Suleiman Ezra ; Guglielmina Pierre ; Demarty Pierr
GRASSET
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EAN :9782246705017
Imaginez un extraterrestre - ou tout simplement un étranger - qui débarquerait dans notre beau pays; peut-être ferait-il aussitôt demi-tour, atterré par ce qu'il voit... Ou peut-être s'attarderait-il un instant. C'est ce qu'a fait Ezra Suleiman, lui qui depuis trente ans observe, avec un talent critique qui n'a d'égal que son amour de la France, cette société pétrie de contradictions: cette nation schizophrène. Car c'est un drôle de pays, décidément, que cette France qui prétend à l'universel mais n'a que son "exception" à la bouche; qui promeut l'égalitarisme mais ne cesse de privilégier sa toute-puissante "élite"; qui ne jure que par le sacro-saint "modèle républicain" mais se laisse gouverner par des monarques et leurs cours; qui s'enorgueillit de sa culture mais la sabote en négligeant ses écoles. Entre déclinisme ambiant et sursauts d'orgueil, entre culte des principes et trahison des clercs, entre discours et réalités, quel est donc, aujourd'hui, le vrai visage de la France? Il fallait un regard extérieur, sans concessions mais ironique, pour répondre à ces questions et décrypter les codes d'un pays qui ne se comprend plus lui-même.
Nombre de pages
308
Date de parution
08/10/2008
Poids
325g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782246705017
Titre
Schizophrénies françaises
Auteur
Suleiman Ezra ; Guglielmina Pierre ; Demarty Pierr
Editeur
GRASSET
Largeur
130
Poids
325
Date de parution
20081008
Nombre de pages
308,00 €
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Les vieux démons ont disparu. Le livre d'Ezra Suleiman, universitaire américain spécialiste de la France, nous aidera à laisser nos complexes au vestiaire et à apprécier nos réussites à leur juste valeur. Non, la France n'est pas une " société bloquée ". Oui, le " mal français " si souvent dénoncé relève plus du mythe littéraire que de la réalité. La France est depuis longtemps déjà la quatrième puissance économique du monde. Elle possède depuis 1958 des institutions stables et légitimes. Tout cela a été rendu possible grâce à un certain nombre de transformations, de mutations, d'autant plus importantes qu'elles se sont faites le plus souvent - sous l'égide de l'Etat - sans heurts ni crises. Les problèmes politiques et économiques auxquels le pays est confronté depuis quelques années sont moins la preuve que la France est incapable de changer que le signe que son indéniable modernisation peut aussi produire des effets négatifs et qu'elle a été, par certains côtés, trop profonde ou trop rapide. La meilleure preuve aujourd'hui, sans doute, se trouve dans le décalage entre le politique et l'institutionnel, l'économique et le social. La démocratie française est confrontée à une crise de croissance qu'elle se doit d'affronter, pour le meilleur ou pour le pire...
Betty, résistante, a vingt et un ans lorsqu'elle est arrêtée à Bruges, en mars 1942, pour avoir dissimulé un poste émetteur clandestin. Elle est déportée au camp de Ravensbrück puis de Mauthausen. Joseph, juif et résistant, est arrêté quelques mois plus tard, Gare du Midi à Bruxelles, et déporté à Auschwitz-Birkenau. C'est après leur libération, à bord d'un train de la Croix-Rouge, que Betty et Joseph se rencontrent. Cinq enfants grandissent dans l'ombre de ce couple singulier, beau et meurtri. Cinq enfants pour reconstruire une famille décimée, celle de Joseph, dont le père et les quatre frères et soeurs ont été assassinés dans les camps. Petite, Myriam Spira écoutait ses parents raconter : la faim, le froid, les souffrances, la douleur des expériences médicales. Mais aussi leur combat pour la vie, l'espoir de retrouver une existence normale. Cet héritage douloureux imprègne l'âme des enfants qui connaîtront le mal-être existentiel, et la difficulté à devenir parents à leur tour. Autant de symptômes d'une transmission souvent indicible. Myriam Spira nous offre le récit rare d'une " deuxième génération ", l'histoire de sa vie déportée dans les souvenirs de ses parents, mais aussi de sa reconstruction : à quarante-six ans, grâce à une volonté féroce, elle obtient sa licence de pilote privé et part seule survoler les camps, pour comprendre, maintenant adulte. Et raconter à son tour. Un récit bouleversant.
Résumé : Et si les plus belles peintures et sculptures italiennes ne se trouvaient pas dans les musées, les palais ou les églises systématiquement visitées mais hors des sentiers battus, dispersées dans des villages reculés, reléguées dans des lieux peu fréquentés ou inconnus ? La chasse au trésor commence ici par le sud de l'Italie et remonte vers le nord, pour découvrir dans les pas de Dominique Fernandez des oeuvres isolées qui ne font pas partie d'un ensemble répertorié, mais constituent un but de pèlerinage particulier. Ces chefs-d'oeuvre dont nul ne soupçonne l'existence se cachent aussi bien dans un hameau perdu que dans tel lieu insolite ? une banque, une chambre privée, un cloître difficile d'accès, une sacristie ? de grandes villes comme Naples, Rome, Florence, Bologne ou Venise. Bienvenue dans cette Italie buissonnière où l'art sert de défouloir aux pulsions réprimées par les convenances ou la censure.
« Cette histoire me hante depuis l?enfance? »S?interrogeant sur la manière dont son grand-père paternel, Léonce Schwartz, a échappé à la déportation, Anne Sinclair découvre un chapitre méconnu de la persécution sous l?Occupation : la « rafle des notables ».En décembre 1941, les Allemands arrêtent 743 Juifs français, chefs d?entreprise, avocats, écrivains, magistrats. Pour parvenir au quota de mille détenus exigé par Berlin, ils adjoignent à cette population privilégiée 300 Juifs étrangers déjà prisonniers à Drancy.Tous sont enfermés au camp de Compiègne, sous administration allemande : un vrai camp de concentration nazi d?où partira, en mars 1942, le premier convoi de déportés de France vers Auschwitz (avant la Rafle du Vél? d?Hiv de juillet 1942).En reconstituant la coexistence dans ce camp de bourgeois assimilés depuis des générations et de Juifs étrangers familiers des persécutions, ce récit très personnel raconte avec émotion une descente aux enfers.« Essayer de redonner un peu de chair aux disparus est devenu pour moi une obsession », écrit l?auteur, dont le fardeau intime sert de fil rouge à une euvre de mémoire collective.De sorte que l?enquête familiale sur le destin énigmatique de Léonce se fait peu à peu enquête historique sur la tragédie de Compiègne, puis hommage à ceux qui n?en sont pas revenus.Notes Biographiques : Anne Sinclair est auteur, chez Grasset, d? Une année particulière (1982), Deux ou trois choses que je sais d?eux (1997), Caméra subjective (2002), 21 rue La Boétie (2012), Chronique d?une France blessée (2017).