Les vieux démons ont disparu. Le livre d'Ezra Suleiman, universitaire américain spécialiste de la France, nous aidera à laisser nos complexes au vestiaire et à apprécier nos réussites à leur juste valeur. Non, la France n'est pas une " société bloquée ". Oui, le " mal français " si souvent dénoncé relève plus du mythe littéraire que de la réalité. La France est depuis longtemps déjà la quatrième puissance économique du monde. Elle possède depuis 1958 des institutions stables et légitimes. Tout cela a été rendu possible grâce à un certain nombre de transformations, de mutations, d'autant plus importantes qu'elles se sont faites le plus souvent - sous l'égide de l'Etat - sans heurts ni crises. Les problèmes politiques et économiques auxquels le pays est confronté depuis quelques années sont moins la preuve que la France est incapable de changer que le signe que son indéniable modernisation peut aussi produire des effets négatifs et qu'elle a été, par certains côtés, trop profonde ou trop rapide. La meilleure preuve aujourd'hui, sans doute, se trouve dans le décalage entre le politique et l'institutionnel, l'économique et le social. La démocratie française est confrontée à une crise de croissance qu'elle se doit d'affronter, pour le meilleur ou pour le pire...
Nombre de pages
384
Date de parution
15/09/1995
Poids
365g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782020218412
Titre
Les ressorts cachés de la réussite française
ISBN
2020218410
Auteur
Suleiman Ezra
Editeur
SEUIL
Largeur
140
Poids
365
Date de parution
19950915
Nombre de pages
384,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Suleiman Ezra ; Guglielmina Pierre ; Demarty Pierr
Résumé : Imaginez un extraterrestre - ou tout simplement un étranger - qui débarquerait dans notre beau pays; peut-être ferait-il aussitôt demi-tour, atterré par ce qu'il voit... Ou peut-être s'attarderait-il un instant. C'est ce qu'a fait Ezra Suleiman, lui qui depuis trente ans observe, avec un talent critique qui n'a d'égal que son amour de la France, cette société pétrie de contradictions: cette nation schizophrène. Car c'est un drôle de pays, décidément, que cette France qui prétend à l'universel mais n'a que son "exception" à la bouche; qui promeut l'égalitarisme mais ne cesse de privilégier sa toute-puissante "élite"; qui ne jure que par le sacro-saint "modèle républicain" mais se laisse gouverner par des monarques et leurs cours; qui s'enorgueillit de sa culture mais la sabote en négligeant ses écoles. Entre déclinisme ambiant et sursauts d'orgueil, entre culte des principes et trahison des clercs, entre discours et réalités, quel est donc, aujourd'hui, le vrai visage de la France? Il fallait un regard extérieur, sans concessions mais ironique, pour répondre à ces questions et décrypter les codes d'un pays qui ne se comprend plus lui-même.
Quand j'écrivais Tombe en 1970 je voulais relever une tombe, et relever d'une mort vénéneuse. Je voulais désenfouir un secret et je l'enfouissais sous un texte. Je travaillais sans arrêt, je fouissais, Tombe faisait un travail de taupe. Curieusement l'écureuil, dans certains cas, fait aussi un travail de taupe. Ainsi l'Ecureuil de Tombe, citoyen américain par ailleurs, (j'en parlerai plus bas) est à moitié souterrien. Tombe voulait sortir vivant quand même d'un séjour aux Enfers et ne trouvait pas la sortie. La porte d'entrée refuse la sortie. Il faut trouver une autre porte. Tombe avait dû commencer à se frayer un texte sous le texte dès 1964 aux USA. Je voyais bien les textes se bosseler devant mes pages. Jusqu'au jour où il y eut une déchirure dans mes vies par où Tombe put lever. Mais seulement ce Tombe ou cette tombe. Ce n'est pas cela. Je voulais écrire un livre, ma langue a fourché, Tombe est né de cette fourche. Né fourchu. Double. Avec la mort en tiers. Tombe appartient dans mon ?uvre en général à l'espèce des Livres qui se sauvent, dès que je cherche à écrire ce livre, il détale devant moi. C'est peut-être moi qui fuis. Entre nous il y a fuite. Tombe pressent, préécrit le livre qui le hante, sans le savoir. Veille. Attend. Sans que je sache. Attend trente ans. En 2001 la scène de Tombe s'ouvre sur Manhattan, Lettres de la Préhistoire. Les Enfers ont longtemps voyagé.
Résumé : La critique empiriste des prétentions universelles de la pensée humaine est-elle réellement fondée ? On sait que c'est le problème de Kant. Mais Quentin Meillassoux montre avec une force étonnante qu'une autre compréhension de cette critique, restée en quelque sorte dissimulée, bien que plus "naturelle", aboutit à un partage des ambitions de la pensée très différent de celui proposé par Kant. Il établit en effet qu'une seule chose est absolument nécessaire : que les lois de la nature soient contingentes. Ce noeud entièrement nouveau entre les modalités contraires installe la pensée dans un tout autre rapport à l'expérience du monde, un rapport qui défait simultanément les prétentions "nécessitantes" de la métaphysique classique, et le partage "critique" entre l'empirique et le transcendantal. Cette remarquable "critique de la Critique" est ici introduite sans fioritures, coupant vers l'essentiel dans un style particulièrement clair et démonstratif. Elle autorise à nouveau que le destin de la pensée soit l'Absolu, et non la "finitude" dans laquelle nous nous complaisons en laissant la morale, ou le "retour du religieux", servir de fictif supplément d'âme. Quentin Meillassoux est né à Paris, en 1967. Il enseigne la philosophie à l'Ecole normale supérieure (Ulm), et a également publié Le Nombre et la Sirène. Un déchiffrage du Coup de dés de Mallarmé (Fayard, 2011).