Giovanni Sanfilippo vit dans la banlieue industrielle de Liège où son père travaille comme ouvrier mineur. La nostalgie de Palerme et de la Sicile ne cesse de l'habiter, mais il quitte Liège pour Paris où il fréquente les hussards dès les années 60. Il s'installe dans le quartier des Halles qui lui rappelle par son animation et ses bruits le vieux Palerme. Il s'occupe activement de son frère Lorenzo qui s'est fait moine à Clervaux avant de quitter le monastère suite à la réforme liturgique. Il finit par épouser la fille d'un chef en fuite de Cosa nostra et rejoint Palerme en 1971. Giovanni y devient avocat avant de s'abîmer dans "? l'ombre des choses qui révèle davantage leur nature que les choses elles-mêmes ? ", profession de foi littéraire et philosophique qui accompagne l'entrée progressive de Julien dans Cosa nostra dont il deviendra un des parrains. La prose à la fois sèche et lyrique, ironique et élégante de René Swennen anime ce tourbillon d'évènements et de passions dans un style stendhalien qui n'est pas sans rappeler Le Guépard .
Nombre de pages
196
Date de parution
15/08/2012
Poids
245g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782874891564
Titre
Ombre de palerme (l')
Auteur
Swennen René
Editeur
WEYRICH
Largeur
125
Poids
245
Date de parution
20120815
Nombre de pages
196,00 €
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Il est à peu près sûr que le saint suaire de Turin est un faux qui date environ du milieu du XIVè siècle et il ne fait guère de doute que ce linge a véritablement contenu le corps d'un crucifié. Le roman du linceul part de cette double probabilité et constitue, d'une manière violente et mouvementée, le récit de la fabrication de la relique. Ce roman donne du XIVè siècle une image saisissante. Il mêle les passions brutales à l'humanisme naissant, la guerre à la religion, le mysticisme à la peste et à la mort. Le lecteur est porté vers celle-ci de chapitre en chapitre jusqu'à l'éclat final. Le ton simple et rapide emprunté aux chroniques médiévales renforce encore l'intense dramatisation du propos.
Il est à peu près sûr que le saint suaire de Turin est un faux qui date environ du milieu du XIV ? siècle et il ne fait guère de doute que ce linge a véritablement contenu le corps d'un crucifié. Le roman du linceul part de cette double probabilité et constitue, d'une manière violente et mouvementée, le récit de la fabrication de la relique. Ce roman donne du XIV ? siècle une image saisissante. Il mêle les passions brutales à l'humanisme naissant, la guerre à la religion, le mysticisme à la peste et à la mort. Le lecteur est porté vers celle-ci de chapitre en chapitre jusqu'à l'éclat final. Le ton simple et rapide emprunté aux chroniques médiévales renforce encore l'intense dramatisation du propos.
Au XIXe siècle, on appelait "Nouvelle Athènes" l'actuel quartier Saint-Georges. Ce fut également l'enseigne d'une brasserie de la place Pigalle où les impressionnistes prirent l'habitude de se réunir après 1870. La Nouvelle Athènes, c'est aussi un grand roman d'apprentissage : celui de Julien Théroigne, qui a dix-huit ans en 1869, dont la sensibilité n'a d'égale que sa passion des "beaux-arts". Il connaîtra les brûlures et les désillusions de la pauvreté, de l'exil, de l'amour, et l'horreur devant une société qui n'a plus rien à voir avec les temps héroïques de la Révolution et de l'Empire où avait commencé, en fanfare, la saga familiale ! Merveilleux tableau d'une époque charnière (les années 1869-1874) bouleversée par la chute de l'Empire, les tourments de la Commune, les débuts tumultueux de l'impressionnisme et la naissance historique de la "modernité", La Nouvelle Athènes se lit aussi pour savourer le style d'un écrivain rare.
Franz, Abel et Charles von Slapater, personnages du XIXe siècle jetés, de force, dans le XXe, croient encore en certaines valeurs morales que la barbarie et la modernité s'apprêtent à balayer. Avec Franz qui par nostalgie a choisi la carrière des armes, nous assistons à la montée du nazisme et à son tragique épanouissement. Avec Abel, que le goût de la tradition a conduit dans les ordres, c'est le bouleversement jeté dans les âmes par le concile Vatican II qui est analysé. Charles, avocat comme l'auteur, échappe à ces tourments existentiels dans la vie de famille. Mais elle se révèle n'être pas dépourvue de désillusions ni de drames.La prose à la fois sèche et lyrique, ironique et élégante de René Swennen - dont on n'a pas oublié Palais-Royal et La Nouvelle Athènes - anime ce tourbillon d'événements et de passions qui est celui de notre époque.