Servir le roi. Vie et mort des maréchaux de France au XVIIIe siècle
Surreaux Simon
VENDEMIAIRE
22,45 €
Épuisé
EAN :9782363582843
Dans la France des Lumières, être maréchal, c'est avoir reçu la dignité la plus importante de la hiérarchie militaire. Grands officiers de la Couronne, appartenant à l'ordre nobiliaire, les maréchaux sont des hommes de guerre qui doivent tenir leur rang, en temps de paix comme sur le champ de bataille. Cette obligation se manifeste par un train de vie spécifique : importante domesticité, religiosité démonstrative, dépenses somptuaires destinées à affirmer la puissance du lignage et à exprimer sa supériorité sociale. Autant de comportements et de préoccupations témoignant d'une réelle conscience de classe. En dépassant l'histoire glorieuse pour se concentrer sur l'intime et le domaine du privé, cette étude permet d'entrer dans l'intimité des membres de cette élite, de comprendre la réalité de leur quotidien et de mieux cerner leurs mentalités. Pour la première fois, les moeurs et les représentations de cet univers nobiliaire sont analysées de l'intérieur, grâce à des archives jusqu'alors inexplorées.
Nombre de pages
220
Date de parution
24/08/2017
Poids
252g
Largeur
146mm
Plus d'informations
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EAN
9782363582843
Titre
Servir le roi. Vie et mort des maréchaux de France au XVIIIe siècle
Auteur
Surreaux Simon
Editeur
VENDEMIAIRE
Largeur
146
Poids
252
Date de parution
20170824
Nombre de pages
220,00 €
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Vauban, dont il suffit de prononcer le nom". Alors qu'ils utilisent plusieurs lignes pour présenter les sept autres grands-croix originels, en mai 1693, du nouvel ordre royal et militaire de Saint-Louis, c'est par cette expression liminaire et incantatoire qu'Alexandre Mazas et Théodore Anne présentent Vauban dans leur histoire de cet ordre au milieu du XlXe siècle. Un nom ayant valeur de talisman national, 150 ans, alors, après sa mort. La figure de Vauban a été utilisée a posteriori comme celle d'un avant-gardiste proto-révolutionnaire, du modèle du serviteur et du défenseur de l'Etat. Mais fut-ce le cas et en avait-il conscience lui-même ? Cette biographie se veut une histoire sous forme de tableaux reconstituant et racontant la formation, le caractère, la personnalité, les actions et les récompenses de Vauban, qui, replacés dans leur époque, souhaitent faire comprendre en quoi il fut une figure sollicitée et respectée dès son vivant et dont la mémoire s'est perpétuée plus de trois cents ans après sa mort.
Dans la société d'Ancien Régime, les maréchaux de France avaient pour fonction la conduite des armées du Roi. Au XVIIIe siècle, la plupart des quatre-vingts officiers généraux distingués parle maréchalat le furent à un âge avancé. Cette thèse montre dans une première partie l'évolution d'une dignité accordée à l'origine pour commander à la guerre vers une faveur décernée en période de paix. Les parties suivantes sont consacrées à la place de cette élite dans la société. Par l'étude des alliances matrimoniales, il s'agit de comprendre dans quelle mesure l'endogamie ou l'exogamie nobiliaires s'inscrivirent dans une stratégie de préservation patrimoniale et d'enrichissement. Les actes notariés contribuent à étudier l'assise de leur fortune. Le patrimoine, les dettes ainsi que les revenus informent sur les mouvements de cette fortune, indiquant qu'il s'agissait d'un groupe économiquement dynamique et cantonné aux formes traditionnelles de placements. On peut ainsi déterminer la place des maréchaux dans la ville au travers de leur quotidien, dans leurs demeures et par la gestion de leur fortune. La dernière partie s'interroge sur la culture de cette élite militaire. Une analyse systématique des testaments informe sur leurs attitudes devant la mort. Les curiosités intérieures de cette élite militaire renseignent sur les comportements de collectionneur de certains maréchaux. La place des maréchaux dans la vie sociale du temps, dans les académies parisiennes ou provinciales, dans les loges maçonniques et certains salons, achève cette réflexion.
C'est l'époque où la duchesse de Berry invente les bains de mer, Charles Bourseul le téléphone, Aristide Boucicaut les grands magasins, où les premières lignes de chemin de fer relient la gare Saint-Lazare à Saint-Germain, celles du métro la Porte Maillot à Vincennes, où un jeune ingénieur esquisse la silhouette de la tour Eiffel, où le baron Haussmann métamorphose Paris, où l'avenue de l'Opéra s'illumine à l'électricité. L'époque où Alice Guy tourne le premier court-métrage de fiction, où Paul Durand-Ruel expose les impressionnistes, où la comtesse de Ségur publie ses récits pour enfants, où le couturier Worth habille la duchesse de Guermantes. Celle, aussi, du premier krach boursier, des méfaits du chômage, des grèves réprimées dans le sang et de la rédaction du Capital... Un siècle entier, le XIXe, où l'on crut, avant la catastrophe de 1914, que le progrès n'avait pas de limites, qu'il assurerait le bien-être des hommes, que le monde serait toujours meilleur. Un siècle d'effervescence et de magie, fondateur de notre modernité. A travers une série en trente épisodes retraçant le surgissement de ces avancées révolutionnaires, qui ont dessiné l'univers dans lequel nous vivons, sont mises en scène autant d'histoires vécues qui font écho à nos joies et à nos peurs d'aujourd'hui.
