
Les femmes de Lazare
Stepnova Marina ; Kreise Bernard
10 X 18
9,50 €
Epuisé
EAN :
9782264066442
Moscou, 1918. A son arrivée dans la capitale, Lazare Lindt, étudiant prodige et sans le sou, est recueilli par son professeur de sciences. Très vite il devient le fils spirituel dont Serguéï et son épouse Maroussia n'osaient plus rêver. Ce n'est qu'après la mort de la femme de son mentor, dont il était secrètement amoureux, que Lazare rencontre Galina, une ravissante idiote qu'il épouse de force. Désormais, devenu le plus grand scientifique du pays, rien ni personne ne lui résiste. Sauf peut-être Galina, qui de son côté voue une haine féroce à son mari comme à leur enfant, et, bien des années plus tard, à leur petite-fille Lidia.
| Nombre de pages | 527 |
|---|---|
| Date de parution | 04/02/2016 |
| Poids | 285g |
| Largeur | 110mm |
Plus d'informations
| EAN | 9782264066442 |
|---|---|
| Titre | Les femmes de Lazare |
| Auteur | Stepnova Marina ; Kreise Bernard |
| Editeur | 10 X 18 |
| Largeur | 110 |
| Poids | 285 |
| Date de parution | 20160204 |
| Nombre de pages | 527,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapidité Commandé avant 16h livré demain
Économique et pratique Livraison dès 3,90 €
Facile et sans frais Retrait gratuit en magasin
Du même auteur
-

Les femmes de Lazare
Stepnova Marina ; Kreise BernardExtrait Pralinette En 1985, Lidotchka fêta ses cinq ans, et sa vie partit à vau-l'eau. Lidotchka et sa vie ne se croisèrent plus jamais de la même façon, et l'une et l'autre durent conserver, pressés contre l'oreille pour en percevoir la rumeur lointaine, les éclats des souvenirs lisses, salés et mouillés de leur dernier été de bonheur. La mer Noire (noire parce qu'on ne peut jamais s'y laver les mains, n'est-ce pas ?), un hôtel-club qui évoque des boîtes d'allumettes dispersées çà et là, une plage émaillée de gobelets en carton ramolli qui ont contenu des glaces aux fruits et aux baies (papa disait : «Les fruits, c'est bon pour la santé.»), de corps immenses, embrasés. Le parcours matinal pour rejoindre l'espace minuscule sur lequel on a jeté son dévolu, le cheminement précautionneux afin que son pied ou sa serviette n'accroche pas des chairs étrangères, exubérantes et au repos. Lidotchka perdait tout de suite patience, et à peine sa maman se détournait-elle un seul instant, vers une voisine de table du restaurant ou vers le marchand ambulant de barbe à papa prohibée, que Lidotchka s'arrachait de la sévère laisse visuelle qui la retenait, et foulait sans discernement le sable de ses pieds potelés pour se jeter dans la mer en glapissant d'une voix perçante. Inquiets comme des phoques, les estivants se soulevaient, ils secouaient de leurs bourrelets humides et de leurs replis synthétiques les grains de sable du matin aussi gros que de l'orge perlé, ils souriaient en réponse aux lamentations d'excuses des parents. - C'est rien, qu'elle s'amuse, cette gosse ! Ah, comme elle gambade, cette petite délurée ! - Vous comprenez, c'est la première fois qu'elle vient avec nous à la mer... - Et vous, vous êtes d'où ... - De N-sk. - Eh bien dites donc, c'est que vous en avez fait du chemin ! Nous, on est de Krivoï Rog, on a obtenu des bons de vacances de l'usine, hein, Mania ... Celle-ci acquiesçait en remuant d'un air guilleret les lèvres de sa bouche affable, généreusement farcie d'or fin, et rassemblait en un tas toutes ses frusques pour que papa puisse étaler plus commodément sa serviette. - Vous séjournez à la Maison du Soleil ... - Oui, oui. Maman s'extrayait à la hâte de sa robe sans manches dont elle faisait crépiter comme des étincelles la soie artificielle et craquer les coutures. - Nous, on est au Drapeau Rouge. Ravis de vous connaître ! Une amitié aurait pu s'enflammer pour de nombreuses années, accompagnée de cartes postales les jours de fête légale et de visites réciproques en traversant tout le pays, s'il n'y avait eu la canicule et Lidotchka, dorée, tonitruante, lisse et pétillante au milieu du léger ressac de cette multitude. Maman était absolument incapable de la quitter du regard, ni pour une tranche de pastèque fraîche et embuée qui craque suavement sous le canif vorace d'un pacifique prolétaire de Krivoï Rog, ni pour se tourner vers l'éternel «idiot» de la plage («Permettez, on a quoi en main ? Des atouts ? Non, la dernière fois on avait des coeurs !»), ni pour tendre l'oreille aux filandreux monologues sans fin venus d'une existence inconnue et alléchante.EpuiséVOIR PRODUIT21,90 € -

