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L'Orient grec. L'art hellénistique et romain, d'Alexandre à Dioclétien
Stierlin Henri ; Stierlin Anne
ACTES SUD
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EAN :9782742774920
En détruisant l'Empire achéménide, Alexandre invente la "mondialisation". L'oekoumène s'étendra bientôt de l'Italie à la Sogdiane (Alexandrie Eschatè, l'"ultime"), à la Bactriane (Aï Khanoum, Bagram) et à l'Indus (Taxila, Nicée). L'opposition classique entre cité grecque et empires orientaux, cette disproportion qui étonna Hérodote et suscita son Enquête, n'a plus cours. Les grands royaumes des successeurs du Conquérant - Séleucides, Lagides, Attalides, souverains d'Épire ou de Macédoine -, consacrent la figure d'une royauté transcendante et divine, inspirée de l'Egypte et de la Perse, sans commune mesure avec l'étroite fonction politique des tyrans d'Athènes ou de Syracuse, et dont Rome hérite dès qu'Octavien se fait "Auguste". Ainsi se développera, tout au long des six siècles séparant la mort d'Alexandre (323 av. J.-C.) de l'abdication de Dioclétien (305), une civilisation ouverte aux multiples influences qu'autorise l'élargissement de son aire aux limites du monde connu; inspirée par l'esprit grec de la langue commune (koinè), mais animée d'une démesure à l'échelle de l'hybris des souverains, nourrie de puissance matérielle et de pouvoir spirituel. Bienfaiteur (Evergète) et sauveur (Sôter) du peuple auquel il se montre en majesté (Épiphane), le souverain est dieu. Cette civilisation "gréco-romaine" porte la marque de l'Orient. La monumentalité de l'urbanisme, comme de l'architecture palatiale et sacrée, traduit ce considérable changement d'échelle, que rendent immédiatement sensible les photographies de H. et A. Stierlin et les vues aériennes de C. Cerster. Elle s'accompagne d'un raffinement décoratif, d'un dynamisme et d'un allègement des formes qui s'expriment aussi bien clans le colossal temple d'Apollon à Didymes, dans l'autel de Zeus à Pergame, l'acropole de Lindos ou le portique d'Attale, à Athènes, que dans des créations plus tardives, voire plus exotiques: bibliothèque de Celsus à Éphèse, porte de l'agora de Milet et, plus spectaculaires encore, les vastes ensembles orientaux de Baalbek et de Palmyre, de Pétra, d'Apamée ou de Gerasa (Djerash), dont le forum ovale à colonnes ioniques annonce, un millénaire et demi à l'avance, la place Saint-Pierre du Bernin. En contrepoint, l'accent est mis sur l'exubérance, baroque avant l'heure, des formes de la sculpture, des bas-reliefs et de l'orfèvrerie, dont le raffinement extrême et la munificence révèlent une constante volonté d'impressionner. Un prodigieux développement des sciences et des techniques favorise la constitution de mégapoles, inconnues de l'âge classique et sans équivalent jusqu'à notre époque industrielle: Séleucie du Tigre rassemblait, comme Alexandrie et Antioche, six cent mille habitants (six fois plus qu'Athènes au temps de son hégémonie). Physique, astronomie, géographie s'illustrent de noms célèbres; la poliorcétique et son pendant, l'architecture militaire (ici l'exemple de Pergé, en Pamphylie); la construction navale, qui réduit au rang de barque la trière athénienne; la sophistication de l'hydraulique et de la construction de barrages et d'aqueducs (tel celui d'Aspendos); l'ouverture des routes commerciales vers l'Inde et vers la Chine... enfin, l'astrologie, qui garantit aux puissants la maîtrise de l'avenir et la pérennité de leur pouvoir, laissant des monuments et des objets énigmatiques, tels la tour des Vents à Athènes ou le complexe mécanisme d'Anticythère, auquel de très récentes études viennent d'être consacrées. Outre les vingt-cinq plans en couleur analysant la structure sophistiquée des édifices, un document donne à voir dans toute sa majesté la fonction sacrée, liturgique même, du palais royal: la reconstitution, par le professeur M. Pfrommer, du Thalamègos, navire royal de Ptolémée IV, qui reproduit l'ordonnancement du palais. La division entre l'andros ouvert au public et le palais privé, l'oikos, rappelle celle du palais de Persépolis, entre la salle aux Cent Colonnes et l'Apadana où seul pénètre le cercle restreint des familiers du souverain. Dans le Thalamègos, comme au Hiérothèsion d'Antiochos de Commagène, à Nemrod Dagh, et en maints palais orientaux, la "salle des treize lits" est le lieu d'un symposium sacré où les douze convives du roi, face aux statues des dieux, célèbrent avec lui sa généalogie divine. On sait par quel retournement de tels rituels l'ultime Cène consacrera la divinité du Fils de l'Homme. Biographie de l'auteur Célèbre historien de l'architecture, Henri Stierlin est un spécialiste renommé des arts du Proche et du Moyen-Orient. On lui doit notamment une étude, restée fameuse, sur les Cités du désert (1987). Il est, avec Anne Stierlin, l'illustrateur de ses propres ouvrages.
