A l'ombre de Berlusconi. Les médias, l'imaginaire et les catastrophes de la modernité
Susca Vincenzo ; Abruzzese Alberto ; Ferrarotti Fr
L'HARMATTAN
21,50 €
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EAN :9782747598675
Onze ans ont passé depuis la scandaleuse arrivée de Silvio Berlusconi dans la politique italienne. Mais en y regardant de plus près, on s'aperçoit que l'ombre du Cavaliere a accompagné l'histoire de la démocratie italienne au cours des vingt-cinq dernières années. Son succès témoigne de la compréhension tardive, par les classes politiques et intellectuelles, de ce qu'est la culture de masse et de ce qui se cache derrière. Berlusconi a gagné parce qu'il a su incarner momentanément les désirs du peuple, des consommateurs et des téléspectateurs, communément considérés comme des barbares par l'intelligentsia. Berlusconi marque le passage fatal de la politique-spectacle à la politisation du spectacle, des médias comme objet aux médias comme sujet du pouvoir. Ce livre est une tentative d'interprétation de ce phénomène politique à la lumière de la sociologie de l'imaginaire. Sa trame amène le lecteur à réfléchir aux conséquences politiques de la postmodernité et à comprendre leur lien avec les élaborations de l'imaginaire collectif. Dans ce cadre, Berlusconi ne représente qu'une forme transitoire et éphémère d'une politique qui, avec l'avènement de la culture digitale promet de se transformer en des formes inédites.
Nombre de pages
206
Date de parution
15/02/2006
Poids
320g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782747598675
Titre
A l'ombre de Berlusconi. Les médias, l'imaginaire et les catastrophes de la modernité
ISBN
2747598675
Auteur
Susca Vincenzo ; Abruzzese Alberto ; Ferrarotti Fr
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
320
Date de parution
20060215
Nombre de pages
206,00 €
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Avec l'émergence des métropoles, des médias modernes et de la société de masse, il s'est mis en marche un processus d'esthétisation de l'existence qui a peu à peu transformé le corps social en protagoniste de l'histoire. En action dans le kitsch, l'art nouveau et l'industrie du spectacle ; radicalisé à travers l'expérience des avant-gardes artistiques du vingtième siècle et les performances des contre-cultures ; accéléré, édulcoré et nourri par la télévision et la culture pop, il semble arrivé aujourd'hui à la maturité en deçà et au-delà de l'art. Le voici s'épanouir dans des scènes urbaines chargées d'émotion et dans la socialité numérique, partout où la vie quotidienne est devenue le coeur même de la culture, à la fois fétiche et instrument de la production, art et marchandise, sujet politique et objet de consommation. Ainsi, au moment même où nous assistons à l'émancipation tant souhaitée du public, nous constatons également sa définitive et volontaire aliénation.
Résumé : Les cultures numériques se présentent, pour le meilleur et pour le pire, comme l'achèvement et le dépassement des avant-gardes artistiques du XXe siècle. L'effervescence de leurs connexions esquisse inconsciemment de nouvelles manières d'être-là et d'habiter le monde. De quel monde s'agit-il ? Quelle place y joue l'être humain ? Que devient le public de jadis à l'époque de la reproductibilité numérique de l'oeuvre d'art ? Réseaux sociaux, smartphones, tablettes, Wifi, wearable technologies, biotechnologies, socialités en ligne, prolifération d'identités et de communautés électroniques, Internet des objets : les médias sont de moins en moins des mondes séparés et immatériels par rapport à la vie quotidienne, en devenant plutôt, à bien y voir, le monde que l'on habite ? sa matrice, son rêve, sa dernière incarnation. Les liens naissant de ce paysage ne reposent plus sur un contrat rationnel et abstrait, mais sur une série de pactes dans lesquels l'émotion, l'onirique et les affects apparaissent comme les nouveaux aimants de l'être-ensemble. Facebook, WhatsApp, Instagram, Periscope, Snapchat et autres plateformes cristallisent alors autant d'affinités connectives pour lesquelles l'érotisme et la mort sont les deux polarités d'une même condition, d'un vitalisme exubérant mû à la fois par un éloge de l'éphémère et par un sentiment tragique de l'existence.
Susca Vincenzo ; Salmon Christian ; Bruzziches Ari
Le succès de Dexter ou d'Avatar, l'engouement pour Facebook, la diffusion massive des sitescomme YouPorn, les performances spectaculaires des télépopulistes, la ferveur populaire soulevéepar Barack Obama? Le paysage médiatique du début du XXIe siècle est protéiforme et mondialisé.Cet essai en étudie les arcanes. La culture contemporaine est profondément ludique, en témoigne l'effervescence joyeuse qui anime la nouvelle culture électronique. Pourtant, dans ce carnaval diffus, imprégné d'excès, se manifeste un esprit grotesque et un sentiment tragique qui renvoient à l'acceptation et à l'intégration de la mort dans la vie, de la douleur dans la jouissance, de l'ombre dans la lumière. L'hédonisme s'accompagne de souffrances lancinantes. Vincenzo Susca scrute les manifestations de cette joie tragique qui constitue la lame de fond de notre culture mondialisée, une tension qui traverse et façonne les formes élémentaires de la vie électronique.
Résumé : En décryptant l'imaginaire d'aujourd'hui, en déchiffrant les dimensions esthétiques, sociales et techniques de la culture contemporaine, en dévoilant toute l'irrésistible épaisseur de l'éphémère, c'est à l'univers global qu'initie ce livre déjà culte à travers toute l'Europe. Un guide, un vade-mecum, une célébration.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.