Le sapin jaune La couronne disparue Qui court le plus vite? Réunis sous un seul et même coffret, ces trois titres de l'illustratrice allemande Katrin Stangl sont le résultat d'un travail original sur de courtes histoires aux allures de contes. Trois histoires indépendantes de Moni Bramm, naïves et décousues, qui ont la force et l'impertinence des réparties enfantines; et qui ne renient en rien l'art du « non-sense ». L'évidence côtoie l'absurde dans ces récits d'enfant. Katrin Stangl accompagne ce travail de linogravures et démontre une fois de plus la maîtrise qu'elle a de cet art. Le résultat est surprenant, l'apparente naïveté des histoires est renversé par leur présentation soignée et raffinée. Pour petits et grands.Le sapin jaune. Il était une fois un sapin jaune qui voulait devenir vert, comme les autres... ceux qui sont déjà grands. Une histoire sur la volonté de grandir.La couronne disparue. Une princesse perd sa couronne, s'angoisse et la retrouve grâce à l'aide d'un prince. La quête revisitée...Qui court le plus vite ? Un ours organise une course à pied avec tous les animaux de la forêt. La ruse ne triomphera pas, mais bien la puissance, heureusement tout le monde s'y retrouve.
Nombre de pages
60
Date de parution
01/12/2005
Poids
200g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782930223698
Titre
Coffret Katrin Stangl
Auteur
Stangl Katrin
Editeur
ESPERLUETE
Largeur
125
Poids
200
Date de parution
20051201
Nombre de pages
60,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La Promenade au Musée propose un voyage onirique signé par une artiste de talent. Au fil de ses illustrations, naît un conte silencieux qui laisse libre cours à l'interprétation de chacun.
Il était une fois un sapin jaune qui voulait devenir vert, comme les autres... ceux qui sont déjà grands. Une histoire sur la volonté de grandir. Ce titre est disponible dans le Coffret Katrin Stangl reprenant les trois titres suivants: Le sapin jaune La couronne disparue Qui court le plus vite?
Lorsque Frédérique Dolphijn rencontre l'histoire des Catulas, ces in-surgés qui, dans la première moitié du XIXe siècle, se sont rebellés parce que leurs conditions de vie et leur travail ne leur permettaient plus de vivre, elle fait le lien avec ce que l'on appelle, de nos jours, les travail-leurs-pauvres. Ceux qui crient leur colère sur les ronds-points, ceux qui prennent leurs tracteurs pour manifester leur ras-le-bol d'être laissés-pour-compte, ceux qui souvent subissent l'indifférence des nantis et du plus grand nombre. En 1847, à Berzée en Belgique, des conditions climatiques désastreuses et de mauvaises récoltes engendrent un début de famine. Un groupe d'hommes et de femmes décident de changer la donne. D'abord en ten-tant d'acheter au prix juste le grain nécessaire à leur survie, puis, en der-nier recours, en se servant dans les greniers de ceux qui thésaurisent les récoltes et en déterminent le prix selon la loi de l'offre et de la demande. Les révoltés seront repoussés, arrêtés et pour certains incarcérés et jugés. Or, fait étonnant, la cour ne les condamnera pas... Frédérique Dolphijn brosse un récit tout en nuances. Les différents points de vue sont évoqués, les nantis ne sont pas que les "méchants" de l'histoire ; les insurgés ont aussi leurs failles. Si leurs vies se côtoient, le cycle des saisons et les circonstances de la vie les impactent différem-ment. C'est dans cette nuance que le récit se tisse, dans les jours qui précèdent l'insurrection elle-même, jusqu'à ses conséquences. En faisant sienne cette révolte, c'est toute une époque que l'écriture de Frédérique Dolphijn fait revivre, celle d'un siècle où chacun et chacune a sa place et est censé la tenir, jusqu'au jour où tout bascule...
Lorsque Violaine Lison reçoit en dépôt les carnets de Léonce Delaunoy, elle est frappée par la beauté et la force de l'écriture de ce jeune homme mobilisé comme brancardier lors de la Première Guerre mondiale. Malgré les horreurs de la guerre, Léonce reste proche de la nature ? décrivant comme personne les paysages, l'Yser, les oiseaux ? mais aussi de ses idéaux d'amitié. Le récit de la «guerre de Léonce» se déploie sous les yeux de Violaine. Pourtant, très vite elle sent que «quelque chose» ne va pas. Des manques apparaissent. Des incohérences. S'agit-il d'un faux, d'une retranscription ? Une forme d'enquête historique et littéraire commence? Lorsque l'autrice retrouve les carnets originaux, elle comprend que le journal de Léonce a été recopié par Paul, un ami très proche de Léonce. Mais la retranscription est lacunaire. Les parties censurées parlent de l'absurdité de la guerre, du désespoir, de l'envie de mourir, mais aussi d'une amitié amoureuse pour Herman, troisième personnage de cette histoire. Quel intérêt avait cette censure ? Faire de Léonce un héros ? Gommer l'amour porté à un autre homme ? Violaine ne tranche ni ne juge, elle tisse son récit entre les carnets, approche la vie de Léonce tout en racontant sa propre quête. Lequel de nous portera l'autre ? est un récit polyphonique, où les voix de Léonce et de Violaine s'entremêlent, se répondent et se questionnent. Cent ans les séparent, pourtant le texte de Léonce Delaunoy résonne avec une modernité frappante. Et c'est tout l'art de Violaine Lison que de nous ancrer dans le réel tout en laissant une place à l'inattendu des mots. Il en naît une rencontre rare et précieuse.
Faire ses blancs pains, au Pays des Collines, c'est pétrir le drap du lit comme pour préparer une offrande pour l'au-delà. Ce geste annonce alors que la mort est proche et que le mourant, doucement, se prépare. En trois textes qui s'enchaînent, Françoise Lison-Leroy interroge la place prise par chacun dans sa famille, les présents comme les absents, ceux à la longue vie ou les enfants partis trop tôt. Comme cette tante de deux ans, emportée par la fièvre dans un temps où la vie des enfants était plus fragile. Au cimetière du village, sa tombe côtoie celles d'autres enfants ; un respect sacré, partagé, inné, entoure ce petit coin du cimetière. Sa présence habite les pensées et les promenades de l'auteur. évocations légères, souvenirs, bribes glanées au fil des pérégrinations, mémoire de la famille... ce qui reste de vie pour ceux qui grandissent. Précédée par cet enfant, l'auteure se sent aussi portée par celle qui lui offre alors une bienveillante attention. Elle tisse un monde où les sentiments se transmettent par delà les mots. Diane Delafontaine accompagne ce texte d'images qui, elles aussi, s'ancrent au passé comme au présent. Une manière de faire le lien et de donner au texte une tonalité faite de photos anciennes et de retouches à l'encre.
Trois moments pour dérouler le temps et arpenter la mémoire : une femme nous emmène dans la maison d'une grand-mère, vers les sentiers au fond du jardin et là où tout se trouble. La marche et l'errance urbaine y réveillent le souvenir et dessinent un nouveau territoire à parcourir. Texte de passage, de prise de conscience, de renoncement à un temps idéal qui passe par le deuil ? pas seulement des proches, mais d'une idée du monde, d'une liberté de rêver. Une écriture puissante, à vif, qui nous entraîne là où le quotidien devient poésie, là où le souvenir tisse sa trame.