À 50 kilomètres au nord de l'actuelle Mexico, sur les hauts plateaux à 2300 mètres d'altitude, une cité gigantesque de près de 150000 habitants fut construite à l'aube de notre ère, berceau d'une civilisation qui a influencé l'ensemble du Mexique précolombien. Les colossales pyramides de la Lune et du Soleil, la "Citadelle" et le temple de Quetzalcoatl témoignent du prestige de la première "métropole", au sens moderne du terme, de l'Amérique, entre le [-et le vin"siècle. Son urbanisation en ramifications destinées à être prolongées sans fin, ses pyramides, aux dimensions comparables à celles de Gizeh en Égypte et construites à sueur d'homme, et enfin ses palais, d'une architecture grandiose et sobre, continuent de dévoiler leurs secrets. Les peintures murales, aux couleurs vives, véritables écritures du sacré, les bas-reliefs jaillissant des façades, les statuettes et les masques hiératiques en pierre dure au style épuré révèlent sa splendeur passée; mais dénuée d'écriture, sa civilisation reste très mystérieuse. Incendiée et pillée vers 750, la ville devint, quelques siècles plus tard, un centre religieux pour les Aztèques. En découvrant ses vestiges monumentaux, ils la nommèrent Teotihuacán,"la cité des dieux"."
Dernière des religions révélées, l'Islam, né au VIIe siècle, suscite dès ses débuts une architecture impressionnante. A partir de la simple maison de Mahomet à Médine, cette foi nouvelle s'exprime dans un édifice nouveau: la mosquée, lieu du prosternement. Tant par ses espaces de prière que par ses palais et citadelles, l'art de bâtir du monde islamique, tout en empruntant aux civilisations conquises, s'affirme comme un courant esthétique majeur. Des formes inédites surgissent. Les architectes inventent la mosquée hypostyle, l'iwan, les stalactites, les mâchicoulis, le décor de faïence qui revêt coupoles et mihrab. C'est un langage sans cesse divers qui, partout, décline la même présence du décor, de l'arabesque, des motifs géométriques, des claustra, et surtout des textes sacrés. Henri Stierlin, historien de l'architecture, décrit et explique les mille et une formes des bâtiments musulmans, en soulignant les constantes et les infinies variations d'un art animé, durant plus de dix siècles, par un élan et par un souffle grandioses
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.
L'Univers des Formes , collection voulue par André Malraux, est la plus prestigieuse Histoire universelle de l'art. En vingt volumes, cette nouvelle édition présente les grandes civilisations et l'histoire de leurs chefs-d'oeuvre, de la Préhistoire au déclin de la Rome antique. Naissance de l'Art grec inaugure la série des quatre volumes de la collection L'Univers des Formes portant sur la Grèce antique. Il constitue la première synthèse sur les débuts de l'art hellénique, s'inscrivant dans une double perspective, celle d'une histoire de l'art, qui voit dans la Grèce des origines l'annonce de la modernité, et celle, plus actuelle, d'une archéologie qui révèle aux regards contemporains des formes inattendues et simples d'un art oublié. Cnossos, le sanctuaire d'Archanès, la Dame de Mélos, les ateliers de Malia, les fresques de Théra, les trésors du palais de Zakro, les maisons et sanctuaires de Mycènes, les tombes royales de Salamine de Chypre, et les pithos à relief des îles, mais aussi le Kouros de Palaikastro, la nécropole d'Éleutherne, les arsenaux de Kommos, la ville de Zagora et la nécropole d'Armeni : découverte après découverte, l'art grec offre ainsi dès sa naissance des oeuvres et des monuments aussi riches qu'à l'âge classique, mais plus inattendus. Le texte d'origine de Pierre Demargne, illustré par une documentation photographique largement en couleur, est introduit par une nouvelle présentation et augmenté d'une bibliographie mise à jour dues à Alexandre Farnoux, professeur d'archéologie et d'histoire de l'art grec à l'Université Paris IV-Sorbonne.
Archétypes des vices et des vertus humaines, les personnages de la mythologie, de la littérature et de l'histoire gréco-romaines sont en quelque sorte nos dignes ancêtres et constituent la base de notre culture occidentale. C'est pourquoi ils furent si présents dans l'art, plus particulièrement à la Renaissance, puis à l'époque baroque et néo-classique. Cet ouvrage, consacré aux personnages et aux événements de la mythologie et de l'histoire classiques, permet de s'orienter dans la multitude de noms, symboles, métamorphoses et allégories, et de distinguer figures mythiques et historiques. Il recense tous les personnages et mythes principaux de l'Antiquité à travers une présentation vivante et une iconographie riche de plus de 400 images accompagnées de commentaires.
Vingt-cinq siècles après s'être dressé sur les hauteurs d'Athènes, le Parthénon reste l'une des merveilles du monde, et ses origines, ses étranges revers de fortune, qui jalonnent plus de deux millénaires, demeurent une source perpétuelle de curiosité, de controverse et d'intrigues. Grâce à Mary Beard, la grande helléniste et historienne de l'Antiquité, nous remontons au y' siècle avant Jésus-Christ afin de contempler le Parthénon sous son aspect d'origine - celui du temple phare de l'Athènes impériale, abritant une colossale statue en or et en ivoire de la déesse tutélaire de la cité. Transformé en cathédrale de "Notre-Dame d'Athènes" au XIIIe siècle, avant de devenir en 1456 "la plus belle mosquée du monde", le Parthénon est aujourd'hui une ruine, un symbole et une source d'inspiration. Mary Beard raconte également les vives querelles qui continuent d'entourer les "marbres d'Elgin", ces sculptures abritées depuis 1802 au British Museum. Son livre nous invite à une exploration incomparable de la merveilleuse histoire de ce monument, gloire de l'Acropole, et de ce qu'il incarne à notre époque.