Leçons d'Italie
Stepnova Marina ; Kreise BernardIvan Serguéïevitch Ogariov est médecin. Médecin, un point c'est tout. Après une enfance difficile, vécue dans l'ombre, d'un père violent et d'une mère effacée, puis un service militaire traumatisant, Ogariov, marié presque malgré lui, sombre dans une, vie ennuyeuse, à la morosité toute soviétique. Cette existence si réglée et sans saveur est bouleversée par sa rencontre avec ; Malia, ardente jeune femme de vingt-quatre ans. Leur folle histoire d'amour sort Ogariov de sa torpeur et le projette dans une relation passionnelle où seuls comptent la poésie, le plaisir de la gastronomie, l'amour et l'Italie. Il tire un trait définitif sur son mariage et quitte son travail. Las de son pays natal auquel il restera à jamais étranger, il voyage et s'adonne enfin au bonheur. Mais alors qu'Ivan est déterminé à protéger sa vie avec Malia, la jeune femme, elle, a une idée bien différente en tête.EpuiséVOIR PRODUIT20,90 €
Du même éditeur
-

Le testament de Sully
Russo Richard ; Esch JeanImpregné d'humour et d'humanité, Le testament de Sully dessine le portrait d'une Amérique qui a du plomb dans l'aile. Sur le tabouret que Sully occupait au bar du Horse est désormais assis son fils Peter, professeur d'université encore aux prises avec cet héritage écrasant lorsque son propre rejeton, Thomas, refait surface après des années de séparation. C'est aussi au Horse que Doug Raymer, ancien chef de la police de North Bath, et Charice Bond, fraîchement nommée à la tête de la police de Schuyler, se retrouvent un samedi soir après la découverte d'un corps en décomposition dans la salle de bal du Sans Souci, hôtel abandonné situé à la limite entre les deux villes. Au Horse, toujours, que Janey fait des extras pour arrondir ses fins de mois et sortir de l'ornière. Ne serait-il pas temps de mettre fin à ses relations toxiques avec les hommes et de pardonner à sa mère, Ruth, son ancienne liaison avec Sully ? Tandis que dehors un ballet de chasse-neige, de dépanneuses et d'ambulances sillonne la ville, tout ce petit monde se demande qui a bien pu disparaître sans que personne s'en rende compte.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,90 € -

La mort de Jim Loney
Welch James« La Mort de Jim Loney qui suit l'Hiver dans le sang (10/18, n° 2460) est l'histoire d'un Indien métis qui, dans un bled perdu du Montana, erre à la recherche d'un père disparu, de ses souvenirs en fuite et d'un sens à sa vie. Une quête désespérante et d'avance perdue, comme le regard d'une femme croisée dans un cimetière, et qui "nous fait, dit Jim Harrison, l'effet d'une balle reçue en plein coeur'. » - Sylvie Genevoix, Page « La réalité décrite par ce roman est bien plus obsédante que le destin de ses personnages. C'est elle qui envoûte le lecteur et lui serre le coeur pour longtemps ». - Patrick Raynal, Le Monde "EpuiséVOIR PRODUIT8,10 € -

Only Lovers Left Alive
Wallis Dave ; Sfez SamuelUn texte culte enfin disponible, aussi puissant qu' Orange mécanique . Angleterre, 1960. Les adultes victimes d'une vague de suicide laissent les adolescents livrés à eux-mêmes. Kathie, Ernie et une bande tentent de survivre dans un monde désolé en proie à la violence et d'atteindre le nord du pays. Angleterre, années 1960. Sans doute désespérés par l'état du monde qu'ils laissent à leurs enfants, les adultes sont touchés par une vague inédite de dépressions. Rapidement, les suicides se multiplient de façon incontrôlable. Peu à peu livrés à eux-mêmes, les adolescents sont maintenant libres de faire ce qui leur plait. Des gangs de jeunes s'abandonnent à des orgies dans des appartements désertés, d'autres errent dans un Londres en pleine décomposition, pillant à leur gré les magasins. Kathie, Ernie et leur bande essaient de survivre dans ce monde de plus désolé ou la violence s'est installée. Bientôt, ils décident de quitter cette jungle urbaine pour gagner le nord du pays. Interdit en Irlande pour nihilisme lors de sa publication en 1966, ce roman culte par excellence a été encensé par les plus grandes figures de la pop culture, de Jim Morrison à Jim Jarmusch. Il aurait dû être la première aventure cinématographique des Rolling Stones, qui en avaient confiés l'adaptation à Nicholas Ray. Tout aussi dérangeant qu' Orange mécanique , il est à mettre aux côtés du roman d'Anthony Burgess pour sa puissance visionnaire rarement égalée. Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Samuel Sfez " Une étonnante dystopie " TransfugeEn stockCOMMANDER8,60 € -

Tant que fleuriront les citronniers
Katouh Zoulfa ; Guitton AnneSalama, brillante étudiante, voit sa vie bouleversée par la révolution syrienne et se retrouve tiraillée entre l'envie d'aider son pays et la tentation de fuir pour mettre la famille qui lui reste à l'abri… Poignant destin de femme, histoire de guerre, histoire d'amour, le livre phénomène qui a conquis des centaines de milliers de lecteurs.Salama Kassab, 18 ans, avait la vie devant elle, quand la révolution a commencé en Syrie et quand les combats lui ont tout pris : sa famille, son avenir de pharmacienne. Il ne lui reste plus que Layla, sa belle-sœur enceinte, et sa conviction de pouvoir aider son pays grâce à son travail bénévole à l'hôpital. Mais elle est tiraillée entre l'envie de se rendre utile, et celle de mettre Layla à l'abri. Au moment où elle se résigne finalement à fuir la Syrie, une rencontre avec un jeune militant plein d'espoir va tout remettre en cause.Traduit de l'anglais par Anne GuittonEn stockCOMMANDER9,20 €
