Le dopage sans duperie. Essai sur le sport augmenté
Steiner Pierre
ENCRE MARINE
24,99 €
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EAN :9782350881072
Se doper, dans le sport, c'est avoir recours à des produits dont l'usage est interdit par un règlement. Mais en deçà de ces règlements, existe-t-il des principes ou des valeurs en vertu desquels l'usage de ces produits constituerait nécessairement un crime moral, une forme de tricherie, ou un danger sanitaire ? Cet essai développe une réponse négative à cette question, et propose ainsi une déconstruction des principes hygiénistes, égalitaristes et naturalistes qui sont presque toujours invoqués pour justifier le caractère nécessaire de la lutte contre le dopage. Rien ne nous empêche alors d'imaginer l'émergence de nouveaux types de sports professionnels, fonctionnant à partir d'une législation anti-dopage minimale, voire inexistante. Plus généralement, la question du dopage sportif permet de concevoir et de problématiser à nouveaux frais les rapports que nous entretenons avec les techniques d'augmentation de la performance.
Nombre de pages
207
Date de parution
12/09/2016
Poids
160g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782350881072
Titre
Le dopage sans duperie. Essai sur le sport augmenté
Auteur
Steiner Pierre
Editeur
ENCRE MARINE
Largeur
115
Poids
160
Date de parution
20160912
Nombre de pages
207,00 €
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Résumé : Nos pensées auraient le pouvoir de viser le monde ? Dans ce livre, Pierre Steiner mobilise les ressources du pragmatisme et de la philosophie des techniques pour développer l'idée que nos pensées ne visent pas le monde mais y sont inscrites. Un ouvrage qui fera date. Les principales traditions philosophiques actuelles ont en commun le présupposé que l'esprit serait comme un archer qui aurait le pouvoir, par la pensée, de " viser le monde " ce que l'on nomme " intentionnalité ", et l'idée que les techniques ne sont que des applications de la pensée. Contre ces présupposé, l'auteur propose une relecture critique de l'histoire de la philosophie, notamment de l'intentionnalité, ainsi qu'une reconsidération de la nature technique de notre intelligence. Une pensée est un acte qui nous engage dans une situation et les concepts ne sont pas des représentations mais des techniques d'usage de signes En dialoguant rigoureusement avec la phénoménologie et la philosophie analytique du langage et de l'esprit, mais aussi avec les sciences cognitives, l'auteur combine dans cet ouvrage archéologie historique, discussion critique et positionnement nouveau. Par son ambition, son originalité et l'ampleur des auteurs discutés, cet ouvrage marquera les études historiques et critiques sur la pensée.
Biographie de l'auteur Docteur honoris causa de nombreuses universités, professeur honoraire à Cambridge, il a enseigné la littérature dans les universités du monde entier. Son uvre variée, qui touche essentiellement trois domaines, la philosophie, la critique littéraire, la littérature, a été couronnée par de nombreux prix.
Résumé : Les livres sont notre mot de passe pour devenir plus que nous ne sommes. Leur capacité de produire cette transcendance a suscité des discussions, des allégorisations et des déconstructions sans fin. La rencontre avec le livre, comme avec l'homme ou la femme, qui va changer notre vie, souvent dans un instant de reconnaissance qui s'ignore, peut être par hasard. Le texte qui nous convertira à une foi, nous ralliera à une idéologie, donnera à notre existence une fin et un critère, pouvait nous attendre au rayon des occasions, des livres défraîchis, des soldes. Il peut se trouver, poussiéreux et oublié, sur un rayon juste à côté du volume que nous cherchons. G. S.
Les praticiens l'ont toujours su. Dans toute philosophie, concédait Sartre, il y a "une prose littéraire cachée". Ce qu'on a moins élucidé, c'est la pression formatrice incessante des formes du discours, du style, sur les programmes philosophiques et métaphysiques. A quels égards une proposition philosophique, même dans la nudité de la logique de Frege, est-elle une rhétorique? Veut-on dissocier un système cognitif ou épistémologique de ses conventions stylistiques, des genres d'expression qui prévalent ou sont contestés à l'époque ou dans le milieu qui sont les siens? Dans quelle mesure les métaphysiques de Descartes, Spinoza ou Leibniz sont-elles conditionnées par les éléments constituants et l'autorité sous-jacente d'une latinité partiellement artificielle au sein de l'Europe moderne? Quand, tels Nietzsche et Heidegger, le philosophe entreprend d'assembler une langue nouvelle, son idiolecte propre à son dessein est lui-même saturé par le contexte oratoire, familier ou esthétique. L'association étroite de la musique et de la poésie est un lien commun, toutes deux partageant les catégories du rythme, du phrasé, de la cadence, de la sonorité, de l'intonation et de la mesure. "La musique de la poésie" est exactement cela. Y aurait-il, en un sens apparenté, "une poésie, une musique de la pensée" plus profonde que celle qui s'attaque aux usages extérieurs de la langue, au style? Ces aspects de la "stylisation" de certains textes philosophiques, de l'engendrement de ces textes via des outils et des modes littéraires, George Steiner nous les restitue dans son souci d'"écouter plus attentivement".