
A spell on you
Qu'est-ce qui peut pousser une femme à commettre un infanticide, le plus énigmatique des crimes ? Vivienne Kassoka est une brillante Sénégalaise qui vit à Paris où elle prépare une thèse sur Machiavel. Elle vient d'avoir une petite fille avec Emmanuel, un homme beaucoup plus âgé qu'elle, qui connaît bien l'Afrique. Si Vivienne se sent au confluent de deux cultures, elle semble parfaitement intégrée et paraît mener une vie paisible. Pourquoi alors affirmer à Emmanuel qu'elle envoie leur bébé de quinze mois au Sénégal dans sa famille, puis acheter deux billets de train pour le Nord-Pas-de-Calais, réserver un hôtel face à la mer et commettre l'irréparable sur une plage de Berck ? A son procès, Vivienne martèlera que cette tragédie est le fait d'un envoûtement, que des femmes jalouses de son village lui ont jeté un sort. Mais en France, contrairement à ce que l'on croit fermement dans son pays d'origine, ces histoires ne sont que des superstitions... Peut-on y accorder le moindre crédit dans un tribunal ? Dans ce roman percutant, Isabelle Stibbe approche d'une façon insolite un fait divers qui a marqué les esprits. Par la fiction, elle tente de cerner la complexité d'un acte aussi incompréhensible que celui d'une mère qui tue son enfant.
| Nombre de pages | 156 |
|---|---|
| Date de parution | 13/01/2022 |
| Poids | 188g |
| Largeur | 125mm |
| EAN | 9782749172811 |
|---|---|
| Titre | A spell on you |
| Auteur | Stibbe Isabelle |
| Editeur | CHERCHE MIDI |
| Largeur | 125 |
| Poids | 188 |
| Date de parution | 20220113 |
| Nombre de pages | 156,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Bérénice 34-44
Stibbe IsabelleExtrait Elle ne racontera pas les regards entendus, les sourires de connivence. «Il n'y a pas de hasard», «C'était forcé», autant de formules attrapées au vol des centaines de fois, inaugurant la légende familiale selon laquelle l'appel du théâtre, qui fondit sur elle à six ans et qui dès lors ne la quitta plus, surgit de son prénom : Bérénice. Une seule personne osait se démarquer, par conviction, dérision ou plus sûrement par goût de jouer les esprits forts : «Heureusement que vous ne l'avez pas appelée Sapho, elle aurait été lesbienne», ironisait sa grand-mère Mathilde, qui avait des lettres et la plaisanterie facile, introduisant parfois une variante : «Vous croyez que si vous l'aviez appelée Isabelle, elle serait devenue catholique ?» L'allusion à Isabelle la catholique, reine maudite, chasseuse de Juifs en terre espagnole, était assurée de déchaîner les foudres de l'assemblée, catholique, dans la hiérarchie des valeurs de la famille Capel, étant presque plus répréhensible que lesbienne. Mais ce ne fut ni Sapho ni Isabelle, ce fut Bérénice, Gott zu dank, Dieu merci - enfin presque. Elle ne racontera pas à ses petits-enfants ni même à ses enfants qu'elle vint au monde un 28 juin de l'an de grâce 1919, d'autant plus de grâce que c'était l'année, et mieux encore, le jour même du Traité de Versailles. En ce début de vingtième siècle, la France essayait de se convaincre que la Société des Nations tout juste créée allait apporter la paix dans le monde. «Ça avait été dur, mais cette fois c'était la der des ders, on en avait suffisamment bavé comme ça, terminé, l'Europe serait pacifique», ainsi disait son père et combien de milliers comme lui à l'unisson. En ce samedi 28 juin 1919, cinq ans jour pour jour après l'assassinat de François-Ferdinand à Sarajevo, la France était suspendue aux nouvelles, vivant par le truchement des journaux ou des ondes radiophoniques l'arrivée des plénipotentiaires dans la galerie des Glaces, s'imprégnant gravement de la cérémonie historique de Versailles, attendant solennellement que la signature du Traité vienne laver la France de l'humiliation de 1871. Ça ne rendrait pas les morts, ça n'effacerait pas le froid, les vers, la souffrance, l'enfer, mais quand même, ils allaient payer. Bien qu'il ait combattu dès 1914 - et avec orgueil encore, rendez-vous compte, servir la France, quoi de plus honorable pour un émigré juif-, qu'il en ait rapporté deux blessures, citation militaire et Croix de guerre, monsieur Capel avait en ce jour un autre souci en tête que le sort des Boches : sa femme accoucherait-elle d'un garçon ou d'une fille ? Si c'était un garçon, il se prénommerait Philippe, naturellement, comme le sauveur de Verdun. Si c'était une fille, le cas était tout aussi réglé, elle s'appellerait Bérénice. Parfaitement, comme l'héroïne de Racine, oui messieurs dames ! Il n'avait pas beaucoup lu, monsieur Capel, mais à la guerre, il s'était fait copain avec un instituteur. Un jeune gars épatant, qui avait lu des montagnes de livres et connaissait des poésies entières de mémoire. Hugo, Baudelaire, Verlaine, Verlaine surtout. Il y avait longtemps, au héder en Russie, où il avait appris à lire et à écrire, monsieur Capel avait rencontré un haver comme ça, capable de réciter la Torah par coeur. On lui disait le numéro d'un chapitre ou d'un verset et hop, il vous débitait le passage sans jamais se tromper. Même le rabbin, ça l'impressionnait. L'instit, lui, était goy et athée (peut-être même franc-maçon, comme quoi ça peut arriver à des gens très bien), alors il exerçait ses talents sur la littérature française - ce qui, si on y réfléchissait, était encore plus épatant que la Bible. Et avec ça, simple, pas prétentieux pour un sou, ne rechignant pas aux corvées, bon camarade, quoi. Louis, il s'appelait, un nom bien français, un nom de roi. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .EpuiséVOIR PRODUIT9,00 € -

