Frontières en tous genres. Cloisonnement spatial et constructions identitaires
Staszak Jean-François
PU RENNES
22,00 €
Impression à la demande
EAN :9782753559035
Ce livre est destiné aux étudiants et étudiantes de premier cycle en sciences sociales et à toute personne intéressée par l'organisation sociale et spatiale du Monde et par ses discontinuités. Il porte sur le rôle des frontières dans les constructions identitaires. Son hypothèse centrale : beaucoup de groupes ne préexistent pas aux frontières qui semblent les séparer. Elles ne viennent pas entériner un ordre antérieur : ce sont les frontières, qui, par leurs inscriptions, leurs représentations, leurs usages, cloisonnent l'espace, différencient et souvent opposent les groupes concernés. L'ouvrage présente l'originalité de montrer ce processus de cloisonnement à l'oeuvre à différentes échelles : de la distinction des genres de part et d'autre de la limite entre l'espace domestique et l'espace public à la distribution des "races" par continents, en passant bien sûr par la détermination des nations par des frontières interétatiques. Autre particularité de ce livre : il est illustré d'images de toutes sortes, de la carte postale au dessin de presse en passant par la peinture de genre. Elles y sont mobilisées pour témoigner des imaginaires géographiques dont elles sont le reflet, mais aussi la matrice. Elles jouent un rôle actif dans la mise en place des frontières et dans les constructions identitaires. Ce livre propose d'analyser la dimension spatiale des sociétés humaines dans une optique résolument constructiviste et transdisciplinaire. Elle enracine l'analyse dans les imaginaires géographiques et les rapports de pouvoir, faisant toute leur place aux enjeux de genre et postcoloniaux et mettant l'accent sur la performativité des dispositifs spatiaux. La déconstruction des catégories spatiales et sociales opérée par ce livre conduit à dénaturaliser et défétichiser les frontières et les collectifs sociaux qui leur sont liés. Il plaide en ce sens pour un décloisonnement et une décrispation identitaire.
Nombre de pages
211
Date de parution
02/11/2017
Poids
501g
Largeur
164mm
Plus d'informations
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EAN
9782753559035
Titre
Frontières en tous genres. Cloisonnement spatial et constructions identitaires
Auteur
Staszak Jean-François
Editeur
PU RENNES
Largeur
164
Poids
501
Date de parution
20171102
Nombre de pages
211,00 €
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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