L'accès à la santé des migrants au Mexique. Entre altérisation et discrimination
Stoesslé Philippe ; Cognet Marguerite ; Lestage Fr
L'HARMATTAN
38,00 €
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EAN :9782336513881
Chaque année, de très nombreuses personnes migrantes traversent le Mexique dans l'espoir d'atteindre les Etats-Unis. Si la couverture médiatique se concentre souvent sur la frontière nord-américaine, le grand public ignore largement les épreuves institutionnelles et sociales qui se jouent sur le territoire mexicain. Dans cet ouvrage novateur, fruit d'une immersion ethnographique de plusieurs années dans l'Etat du Nuevo León, Philippe Stoesslé lève le voile sur une réalité poignante ? : l'accès aux soins des exilés sans papiers. L'auteur y met en lumière l'attitude "? schizophrène ? " de l´Etat mexicain. D'un côté, ce dernier tient un discours humaniste garantissant théoriquement le droit à la santé? ; de l'autre, il déploie des politiques migratoires répressives et une violence bureaucratique qui marginalisent les corps. Au plus près des acteurs - migrants, soignants, membres d'associations -, ce livre décrypte la fabrique quotidienne des différences. Il expose comment la vulnérabilité se transforme en exclusion face à un système médical où les préjugés, le racisme latent et l´altérisation érigent trop souvent le patient en "? menace ? " pour la société. Loin de les réduire au seul statut de victimes, l'enquête révèle aussi la puissante agentivité de ces personnes qui résistent et trouvent des alternatives pour survivre en marge du système public. L'accès à la santé des migrants au Mexique constitue une radiographie implacable des inégalités sociosanitaires. C'est une lecture indispensable et une invitation pressante à repenser les conditions d'accueil, l´éthique du soin et la reconnaissance de l´Autre dans nos sociétés contemporaines.
Nombre de pages
372
Date de parution
28/05/2026
Poids
570g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336513881
Auteur
Stoesslé Philippe ; Cognet Marguerite ; Lestage Fr
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Date de parution
20260528
Nombre de pages
372,00 €
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Remy Jean ; Blanc Maurice ; Foucart Jean ; Stoesse
La complexité croissante de la vie en société rend le changement social plus difficile. La transaction sociale constitue un bon outil pour comprendre et changer le monde. En 1978 et 1980, Jean Remy, Liliane Voyé et Emile Servais publiaient l'ouvrage fondateur de la transaction sociale, depuis longtemps épuisé, Produire ou reproduire ? en écho au débat qui opposait Pierre Bourdieu, défenseur de la reproduction de la société, à Alain Touraine, pour lequel il y avait production d'une société nouvelle par les mouvements sociaux. Entre ces deux visions incompatibles, les trois auteurs imaginaient des rapprochements ponctuels et partiels, ou transactions sociales. Contrairement à la transaction économique, la transaction sociale fait passer les valeurs avant les intérêts. Elle ne fait pas disparaître les conflits mais les "apprivoise" : la transaction sociale génère des compromis acceptables qui permettent de coopérer malgré des désaccords persistants.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...