L'architecture de l'Islam. Au service de la foi et du pouvoir
Stierlin Henri
GALLIMARD
16,20 €
Epuisé
EAN :9782070427840
Dernière des religions révélées, l'Islam, né au VIIe siècle, suscite dès ses débuts une architecture impressionnante. A partir de la simple maison de Mahomet à Médine, cette foi nouvelle s'exprime dans un édifice nouveau: la mosquée, lieu du prosternement. Tant par ses espaces de prière que par ses palais et citadelles, l'art de bâtir du monde islamique, tout en empruntant aux civilisations conquises, s'affirme comme un courant esthétique majeur. Des formes inédites surgissent. Les architectes inventent la mosquée hypostyle, l'iwan, les stalactites, les mâchicoulis, le décor de faïence qui revêt coupoles et mihrab. C'est un langage sans cesse divers qui, partout, décline la même présence du décor, de l'arabesque, des motifs géométriques, des claustra, et surtout des textes sacrés. Henri Stierlin, historien de l'architecture, décrit et explique les mille et une formes des bâtiments musulmans, en soulignant les constantes et les infinies variations d'un art animé, durant plus de dix siècles, par un élan et par un souffle grandioses
Nombre de pages
159
Date de parution
06/11/2003
Poids
246g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782070427840
Titre
L'architecture de l'Islam. Au service de la foi et du pouvoir
Auteur
Stierlin Henri
Editeur
GALLIMARD
Largeur
125
Poids
246
Date de parution
20031106
Nombre de pages
159,00 €
Disponibilité
Epuisé
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À 50 kilomètres au nord de l'actuelle Mexico, sur les hauts plateaux à 2300 mètres d'altitude, une cité gigantesque de près de 150000 habitants fut construite à l'aube de notre ère, berceau d'une civilisation qui a influencé l'ensemble du Mexique précolombien. Les colossales pyramides de la Lune et du Soleil, la "Citadelle" et le temple de Quetzalcoatl témoignent du prestige de la première "métropole", au sens moderne du terme, de l'Amérique, entre le [-et le vin"siècle. Son urbanisation en ramifications destinées à être prolongées sans fin, ses pyramides, aux dimensions comparables à celles de Gizeh en Égypte et construites à sueur d'homme, et enfin ses palais, d'une architecture grandiose et sobre, continuent de dévoiler leurs secrets. Les peintures murales, aux couleurs vives, véritables écritures du sacré, les bas-reliefs jaillissant des façades, les statuettes et les masques hiératiques en pierre dure au style épuré révèlent sa splendeur passée; mais dénuée d'écriture, sa civilisation reste très mystérieuse. Incendiée et pillée vers 750, la ville devint, quelques siècles plus tard, un centre religieux pour les Aztèques. En découvrant ses vestiges monumentaux, ils la nommèrent Teotihuacán,"la cité des dieux"."
Longtemps l'image du monde vue du haut des cieux - la vue aérienne - est restée inaccessible au commun des mortels, et donc mythique. Seuls les dieux avaient le pouvoir d'englober du regard les constructions des hommes. De mesurer l'ampleur des paysages dans lesquels elles s'insèrent. D'apprécier les prouesses techniques mises en oeuvre. D'en comprendre le plan et l'organisation. De contempler enfin la beauté de ces monuments qui, pour l'essentiel, avaient été élevés à leur gloire. Le passant, le visiteur, le fidèle, lui, se contentait d'une vision terrestre... Aujourd'hui, à son tour, il peut enfin profiter de ce privilège des dieux. Grâce à la photo aérienne. Et grâce à la formule exceptionnelle d'une mise en scène époustouflante qui multiplie les points de vue et démultiplie le format. Avec Notre Histoire lue du ciel, le lecteur accède au plus spectaculaire des voyages que l'on puisse faire dans un livre. Ce premier volume, consacré aux Monuments de l'Antiquité, est comme un tour du monde en vol plané au-dessus des plus beaux témoignages des civilisations anciennes, parmi lesquels : le néolithique avec les mégalithes de Stonehenge, l'Égypte avec les Pyramides ou le temple de Karnak, la Grèce avec l'Acropole ou les temples de Paestum, le Moyen-Orient avec la Persépolis des Grands Rois perses ou Palmyre, la cité du désert, Rome avec le Colisée ou l'aqueduc du Pont du Gard, le monde bouddhique avec la citadelle de Jiaohe ou le grand stûpa de Borobudur, l'ère précolombienne avec Teotihuacan la mystérieuse.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.