
Naissance de l'idéologie fasciste
De toutes les grandes idéologies du XXe siècle, la fasciste est la seule à naître avec le siècle. Troisième voie entre le libéralisme et le socialisme marxiste, elle propose une autre solution aux problèmes que posent la révolution technique et la révolution intellectuelle à la société européenne du tournant du siècle. Cette idéologie a nourri un projet non conformiste, avant-gardiste et révolutionnaire, capable de monter à l'assaut de l'ordre établi et de concurrencer efficacement le marxisme dans l'esprit et la faveur des intellectuels aussi bien que des masses. Le berceau du fascisme, c'est en France qu'on le trouve, dans le nationalisme intégral, la droite révolutionnaire, mais aussi le révisionnisme révolutionnaire sorélien, composante première du fascisme. Lancé en France, le révisionnisme révolutionnaire devient en Italie une force intellectuelle, politique et sociale. Alliés aux nationalistes et aux futuristes, les révisionnistes révolutionnaires italiens trouvent, en été 1914, les troupes, les conditions et le chef qui leur permettront de transformer en force historique la longue incubation intellectuelle commencée au début du siècle.
| Nombre de pages | 556 |
|---|---|
| Date de parution | 07/05/2010 |
| Poids | 286g |
| Largeur | 108mm |
| EAN | 9782070318193 |
|---|---|
| Titre | Naissance de l'idéologie fasciste |
| Auteur | Sternhell Zeev ; Sznajder Mario ; Ashéri Maia |
| Editeur | FOLIO |
| Largeur | 108 |
| Poids | 286 |
| Date de parution | 20100507 |
| Nombre de pages | 556,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les anti-lumières. Une tradition du XVIIIe siècle à la guerre froide, Edition revue et augmentée
Sternhell ZeevContre les Lumières et leurs valeurs universelles qui régissent encore les sociétés démocratiques, s'est dressée, du XVIIIe siècle à aujourd'hui, une autre tradition. Cette modernité se veut alternative et mène la guerre grâce à une argumentation rendue cohérente par le fait que tous ses partisans se lisent les uns les autres avec une grande attention et constituent son corpus. Taine écrit sur Burke et Carlyle, Meinecke sur Burke et Herder, lequel, pour Renan, est le "penseur-roi", Maistre suit Burke et il est lui-même suivi par Maurras, Sorel attaque les Lumières avec une hargne égale à celle de Maurras. Développant la pensée de Herder, Spengler forge le concept de l'imperméabilité des cultures; poursuivant les analyses de Herder, Isaiah Berlin écrit sur Vico avec un ravissement semblable à celui de Croce. Subissant l'influence de Meinecke, il ajoute dans la seconde moitié du XXe siècle un maillon à la culture politique des anti-Lumières. Preuve est donc faite que les maux contre lesquels ont combattu les Lumières sont de toutes les époques: pour éviter à l'homme du XXIe siècle de sombrer dans un nouvel âge glacé du conformisme, la vision prospective d'un individu maître de son présent, sinon de son avenir, demeure irremplaçable.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER15,50 € -

Ni droite ni gauche . L'idéologie fasciste en France, 4e édition revue et augmentée
Sternhell ZeevRarement livre aura à ce point été au coeur de tous les grands débats politiques et intellectuels depuis sa parution en 1983. Le Journal of Modern History constatait que « peu nombreux sont les livres consacrés à l'histoire de l'Europe qui ait provoqué un choc et une controverse comparable ». Depuis lors, malgré la virulence du front du refus opposé dès sa parution par des historiens de Sciences Po, il a fait l'objet de nombreuses rééditions, chaque fois enrichies de nouveaux matériaux, et il s'est imposé comme une des références majeures pour l'histoire du fascisme et de la catastrophe européenne du XXe siècle. De quoi s'agit-il? René Rémond, avec son schéma des trois droites en France (légitimiste, orléaniste,bonapartiste) a convaincu des générations entières que la France avait été, par sa culturerépublicaine, rationaliste, universaliste et humaniste, immunisée contre le fascisme, en sorte que le régime de Pétain, appuyé sur l'Action française, était un ultime sursaut de la droitelégitimiste.Zeev Sternhell fait exploser littéralement ce mur de l'oubli. D'abord, en révélant, dès le XIXe siècle, l'existence en France d'une droite révolutionnaire, organiciste, particulariste,irrationalisme, antidémocratique et antihumaniste (La Droite révolutionnaire 1885-1914. Les origines françaises du fascisme, Folio histoire n°100). Ensuite, en révélant combien ces racines françaises du fascisme se développent particulièrement dans les années trente, au cours desquelles la révolte intellectuelle contre la République et la démocratie contamine nombre des plus grands esprits, qui, pour la plupart, après des mois, voire des années d'hésitation, rejoindront la Résistance. On ne voudra retenir de leur parcours que ce dernier engagement, afin d'accréditer l'idée que Vichy aurait été un accident de parcours, un accès de fièvre passager. Or, montre Zeev Sternhell, Vichy, régime à beaucoup d'égards plus brutal et sanguinaire que le fascisme italien, est un pur produit de l'histoire nationale, dont l'essence se trouve dans cette droite révolutionnaire qui réussit à légitimer chez les meilleurs esprits l'idée qu'il fallait rejeter la démocratie et inventer une autre forme de communauté nationale. Avec le temps, l'ouverture des archives ou la lecture de textes qui étaient pourtant sous les yeux des historiens français, les thèses de Sternhell l'ont emporté. Mais il n'y eut jusqu'à la justice qui ne s'en mêlât, d'aucuns n'appréciant pas que leurs écrits resurgissent(célèbre entretien avec Hitler présenté comme une force de paix en 1938 par Bertrand de Jouvenel), eux qui, profitant de la Guerre froide, s'étaient reclassés en penseurs de la droite modérée et libérale, pilier idéologique de l'Institut des sciences politiques.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER16,30 € -

