En Jeu N° 5, Juin 2015 : La démocratie à l'épreuve de l'"état d'exception"
Storme Tristan ; Thanassekos Yannis
PU SEPTENTRION
17,00 €
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EAN :9782950987754
La période qu'ouvre la Grande Guerre et que clôt la Seconde a créé un cadre radicalement nouveau qui conduit le débat sur le présent et l'avenir de la démocratie vers son point d'ébullition. Parmi ces nouveaux questionnements, celui sur l' " état d'exception " semble aujourd'hui émerger de façon à la fois significative et persistante, tendant à constituer le coeur d'une reconfiguration de la conceptualité politique à l'heure des crises que nous traversons (crise mondiale, européenne en particulier). Empruntant aux réflexions d'auteurs des années 1920 et 1930, nombre de penseurs politiques sont d'avis que nous connaîtrions aujourd'hui un " état d'exception permanent " qui autoriserait le contournement des Constitutions et des règles démocratiques élémentaires. Ce dossier pose la question des usages dont l'état d'exception fait l'objet depuis la fin du XXe siècle et la sortie du monde bipolaire. Que veulent dire de tels usages quant à la compréhension de la crise actuelle et quant à l'avenir de la démocratie ? Ces usages sont-ils analogues, comparables d'une situation à l'autre ? Comment affectent-ils l'Etat de droit ? L'état d'exception représente-t-il un concept fécond à partir duquel envisager une sortie de crise ? La place qu'il occupe dans les pensées politiques du XXIe siècle est-elle la conséquence d'une conceptualité politique désuète, devenue dysfonctionnelle ? Ou, au contraire, le symptôme d'une résurgence " réactionnaire " plus ou moins larvée, plus ou moins assumée ?
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Nombre de pages
146
Date de parution
24/09/2015
Poids
244g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782950987754
Titre
En Jeu N° 5, Juin 2015 : La démocratie à l'épreuve de l'"état d'exception"
Auteur
Storme Tristan ; Thanassekos Yannis
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
155
Poids
244
Date de parution
20150924
Nombre de pages
146,00 €
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Depuis la publication en français du Der Leviathan de Carl Schmitt, en 2002, l'antisémitisme du juriste allemand a nourri bien des débats autour de la pensée du théoricien du politique. Carl Schmitt et le marcionisme tente d'approcher l'aversion du penseur catholique à l'endroit du judaïsme sous un angle particulier. L'intuition selon laquelle il existerait une affinité intellectuelle entre Schmitt et l'hérésiarque de Sinope, entendue çà et là, réclamait, en effet, un approfondissement spécifique. Tristan Storme formule ainsi l'hypothèse d'un "marcionisme théologicopolitique" qu'il tente d'appliquer et de tester à travers l'entière trajectoire de l'oeuvre de Schmitt. L'enjeu étant de savoir si, pour le juriste rhénan, les implications théologiquement politiques du judaïsme se révèlent radicalement incompatibles avec celles du christianisme. Biographie de l'auteur Tristan Storme est aspirant du FNRS (Belgique) et membre du Centre de théorie politique de l'Université libre de Bruxelles. Il prépare actuellement une thèse sur Carl Schmitt et la pensée française.
Résumé : L'interrogation qui traverse le présent ouvrage procède de deux observations paradoxales : d'une part, le Tractatus theologico-politicus ne porte, dans le corps du texte, aucune mention explicite du syntagme conceptuel "théologico-politique" lui-même ; d'autre part, si le nom de Spinoza et de son Tractatus sont souvent cités dans la littérature contemporaine concernant la problématique théologico-politique, les thèses qu'il y développe ne sont que très peu reprises comme telles dans les débats relatifs à cette question et à celle de la sécularisation. Est-ce à dire que le célèbre traité de Spinoza n'aurait qu'un rapport très éloigné, sinon purement nominal, avec la question théologico-politique telle qu'elle se pose depuis plus de trois cents ans, et plus particulièrement à notre époque ? Le Tractatus ne recèle-t-il pas au contraire de très nombreuses sources qui nous permettent de nous mettre à la hauteur des enjeux contemporains d'une lecture politique des textes religieux et des phénomènes actuels multiples d'investissement religieux du politique ? Cet ouvrage collectif rassemble les contributions de jeunes chercheurs en philosophie et de spécialistes reconnus des questions spinoziennes. Il a pour ambition d'examiner la problématique théologico-politique à la lumière de ce que nous en apprend le texte de Spinoza et, en sens inverse, de mettre à l'épreuve l'actualité du Tractatus à travers notamment la postérité cachée et la réception plus ou moins biaisée qu'on peut tracer chez les auteurs de référence de la question théologico-politique.
Dans l'Allemagne des années 1940, une fillette adulée par son père se raconte. Petite blonde aux yeux bleus, excessivement douée, elle est la favorite. En toile de fond, la guerre, du côté de l'enfance. De l'innocence. Des années plus tard, la jeune femme, brillante universitaire, ambitionne une carrière à la hauteur de ses talents. Mais elle apprend un jour l'innommable...
