Démocratie et populisme religieux. L'homme est-il un loup pour l'homme ?
Stucki Pierre-André
L'HARMATTAN
18,00 €
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EAN :9782343086644
L'erreur du populisme politique est de croire que la souveraineté du peuple est le fondement de la démocratie. On le sait, c'est plutôt le respect des Droits de l'Homme qui est déterminant : il en résulte le principe de la laïcité, qui a fait obstacle à la volonté de puissance de la chrétienté traditionnelle. Or, voici qu'aujourd'hui le fanatisme religieux renaît de ses cendres, ici ou là, et s'acoquine avec le populisme pour se légitimer. Comment se distancer, par la réflexion critique, de ce genre de phénomène ? L'intention de dominer autrui, quand on le rencontre, peut céder la place au sens de la réciprocité. Guidée par l'esprit de géométrie, la réflexion formelle le montre. Et l'alternative entre la violence et la bienveillance se répète au niveau des structures mentales : il n'est pas nécessaire de penser que tout, dans le monde humain, se réduit à des rapports de force ; il n'est pas nécessaire de s'en tenir à de telles simplifications idéologiques. On peut aussi se montrer un peu plus fin, et, pour s'y habituer, relire les origines de la philosophie démocratique moderne, de Hobbes (1588-1679) à Locke (1632-1704).
Nombre de pages
153
Date de parution
22/02/2016
Poids
200g
Largeur
135mm
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EAN
9782343086644
Titre
Démocratie et populisme religieux. L'homme est-il un loup pour l'homme ?
Auteur
Stucki Pierre-André
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
200
Date de parution
20160222
Nombre de pages
153,00 €
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Quatrième de couverture Le protestantisme soutient et anime bon nombre des doctrines les plus marquantes de la philosophie moderne. Dans la question de la connaissance, le protestantisme adopte une attitude de prudence, à la manière de Locke, de rigueur à la manière de Kant. Dans la question éthique, il est attaché au droit de chacun à la liberté, où il lit la conséquence de la Promesse et l'exigence de la responsabilité. Dans la question existentielle, il affronte, à la suite de Kierkegaard, la réalité du désespoir, et répète alors le message de la Grâce. Ainsi conçu, le protestantisme est en mesure de répondre de manière satisfaisante aux questions qui se posent et aux objections qui s'imposent.
Pierre-André Stucki a été professeur de philosophie à Lausanne et Neuchâtel. Il a notamment publié La clarté des intentions (Cerf, 1996), et Le protestantisme et la philosophie (Labor et Fides, 1999).
La réciprocité est habituellement conçue comme une structure d'échange où ce que l'on rend est de valeur à peu près équivalente à ce que l'on reçoit. Il en est ainsi de la traditionnelle règle d'or, "Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse" , et de la loi du Talion, "OEil pour oeil, dent pour dent" . L'idée très répandue de la juste rétribution exprime cette manière de penser. Dès l'origine, le christianisme fait valoir une autre optique : le don ne récompense pas forcément le mérite, il arrive qu'il soit gratuit, et le pardon répond à la faute. C'est donc une interaction asymétrique qui est ainsi impliquée par cette tradition et notre logique habituelle s'en trouve déroutée. Pour pallier cette carence, le présent ouvrage propose de recourir au calcul matriciel élémentaire. Il y puise une petite série de modèles assez simples et il examine s'il est plausible de les appliquer à des manifestations typiques de la pensée chrétienne. Il en résulte l'idée de l'alternance : à tel moment, la conscience est focalisée sur le monde, à tel autre, sur l'écoute de l'Evangile. Un tableau métaphysique intégral est hors de portée.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...