A la fin du XIXe siècle, près de Saint-Nazaire, l'édification des Forges de Trignac répond au besoin de fournir le métal nécessaire à la construction de bateaux en fer par la Compagnie Général Transatlantique. En quelques mois, 2000 ouvriers sont embauchés. Une véritable épopée industrielle, commence sans que ceux qui y participent en aient forcément conscience eu égard aux conditions de travail qu'ils subissent. L'entreprise occupera jusqu'à une centaine d'hectares dont il ne reste aujourd'hui que de maigres vestiges aux imposantes dimensions. Si le point de départ de Jean-Pierre Suaudeau a été de questionner l'idée de friche industrielle, le texte emprunte résolument le chemin de la littérature, de la fiction capable de faire revivre le lieu, d'incarner les protagonistes, d'en entendre battre le coeur par-delà les ruines, lieu d'histoire et de mémoire que recèlent des murs en passe de s'effondrer.
Nombre de pages
96
Date de parution
11/01/2018
Poids
180g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782848093024
Titre
Les forges, un roman
Auteur
Suaudeau Jean-Pierre
Editeur
JOCA SERIA
Largeur
150
Poids
180
Date de parution
20180111
Nombre de pages
96,00 €
Disponibilité
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Le narrateur arrive en Suisse, au bord du lac Léman, pour y séjourner. On n'en saura absolument pas plus sur lui-même. Sa passion à écrire, son enquête sur Rousseau, ne sont pas un prétexte suffisant pour l'ampleur du récit. L'eau sans doute est importante. Jean-Pierre Suaudeau est d'ouest, il habite la région nantaise, est instituteur dans un village des marais qu'a si bien décrit Julien Gracq dans La Presqu'île. C'est plutôt chez Claude Simon qu'il faut chercher son horizon de langue : l'ampleur parfois lyrique de la phrase, l'attention aux signes, aux objets, aux dispositifs de représentation, et la volonté aussi de ne jamais rien laisser s'installer de stable. La phrase se casse, le récit s'ouvre, sa teneur poétique est scrutée dans l'intérieur des mots.
Un rien aura suffi, une phrase entendue quelques heures auparavant, le ressentiment manifesté par Anne à propos d’une histoire vieille de quarante ans, pour qu’un simple trajet en train le long de la Loire amène Antoine à se plonger dans un passé refoulé. Tout l’y entraîne : les bribes de conversations entendues, les allées et venues des voyageurs et, à l’extérieur, le fleuve, miroir où se reflètent images et souvenirs de l’absente. Tableau mental et sinueux, pareil au fleuve qui imprime au roman le rythme de son parcours, Miroir de l’absente témoigne de quelle manière le paysage façonne, à son insu, l’existence d'Antoine. À quoi s’ajoutent les fantômes qui gravitent autour de lui, proches oubliés ou disparus aussi bien que figures issues du cinéma ou de la littérature (la Penélope Cruz de Volver, personnages de Faulkner ou de Proust), révélant, au fil des pages, un motif plus vaste, une présence singulière. « Maman ? Silence. T’étais pas morte ? Qu’est-ce que tu fais là ? »
On croit vivre. Il suffit d'un rien parfois pour que la vie bascule. Et la chute irrémédiable qui s'ensuit. Les voit-on autour de nous, tous ces corps tomber ? Femme à la nature morte dessine le portrait d'une femme qui, un matin, décide de ne plus subir. C'est le portrait de Lisa, mouton égaré parmi les loups. Et le sort qu'on lui réserve au troisième millénaire. C'est un portrait tracé à partir de ce que Lisa raconte, a préféré taire ou inventer, et que le narrateur tourmenté se rappelle, imagine, échafaude. C'est la reconstitution d'une double chute. Et d'une seule rédemption. Ce serait une fiction. Peut-être.
Né en1955. Enseigne dans le primaire. Travaille, lit, écrit entre fleuve et mer, à Saint-Nazaire, ville ouvrière détruite et depuis en perpétuelle reconstruction. Pense que la ville, ouverte, mouvante, influence son rapport à l'écriture et le matériau que travaillent ses textes. Cherche ça: donner formes et traces au réel quand bien même celui-ci excède de beaucoup ce qu'on peut en révéler. Sait qu'on n'en finit jamais. Attirance marquée pour le cinéma, la peinture.
Il s´agit ici d´une édition critique de l´Autoportrait dans un miroir convexe qui révèle John Ashbery au grand public en 1975 : le livre reçoit simultanément les trois plus prestigieux prix littéraires américains, le Pulitzer Prize for Poetry, le National Book Award for Poetry et le National Book Critics Circle Award for Poetry. L´Autoportrait dans un miroir convexe tire son nom d´un long poème, méditation métaphysique de l´auteur sur l´autoportrait réalisé en 1524 par le peintre italien Parmigianino. Il s´agit, comme dans les autres poèmes du livre, d´une partie de cache-cache du poète avec ses images, ses ombres et ses formes. Ce jeu sérieux et drôle mène parfois, au détour d´un vers, au sourire mélancolique du poète qui invite le lecteur à se regarder lui aussi dans le miroir du poème. Cette nouvelle traduction est suivie d´essais d´écrivains et universitaires qui ont côtoyé John Ashbery et ont contribué à le faire connaître en France.