« J adore ce livre. C est drôle, sensible, audacieux et tout sonne juste. Qu elle est bienvenue cette voix qui s élève parmi lesgrands! Sa a Stani i. Ou Sasha Stanishitch. Nous ferions mieux d apprendre à prononcer son nom car il est là pour long-temps. » Colum McCannAleksandar grandit près de Vi egrad, dans ce qui est encore la Yougoslavie, quand se produit un drame: la mortde son grand-père Slavko. Celui dont les récits légendaires du communisme l ont enchanté, et auquel il a fait leserment de transformer la réalité en histoires, l enfant espère jusqu au bout le réveiller. Son grand-père adoré n a-t-il pas fait de lui un magicien?Mais il faudra que les pouvoirs d Aleksandar soient grands car la guerre est proche. Viendront le temps de l exil etd une intégration diffi cile dans l Allemagne des années 1990, obsédée par le productivisme et le coût de la réuni-fi cation.L évocation inoubliable d une guerre qui s est jouée tout près de nos frontières, dans l indiff érence et l incompré-hension générales. Le destin d une famille aux personnages picaresques. Le regard d un enfant, plus préoccupé desmalheurs de ses proches, de l issue d un match de football, de ses premières amours, que de l avenir de son paysmais dont le récit spontané souligne la violence avec laquelle la guerre fait irruption dans le quotidien.Puis Aleksandar grandit et dès que l occasion lui est donnée d écrire, il ne cessera d évoquer son enfance et le souve-nir de son pays perdu. Le lecteur assiste alors à la naissance d un prodigieux écrivain pour son plus grand plaisir. Biographie de l'auteur Né en 1978, de mère bosniaque et de père serbe, Sa a Stani i a quatorze ans quand il doit fuir la ville de Vi egrad,alors que la guerre embrase la Yougoslavie. Il se réfugie avec ses parents en Allemagne, où il choisira de rester aprèsleur départ vers les États-Unis, alors qu il a tout juste dix-sept ans. La beauté des images et la force de l écriture dece premier roman, Le soldat et le gramophone, démontrent que la langue et la littérature peuvent devenir la terrepromise d un apatride.
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Nombre de pages
375
Date de parution
20/08/2008
Poids
440g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782234060203
Titre
Le soldat et le gramophone
Auteur
Stanisic Sasa ; Toraille Françoise
Editeur
STOCK
Largeur
140
Poids
440
Date de parution
20080820
Nombre de pages
375,00 €
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Résumé : Sasa Stanisic est né en 1978 à Visegrad, en Yougoslavie. C'est inscrit noir sur blanc sur son acte de naissance. Pourtant il n'y a pas vécu longtemps, puisqu'il a dû fuir pour l'Allemagne en 1992. Il arrive avec sa famille à Heidelberg, où il devient un étranger avec ce qu'il faut d'humiliations, de déracinements mais aussi d'amour. D'amour, puisque c'est grâce à la littérature allemande que Sasa deviendra écrivain. Dans ce texte libre, vif et poétique, Sasa Stanisic, en conteur sans pareil, vagabonde dans sa mémoire pour tenter de créer ses propres origines, celles qui lui ont un jour permis de déclarer à la rubrique "métier" du formulaire de demande de titre de séjour : "écrivain".
Résumé : " Il y a quelque chose d?intime et de beau à écrire pour la scène. Cela s?inscrit dans l?acte de transformation ? quand vos idées, vos pensées vont être ?dites? (dansées, chantées) par d?autres, des gens que vous n?avez jamais rencontrés, par des étrangers qui ne vous connaissent pas mais qui connaissent vos mots, qui essaient de les interpréter en même temps que votre monde. Cela devient d?autant plus intime et fascinant quand ces idées et ces pensées ont une forte origine autobiographique, ce qui est le cas dans ?Le Soldat?. " Sa?a Stani?icOn se souvient du Soldat et le gramophone, premier roman mettant en scène le jeune Aleksandar dans une Yougoslavie bousculée par la guerre, traduit dans une trentaine de langues et qui fut un succès mondial. Sa?a Stani?ic revient avec la pièce de théâtre adaptée du roman. Reprenant le texte, il reconstruit une autre logique : celle de l?instant théâtral. Le roman, composé en cercles concentriques, menait le lecteur du drame privé ? la mort du grand-père chéri, ouverture du roman ? au drame collectif ? la guerre, suivie par l?exil, et l?interrogation de l?adulte sur l?impossible retour au pays natal disparu. Des destins individuels s?entrelaçaient pour construire une fresque aux multiples facettes. Dans la pièce tirée de ce roman, Sa?a Stani?ic recompose une chronologie linéaire, et permet à la densité du roman de s?incarner à travers les différents personnages qui prennent tour à tour la parole.
