Le public de langue française vient de découvrir enfin Wallace Stegner (1904-1993) en lisant Vue cavalière (Phébus, 1998), le roman qui lui avait valu en 1976 le National Book Award. Aux yeux des écrivains regroupés sous la libre bannière de l'école dite du Montana (ou du Missoula), cet Américain inclassable demeure la figure centrale - une sorte de père spirituel désenchanté - de la nouvelle littérature de l'Ouest. Un Ouest qui décline, entre humour, amertume et résignation, tous ses rêves de liberté mise à mal : un peu à la façon des héros de Conrad, fossoyeurs d'une aventure assassinée par le conformisme du troupeau. Un couple des années 70 (c'est celui de Vue cavalière, quelques années plus tôt), fatigué de l'Amérique civilisée, s'en va planter sa tente dans un trou perdu de Californie, espérant y trouver un peu de paix et de silence. Le malheur est qu'ils ne sont pas les seuls à avoir eu cette idée, et qu'il n'est jamais facile, où qu'on soit, de voisiner avec ses congénères. Car les formes les plus sophistiquées de l'aliénation s'acclimatent partout, même au désert. L'on croit avoir fait le tour des choses, s'être déshabillé de l'idéologie, de la mondanité, l'on croit avoir enfin trempé son âme, et voilà qu'un retour de jeunesse vous fait fondre comme neige au soleil. Surtout quand l'amour, celui qu'on n'a pas su donner, celui dont on se sent indigne, celui auquel on continue d'aspirer contre toute raison, vous est tout ensemble offert et retiré. Le cri de l'enfant qu'on était hier, de l'enfant puni qu'on est resté en cachette, a beau monter en vous - " Je ne le referai plus ! " - il est trop tard. On souffre, on enrage, on voudrait pleurer, et 'puis un soupçon vous vient : et si cette contradiction, insupportable, s'appelait la vie, tout simplement ? La vie obstinément. Stegner n'est pas loin d'être ici à son plus haut. Conclusion du Washington Post: " L'un des plus grands écrivains de cette fin de siècle. "
Nombre de pages
341
Date de parution
16/04/1999
Poids
345g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782859405779
Titre
La vie obstinée
Auteur
Stegner Wallace
Editeur
PHEBUS
Largeur
140
Poids
345
Date de parution
19990416
Nombre de pages
341,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Joe Allston, ex-agent littéraire new-yorkais, tourne en rond dans sa retraite californienne. Un jour qu'il s'apitoie sur lui-même, il reçoit une carte postale d'une vieille connaissance, et des souvenirs enfuis le transportent au Danemark vingt ans plus tôt. Un voyage dans la mémoire que Ruth, son épouse depuis un demi-siècle, décide de partager avec lui. Il plonge alors dans son passé, revoit ceux qu'il a perdus, et s'interroge sur la vie qu'il aurait eue s'il avait osé faire d'autres choix. Cette Odyssée intérieure l'aidera-t-elle à faire la part des choses ? Pourra-t-il enfin être plus qu'un simple spectateur de sa propre existence ... Un livre sur la mémoire et le temps retrouvé, récompensé par le National Book Award.
Entre souvenirs et réflexions sur la nature, Wallace Stegner, écrivain majeur de l'Ouest américain, livre un témoignage sur le monde aujourd'hui évanoui qui a inspiré l'ensemble de son oeuvre. C'est le monde de son enfance, celui des prairies du Montana et du Dakota, qui lui a appris à tendre l'oreille au bruit de l'eau des montagnes et à respecter la beauté immaculée de ses paysages. Ces lettres engagées transmettent ainsi la mémoire des hommes et des femmes qui ont fait l'Amérique d'aujourd'hui, guidés par des valeurs héroïques comme la grandeur d'âme ou la dignité.
Un vieil historien ronchon, unijambiste et condamné au fauteuil roulant, plaqué au surplus par sa douce, s'occupe à trier des archives de famille pour tenter de conjurer comme il peut la mort qui guette au prochain tournant - ou à celui d'après si l'on veut rester optimiste. C'est ainsi qu'il va tomber sur des lettres laissées par sa grand-mère, une jeune femme des années 1860 qui parcourt l'Ouest sauvage à la suite de son prospecteur de mari - et dont la vie, passée au milieu de paysages grandioses, ne sera qu'une suite (plutôt mouvementée) de dégringolades et de désillusions... Publié en 1971, couronné par le prix Pulitzer, Angle d'équilibre a été rangé par le New York Times dans sa sélection des "100 meilleurs romans du siècle".
Pour les écrivains américains informellement regroupés sous la bannière de l'école dite du Montana (ou de Missoula), et surtout aux yeux de Jim Harrison et de Thomas McGuane, Wallace Stegner (1904-1993) demeure la figure centrale - une manière de père spirituel - de la nouvelle littérature de l'Ouest. Publié en 1976 ? Vue Cavalière (The Spectator Bird), qui valut au romancier, quelques mois après sa parution, d'être couronné par le prestigieux National Book Award, est une méditation amère sur la difficulté qu'il y a à vivre "dans le temps " - et sans doute la meilleure introduction possible à l'?uvre de Stegner, laquelle est lue aujourd'hui dans le monde entier... Sauf en France. Un homme qui a le plus clair de sa vie derrière lui, et à qui presque tout semble avoir réussi, rouvre les pages d'un journal intime qu'il a tenu bien des années plus tôt à l'occasion d'un voyage en Europe, et y trouve la preuve de ce qu'il ne peut s'empêcher de considérer comme son échec : il se rend compte qu'il a passé à côté de l'essentiel, ses diverses activités ne lui ayant permis, au mieux, que de tuer le temps. Derrière ces notes jetées autrefois sur le papier bouge encore le grand rêve de liberté qu'il a enterré au fond de son c?ur, tandis que lui reviennent en mémoire les mille renoncements à cette même liberté qui ont formé le tissu ordinaire de ses jours. Avec lui, et avec Ruth, sa femme complice de toujours, nous lisons - nous relisons - cette chronique du désenchantement. Le présent regimbe à la mise au jour de ce passé qui le disqualifie. Le vieux couple, ébranlé par cette évocation décidément dure à avaler ? s'interroge et doute. La vie, à l'instant d'en finir s'insurge et proteste, consciente pourtant que les jeux sont faits. Dérisoire sursaut de la liberté captive - mais notre seule grandeur n'est-elle pas taillée à l'aune de cet inutile combat ? L'on voudrait faire ce livre à tous ceux qui pensent que la littérature américaine fait bon marché de la subtilité des sentiments.
Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.4e de couverture : Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.Notes Biographiques : Née en 1965, diplômée de l'école des écrivains de Copenhague, Helle Helle rencontre le succès dès ses premiers livres. Traduite en plus de vingt langues, au programme des lycées et de l'université, récipiendaire de la plupart des grands prix danois et scandinaves, elle est l'une des figures majeures de la scène littéraire nordique
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).
Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.