Berenice 34-44
Stibbe Isabelle1934. Bérénice, adolescente juive, entre au Conservatoire contre la volonté familiale. La jeune fille, au prénom prédestiné, entame sa formation théâtrale dans la classe de Louis Jouvet. Sa vie est désormais rythmée par l?apprentissage des plus grands rôles du répertoire, elle croise Jean Gabin, Jacques Copeau, Jean-Louis Barrault? Admise à la Comédie-Française, Bérénice de Lignières devient une comédienne de renom. La montée du fascisme en Europe, les tensions politiques en France, les rivalités professionnelles, les intrigues amoureuses, rien n?entache le bonheur de Bérénice. Mais au tout début de l?Occupation, avant même la promulgation des lois raciales, la maison de Molière exclut les Juifs de sa troupe. La brillante sociétaire, qui avait dissimulé ses origines, est alors rattrapée par son passé. Sous les ors et les velours de la Comédie-Française, au c?ur du Paris de l?Occupation, vont se jouer les actes d?un drame inédit : celui d?une actrice célèbre prise au piège d?une impitoyable réalité. Une trajectoire captivante de femme et d?artiste qui rend justice, à sa façon, aux destins brisés par la folie meurtrière de la Seconde Guerre mondiale.EpuiséVOIR PRODUIT18,00 € -

Les maîtres du printemps
Stibbe IsabelleUn métallurgiste. Un artiste. Un député. Trois hommes que tout sépare se retrouvent au coeur du combat pour sauver le dernier haut-fourneau d'Aublange, en Lorraine. Les parcours s'entrecroisent, les espoirs grandissent. Face à laideur sociale, la beauté n'est jamais loin. Notamment dans le spectacle grandiose de la fonte en fusion, la solidarité à l'oeuvre ou une naissance à venir... Inspiré par la fermeture des hauts-fourneaux de Florange, ce roman est l'histoire d'une lutte collective et héroïque pour préserver son humanité face à la logique implacable de la finance. Un texte magistral qui réjouira les lecteurs de Hugo, Zola, Vailland ou Aragon...EpuiséVOIR PRODUIT17,90 € -

Le roman ivre
Stibbe IsabelleUne incursion audacieuse dans Les Trois Mousquetaires.Camille, une jeune avocate, est sur le point de se marier avec Vincent, professeur de français dans un lycée. Un soir qu'elle rentre chez elle, rue Férou, à Paris, elle se fait agresser et s'évanouit. À son réveil, elle se retrouve face à Athos, le héros des Trois Mousquetaires !Passé l'ahurissement des premiers instants commence un va-et-vient entre sa vie actuelle et d'étonnantes incursions dans le roman d'Alexandre Dumas. Des aventures palpitantes qui la mènent avec Athos à Montpellier puis à Venise, pendant la terrible peste de 1630. Peu à peu, Camille tombe amoureuse du mousquetaire tandis que Vincent lui paraît bien pâle au regard d'un personnage si flamboyant...Dans cet ouvrage qui revisite avec malice et intelligence l'un des plus grands classiques de la littérature, Isabelle Stibbe nous propose une réflexion passionnante sur le personnage de roman et la puissance de la fiction. Une fiction qui joue avec elle-même jusqu'au vertige.EpuiséVOIR PRODUIT17,00 €
Du même éditeur
-

Desproges. En gros caractère
Djian Jean-MichelUn portrait vivant et enlevé de Pierre Desproges, homme empli de contradictions et si attachant, dont l'humour politiquement incorrect manque cruellement à notre époque. En 1976, Pierre Desproges (1939-1988) décide de claquer la porte du légendaire Petit Rapporteur pour se laisser aller à des circonlocutions langagières capables de percuter le sens commun. Et c'est ainsi que surgit, il y a exactement un demi-siècle, la figure de proue du politiquement incorrect . La satire de haut vol, le stand up et la grande littérature révèlent alors chez ce " fils " de Pierre Dac, d'Alexandre Vialatte et de Michel Audiard une incarnation aboutie de l'humour noir jubilatoire. Desproges, c'est notre mauvaise conscience qui s'encanaille. Étonnant, non ... Ce même artiste, devenu plus tard procureur au Tribunal des flagrants délires , invente une rhétorique radiophonique ravageuse en nous gratifiant de mots taillés comme des diamants pour écorcher les bienpensants. Avec, en prime, le sentiment aigu de posséder une bouille d'enfant pour s'attirer toutes les indulgences. D'une plume vive et sensible, Jean-Michel Djian nous croque ici, plus qu'un saltimbanque torturé, la figure libre et emblématique d'une génération pour qui la montée en puissance de la bêtise humaine et de l' absurdité du monde justifiait tous les excès de langage.En stockCOMMANDER20,00 € -