Résumé : C'est la nuit à Fürstenfelde, avant la fête de la Sainte-Anne. Le village se couche de bonne heure. A l'exception du passeur, il est mort. Madame Kranz, l'artiste peintre locale, ambitionne quant à elle de réaliser son premier tableau nocturne. Le sonneur et son apprenti veulent sonner les cloches. Monsieur Schramm, ancien lieutenant-colonel de l'Armée nationale populaire, puis garde forestier, n'a pas encore décidé s'il allait acheter des cigarettes ou se mettre une balle dans le crâne. Ils ont tous une mission à accomplir avant la fin de la nuit. Ils composent d'une voix ce roman, la mosaïque d'un village avec ses habitants de longue date et ses nouveaux venus, les morts et les vivants, les artisans, étudiants et chômeurs en T-shirt... Un festival. traduit de l'allemand par Françoise Toraille.
Résumé : Demain, c'est la fête de la Sainte-Anne à Fürstenfelde, une bourgade d'Allemagne de l'Est. Les villageois se couchent tôt. A l'exception du passeur - il est mort -, de Mme Kranz, l'artiste peintre, qui ambitionne de réaliser son premier tableau nocturne, et de M.Schramm, ancien lieutenant-colonel de l'Armée nationale populaire, qui hésite entre s'acheter des cigarettes et se mettre une balle dans le crâne. D'autres encore se refusent au sommeil. Tous ont une mission à accomplir avant la fin de la nuit. Ils composent d'une voix ce roman, la mosaïque d'un village, avec ses habitants de longue date et ses nouveaux venus, ses ancêtres, son passé, ses légendes. Une magie qui relève des fabliaux du Moyen Age, un livre à la fois poétique et politique sur les oubliés de l'Histoire.
Le vendredi 12 août 2022, au bout d'une vallée étincelante dans la province de Bolzano, un couple affranchi de toute contrainte s'envole l'un à la suite de l'autre, en parapente. Cédric et Mathilde, deux passionnés de montagne, ont mille fois fait le geste de se jeter dans l'air pur. Cédric se tourne, il ne voit plus Mathilde. Dans le halètement des minutes incertaines le menant jusqu'au lieu de la chute, seules des questions. A-t-elle survécu ? Que faire ? Découpé en scènes à suspense, ce récit qui vous saisit à la gorge est roman-vrai d'un couple à l'unisson de son désir de liberté et mémoire d'une reconstruction qui prendra plusieurs années. Mathilde doit tout réapprendre. C'est une page blanche que l'amour imbibe, sur laquelle s'écrit une existence à réinventer et qui nous interroge. Tandis que l'autre renaît, qu'est-ce qui meurt en soi ? Comment ensemble se reconstruire ? Ode à la beauté de l'instant, ce livre puissant est avant tout un hymne à la vie.
Une nuit, dans notre bicoque sur la plage, j'ai fait un drôle de cauchemar. La mort contournait la moustiquaire et tentait perfidement de s'introduire dans notre lit. Elle attendait tapie dans l'ombre que je m'endorme pour s'infiltrer et prendre Pauline. C'était elle qu'elle voulait. Elle s'en fichait de moi. Je lui mettais des bâtons dans les roues. Ca ne lui plaisait pas. Je passais la nuit à monter la garde. La mort était mécontente. Au petit matin, je m'étais assoupie, elle était venue souffler près de mon visage. Elle avait murmuré quelque chose, mais je n'avais pas compris quoi. Elle parlait latin ou suédois. Juste pour me faire chier". Premier roman virtuose, Toutes les vies est le récit d'une histoire d'amour sublime, d'un deuil impossible et d'une quête spirituelle qui sauve.
Est-ce que tu me vois, maman ? J'ai deux crédits à la banque, deux enfants que j'étouffe, quatre chats dont deux débiles et une estropiée, des rides en pattes d'araignée autour des yeux et des oignons aux pieds, le même amoureux qui me supporte et tient bon depuis vingt ans, quelle dinguerie, je ne suis ni parfaitement féministe, ni tout à fait écologiste, ni vraiment révoltée, pas encore alcoolique, plus du tout droguée, j'ai un abonnement à la gym, une carte de métro et une autre du Carrefour Market, je ne me fais pas les ongles, je ne me coiffe ni ne me teins les cheveux, je mets du rouge à lèvres une fois par an et surtout sur les dents, je suis toujours aussi raisonnable, aussi peu fantaisiste : je mets beaucoup d'énergie à essayer de ne pas te ressembler, maman. Je n'ai pas pu être une enfant et je ne sais pas être une adulte."
Le narrateur, un dénommé Julian, nous prévient dès les premières pages : il y aura bien une histoire dans ce livre. Une histoire d'amour, celle de deux amis d'université qui se sont aimés puis séparés dans les années 1960. Quarante ans plus tard, Julian tente à nouveau de les réunir. Départ(s), c'est aussi une réflexion sur la nature malicieuse de la mémoire, le temps qui passe, la place du bonheur dans nos vies et quand vient le temps de dire au revoir. Julian Barnes, l'un de nos plus grands romanciers contemporains, signe un roman perçant sur le lien entre fiction et réalité, entre chance et destin. Traduit de l'anglais par Jean-Pierre Aoustin