LA DROITE REVOLUTIONNAIRE. 1885-1914, Les origines françaises du fascisme
Sternhell ZeevLa droite révolutionnaire est de ces très rares recherches vraiment neuves et incontestablement salutaires. Paru en 1978, l'ouvrage a littéralement miné le sage roman national qui se racontait en France. Celui-ci voulait que, depuis la Révolution, l'histoire de France ait tourné au même régime à trois temps : celui de l'orléanisme (de Louis-Philippe à Valéry Giscard d'Estaing), du bonapartisme (de Napoléon III à Charles de Gaulle) et de la contre-Révolution (de De Maistre à l'extrême droite contemporaine). La conclusion semblait s'imposer d'elle-même : la France avait échappé au virus fasciste. L'ouvrage de Zeev Sternhell, devenu une référence dès sa parution, prouve au contraire que la France non seulement n'a pas échappé à la contamination fasciste (ce que prouvent à l'envi les années trente et certains aspects de Vichy), mais qu'elle fut au foyer de l'idéologie fasciste. De 1885 à 1914, en effet, les théoriciens de la droite révolutionnaire - qui n'était pas la droite contre-révolutionnaire traditionnelle -, posèrent les fondements génétiques du racisme, formulèrent l'association organique du Capital et du Travail, définirent un régime antidémocratique puisant l'autorité dans le culte du chef, élaborèrent la nécessité, pour entretenir l'énergie des masses, de mythes, récits et images destinés à une propagande d'Etat. Des thèses aujourd'hui acceptées par tous, au point que l'ouvrage connaît une forme particulière de postérité : son titre est devenu une expression commune chez les historiens.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER15,50 € -

L'éternel retour. Contre la démocratie, l'idéologie de la décadence
Sternhell ZeevCet ouvrage propose une analyse comparée de la révolte intellectuelle contre l'héritage des Lumières qui s'affirme à la fin du XIXe siècle et au cours de la première moitié du XXe siècle. Ce refus des principes du libéralisme et de la démocratie - le rationalisme, l'utilitarisme, l'optimisme, la philosophie des droits naturels, la foi dans le progrès - imprègne tous les domaines de la vie culturelle de l'époque. Incontestablement, il s'agit d'un phénomène européen général : l'assaut contre les fondements de la modernité s'avère ni moins intense ni moins profond à Paris qu'à Vienne, à Berlin ou dans les grands centres culturels italiens. Ainsi se développe une critique obsessionnelle de la fonction libératrice des Lumières et de la Révolution française. Cette condamnation sans appel de l'universalisme et de l'humanisme du XVIIIe siècle joue un rôle déterminant dans la chute de la démocratie et dans les formes diverses de la "Révolution nationale" qui s'installent en EuropeEpuiséVOIR PRODUIT31,01 €
Du même éditeur
-

Le monde à côté
Chraïbi DrissAprès avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.EpuiséVOIR PRODUIT8,10 € -

Jour de ressac
Kerangal Maylis deOui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.En stockCOMMANDER8,60 € -

Les marécages
Lansdale Joe R. ; Blanc BernardDans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.EpuiséVOIR PRODUIT10,50 € -

Hurlevent
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle JacqueEmily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper PowysEpuiséVOIR PRODUIT8,60 €