Cabrel par Cabrel
Spizzo Pascale ; Pernoud GeorgesSi le chanteur est prolifique, l?homme est plutôt discret et taiseux par nature. Francis Cabrel est tout sauf un exhibitionniste. Excepté sur une scène, il n?aime guère être en pleine lumière. Cabrel par Cabrel constitue un document rare: l?auteur-compositeur-interprète de Je l?aime à mourir, de Saïd et Mohamed, de La Dame de Haute-Savoie et de dizaines d?autres succès, s?y livre sans se dissimuler. Il parle de tout, à c?ur ouvert: de son enfance, de sa vie de famille, des sports qu?il prise, des artistes qui l?ont influencé, de ses goûts musicaux et littéraires, de la façon dont il écrit et compose, de son rapport à la politique et à l?argent, de ses enthousiasmes, de ses colères? Et même de sa vie « après la chanson »! Sous les confidences perce toute l?humanité de Francis Cabrel: sa sincérité et son humour. Et sous la simplicité du ton se révèle toute la richesse d?un artiste métissé et universel: « Je suis, dit-il, un immigré italien vivant en Occitanie, chantant en français des chansons américaines. »EpuiséVOIR PRODUIT17,00 € -

Intime. Anti-biographie musicale
Chamfort AlainAlain Chamfort, pour la première fois, se retourne sur son passé, ses aventures -musicales etamoureuses, ses rencontres (Claude François, Serge Gainsbourg, Véronique Sanson, Jane Birkin?),et fait le bilan d'un parcours, pointe ses blessures secrètes, ses regrets. En quelque sorte, il se met à nu dans une anti-biographie élégante où il sonde d'abord ses passions.EpuiséVOIR PRODUIT18,00 € -

La joie de vivre
Salvador Henri ; Salvador CatherineLa joie de vivre d'Henri Salvador n'était pas qu'un ouragan d'éclats de rires! C'était aussi une gouaille, une lucidité sur la vie, la mort, et l'amour des mots, de la chanson, de l'être humain, des femmes et de demain! Un sentimental, pudique et solaire insufflant son légendaire optimisme. A travers ses pensées et répliques, nous découvrons un homme sensible doublé d'un éternel enfant farceur avec ses peines, ses peurs, son bonheur de vivre et de rire de tout et malgré tout. Des amis témoignent de sa fidélité, de sa générosité, de son amour pour la musique et la chanson françaises, de son humour potache et de sa simplicité de fantaisiste crooner. Il tisse ainsi au fil des mots le portrait d'un homme libre pour vivre toutes ses passions.EpuiséVOIR PRODUIT18,00 €
De la même catégorie
-

Oeuvres complètes. Tomes 1 et 2
Némirovsky Irène ; Philipponnat Olivier ; EpsteinEpuiséVOIR PRODUIT68,30 € -

La répudiée
Abécassis ElietteJ'ai été aimée, c'est la fin de l'amour, aimée et adorée, c'est la fin de l'amour, aimée et répudiée".EpuiséVOIR PRODUIT12,90 € -

Les Mystères de Paris
Sue Eugène ; Lyon-Caen JudithIl y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.EpuiséVOIR PRODUIT32,00 € -

La commode aux tiroirs de couleurs
Ruiz OliviaÀ la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l?intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d?une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.La commode aux tiroirs de couleurs signe l?entrée en littérature d?Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l?Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l?exil.« Un magnifique roman sur l?exil. Un petit bijou. » Le Parisien« Une fresque familiale vibrante. » Version Femina« Un texte délicat, poétique et poignant. » RTL« Racé comme du Almodóvar. Un coup d?éclat et un coup de maître. Une écrivaine démente. » Le Point« Par la grâce d'un livre, les racines refleurissent. » Courrier de l'Ouest« Cette épopée ne s'oublie pas. » Le Figaro« Le partage est la morale de ce récit ardent. » Le Monde des livres« Un émouvant premier roman autour d?une lignée de femmes frondeuses, marquées par le déracinement. » Elle« Un superbe premier roman. » Europe 1« Une réussite. » Causette Notes Biographiques : Olivia Ruiz est auteure, compositrice et interprète. D?origine espagnole, elle a grandi à Marseillette. Trois de ses grands-parents ont fui la guerre civile mais n?en ont jamais parlé. De ce silence est né son premier roman, La commode aux tiroirs de couleurs.EpuiséVOIR PRODUIT21,40 €