C'est une histoire d'amour. Un ultime face-à-face entre un père et sa fille. Un père malade qui se prépare, porté par sa foi. Inébranlable. Nous sommes dans son appartement. La mère est absente. Il se parlent autour d'un repas qu'il a préparé pour elle et qu'elle effleure du bout des lèvres, comme une provocation. Deux générations en quête d'absolu. Deux solitudes qui s'affrontent et se percutent, sur les chemins obscurs de la transmission.
Qu'est-ce qu'être père ? Comment la paternité était-elle pensée et vécue au cours des derniers siècles ? Le présent ouvrage cherche à éclairer les profondes mutations de la figure paternelle en Occident du XV ? au XX ? siècle. S'intéressant aux relations personnelles et concrètes des pères avec leurs enfants, notamment tout-petits, aux émotions de même qu'aux enjeux de transmissions et de pouvoir, les contributeurs de ce volume donnent à voir les expériences paternelles et les modèles qui s'imposent aux pères dans toute leur diversité. Au profit d'un dépassement de stéréotypes et de simplifications communes, historiens et historiens de l'art mènent ici une série d'études variées qui révèlent des pans méconnus de la paternité d'hier et d'aujourd'hui.
Envois et Dédicaces constitue une réflexion sur le don du livre, qu'il se manifeste par un ex-dono, un envoi manuscrit ou une dédicace imprimée. Si cette dernière a été étudiée à propos de tel ou tel auteur, il nous manquait encore une réflexion d'ensemble sur celle-ci. Quant à l'envoi, jugé marginal et mondain, il n'a guère été abordé, hormis par les bibliophiles. On en trouvera ici un "bref traité" qui en souligne toute la richesse. Pas plus qu'il n'existe d'éléments insignifiants dans la vie psychique, ainsi que Freud nous l'a appris, il n'existe dans le livre de détail dépourvu de valeur. La modernité s'est intéressée longuement à la signature, beaucoup moins à l'envoi et à la dédicace, parce qu'elle estimait la littérature intransitive. Elle transite cependant et s'adresse à quelqu'un. Et ce qui semble à première vue accessoire joue un rôle non négligeable, sinon capital, dans la constitution du sens d'un livre. Telle est l'hypothèse d'Envois et Dédicaces, et son pari. Sa première partie, "Perspective cavalière" s'interroge, entre autres, sur la position en tiers du lecteur ainsi que sur la place de la dédicace, premiers mots d'un livre qui se révèlent souvent aussi ses derniers mots. La seconde, "Couleurs locales", examine la façon dont quelques auteurs se sont appropriés ce geste: un musicien, Bach, et cinq écrivains, Voltaire, Hugo, Baudelaire, Montherlant, Goffette, ce dernier nous offrant, en guise de conclusion, un poème inédit adressé "à ceux qui partent".
Habbard Anne-Christine ; Message Jacques ; Colette
Cet ouvrage, qui réunit chercheurs français et étrangers, présente un éclairage renouvelé sur la question de l'éthique chez Kierkegaard. Souvent présentée comme une étape intermédiaire entre l'esthétique et le religieux, l'éthique se révèle chez Kierkegaard à la fois la matière et le fruit d'une intense problématisation de ce que signifie être humain: est enjeu la possibilité d'une compréhension éthique de l'exigence d'un "rapport absolu à l'absolu". L'oeuvre étudiée, fondée sur des expériences déterminées autant que sur une culture immense, multiplie sources d'interrogation et terrains d'analyse. Sa forme même implique en matière éthique une réflexion irréductible à une doctrine, tout lecteur se trouvant engagé dans une relation originale avec les questions exigeantes qu'elle pose; cependant, aussitôt suscitée, cette relation échappe à la rassurante ordonnance de la communication entre deux entités finies, non qu'y jouent quelque subjectivisme (supposé par tous ceux qui n'ont pas compris le rationalisme de Kierkegaard) ou certaine haine du moi acclimatée en climat luthérien (alors que Kierkegaard analysa comme désespoir la haine du fini pour le fini), mais parce que les conditions uniques de sa mise en scène appellent un acte patient de lecture, et ouvrent le lecteur à son histoire propre. Que ce soit dans la vulnérabilité d'une relation à autrui, l'écoute musicale, la tension de l'amour, l'expérience du vertige, le travail d'écriture, l'épreuve du religieux ou même dans les échecs de la vie morale, les auteurs s'attachent à comprendre l'intensité paradoxale de cette expérience de soi fondamentale qu'est l'éthique, et que Kierkegaard a su, de façon lumineuse et inédite, magistralement penser.
En dehors des polémiques, cet ouvrage interroge les notions de rayonnement et de retenue appliquées à l'Allemagne contemporaine qui est accusée tour à tour d'être hégémonique et de pratiquer une trop grande retenue. Des spécialistes issus des sciences politiques, de l'histoire, de l'économie, des études littéraires et culturelles allemandes proposent un tableau nuancé et sans complaisance invitant à la réflexion.