefs-d'?uvre d'un grotesque insupportable, avec la reine Victoria vue comme une Lucrèce Borgia et le prince consort comme un personnage d'Eugène Sue. Swinburne avait coutume de lire ces parodies à ses amis qui s'en délectaient, et cela soulage de penser que tous les victoriens n'étaient pas si conformistes qu'on a l'habitude de le croire.
Nombre de pages
127
Date de parution
22/11/2007
Poids
119g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782841421749
Titre
La Fille du policeman
Auteur
Swinburne Algernon Charles ; Lafourcade Georges
Editeur
OMBRES
Largeur
120
Poids
119
Date de parution
20071122
Nombre de pages
127,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Nous sommes plongés au cour d'un huis clos où couvent la passion incestueuse d'un frère pour sa soeur et une relation ambiguë, violente, entre un précepteur et son élève. C'est le grand mystère de la connaissance par la douleur que Swinburne aborde ici dans un style visionnaire.
C'est à un scandale que Swinburne doit sa réputation : celui de la publication en 1866 de Poèmes et Ballades, dont les censeurs victoriens se plurent à exagérer, et partant à dénoncer, le paganisme, les excès blasphématoires et les débordements érotico-pervers : "la critique se fâcha", remarqua Maupassant, "la critique anglaise, étroite, haineuse dans sa pudeur de vieille méthodiste qui veut des jupes à la nudité des images et des vers, comme on en pourrait vouloir aux jambes de bois des chaises". A cette date, cependant, Swinburne était un poète déjà célèbre ? Atalante à Calydon avait connu un grand succès l'année précédente ?, mais l'esprit et la lettre de Poèmes et Ballades devaient, jusqu'à la fin de sa carrière poétique et même au-delà, associer le nom de Swinburne au décadentisme esthétique et chatoyant en vogue dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle. Pascal Aquien
Ex membre de la police tchèque, en exil à Londres depuis 1938, le Dr Jan Czissar à l'habitude de fourrer son nez dans des affaires criminelles qui ne le regardent pas et " empoisonne " ainsi l'existence du commissaire adjoint Mercer de Scotland Yard. Il faut admettre que ses interventions intempestives sont généralement parfaitement justifiées. Publiées dans une revue anglaise en Juillet et Août 1940, reprises après la guerre dans des versions amputées d'un tiers par Ellery Queen's Mystery Magazine, puis dans son édition française, Mystère Magazine, les six histoires qui constituent les Instrusions du Dr Czissar ont été réunies par Eric Ambler dans son dernier livre paru en 1993 et sont données ici pour la première fois dans des traductions intégrales.
Gaskell Elizabeth ; Darmont F. ; Lecellier Dominiq
Aux côtés de Jane Austen, des soeurs Brontë, de Charles Dickens et de George Eliot, Elizabeth Gaskell (1810-1865) occupe dans le roman anglais du XIX' siècle une place importante que la critique récente a largement consolidée. Portrait discrètement ironique d'une grande dame de la noblesse terrienne, Lady Ludlow fait partie de ses courts romans, comme Cranford ou Ma cousine Phillis, où l'originalité de son talent donne sa pleine mesure.