Résumé : Je suis une vagabonde prédestinée. Je n'ai pas de village natal. Quand elle écrit Vagabonde, Fumiko Hayashi est âgée d'à peine 25 ans. Le succès phénoménal de ce journal romancé, qui fait l'objet d'un véritable culte dès l'année de sa parution, la rend instantanément célèbre. Femme libre dans le Japon des années 1920, elle raconte sans fard son quotidien de misère et d'errance. Issue d'une famille pauvre de marchands ambulants, partie très jeune tenter sa chance seule à Tôkyô, elle est tour à tour vendeuse de rue, ouvrière dans une fabrique de jouets, serveuse, entraîneuse. Elle publie en revue ses premières nouvelles et ses premiers poèmes, tout en côtoyant ce qu'elle appelle le "? monde de la nuit ? " : la faune des bars, les prostituées, les peintres, les anarchistes... Dans un style imagé aux fulgurances poétiques, elle propose le tableau d'une génération et décrit, à travers un autoportrait saisissant, l'entrée du Japon dans la modernité. Cette première publication d'une écrivaine majeur n'avait jamais encore été traduite en langue française. Fumiko Hayashi fut sans doute l'une des romancières japonaises les plus populaires de la première moitié du XXe siècle. Elle a notamment écrit Les Yeux bruns (Rocher, 2007) et Nuages flottants (Rocher, 2005 ; Picquier, 2012). La plupart de ses oeuvres ont été adaptées au cinéma par le grand réalisateur Mikio Naruse.
Résumé : Lords et ladies guindés ou excentriques devisant autour du thé dans la verdoyante campagne de leur cottage, ouvriers et assistantes sociales en butte aux difficultés économiques dans la grisaille londonienne, espions flegmatiques, films d'horreur gothiques, comédies sentimentales ou absurdes, mélodrames poignants, flamboyantes reconstitutions historiques shakespeariennes, austeniennes ou dickensiennes, films noirs où les truands battent le pavé de Newcastle... Le cinéma britannique, dans son époustouflante diversité, a toujours été plébiscité par le public français. Il manquait pourtant un ouvrage qui permette d'en saisir l'unité. Pour la première fois, à travers notamment ses plus grands cinéastes (Alfred Hitchcock, David Lean, Mike Leigh, Ken Loach, Lynne Ramsay...) ou interprètes (Sean Connery, Maggie Smith, Tilda Swinton, Emma Thompson...), des classiques (Les Chaussons rouges, Le Troisième Homme, The Servant, Excalibur...) à la période contemporaine (The Queen, Fish Tank, la saga Harry Potter...), ce dictionnaire vient combler une lacune éditoriale et couvre, en près de 1 000 entrées, toute l'histoire et la créativité d'une cinématographie au charme inimitable. Jean-François Baillon est professeur en études britanniques et études cinématographiques et audiovisuelles à l'université Bordeaux Montaigne. N. T. Binh est critique à la revue Positif (sous la plume de Yann Tobin) et ancien maître de conférences en cinéma à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Résumé : Une ancre noire sur l'épaule d'un marin, des bras ornés d'un épervier chez un soldat de l'antique Carthage, une fleur de lys appliquée au fer rouge flétrissant un repris de justice, des scarifications rituelles striant les joues d'enfants tchadiens, le visage du président Poincaré sur le torse d'un Poilu, des formules sacrées gravées sur le dos des adeptes du bouddhisme, des têtes de mort tatouées chez les Hells Angels ou des épingles piquées à même la chair pour les punks... Du fond des grottes paléolithiques aux studios de tatouage new-yorkais du XXIe siècle, des îles Marquises au Japon en passant par les pays d'Afrique centrale, la marque corporelle est depuis l'aube des temps l'un des principaux modes d'expression de l'humanité... Pourtant, mal perçue jusqu'à une période récente dans le monde occidental, elle exige un engagement absolu : souvent douloureuse, parfois risquée, elle exclut en général tout retour en arrière. Alors, pourquoi se tatoue-t-on ? Pourquoi se marque-t-on, se perce t-on, se scarifie-t-on ? C'est à ces questions, au moment où le tatouage connaît un succès sans précédent, que Maryan Guisy s'attache à répondre en déchiffrant le sens profond d'un comportement aussi universel qu'énigmatique.