Jean-Michel Coulon a passé sa vie à créer, dessiner et peindre... dans un secret quasi-absolu. Il ne laisse personne entrer dans son atelier. A sa mort en 2014, sa famille découvre une oeuvre structurée, intacte et inédite qui compte plus de 800 peintures et collages. Il nait à Bordeaux en 1920. Adolescent, il rencontre Picasso auquel il montre une représentation qu'il a fait de la Sainte- Chapelle. Le maitre, que la perspective étonne, lui demande à garder le dessin. Coulon refuse et s'enfuit en courant ! C'est à 20 ans, lors d'un voyage dans les Alpes, qu'il décide de se consacrer entièrement à la peinture. D'emblée ses oeuvres sont toutes abstraites. Au cours des années d'après-guerre il est introduit dans les cercles artistiques comme la seconde Ecole de Paris et devient proche de peintres tels que Nicolas de Staël, André Lanskoy et Maria Henela Vieira da Silva et Arpad Szenes. Ses débuts sont prometteurs puisqu'à 29 ans il expose seul à la galerie Jeanne Bucher dont le livre d'or témoigne de la présence d'artiste qui connaitront bientôt la célébrité. Parmi eux, Rothko, Vieillard, Deyrolle ou Arnal. L'année suivante, en 1950, il participe à une exposition de groupe à New York. Ensuite il refusera presque toutes les propositions d'exposition. Sa peinture évolue, notamment en matière de gamme chromatique, avec les événements familiaux qui l'affectent. De même, son oeuvre reflète les évènements plus joyeux de son mariage et des ses voyages aux Etats-Unis et en Italie. Ces toiles sont en majorité de petit format et d'un style très épuré, juxtaposition verticales e couleurs de la largeur d'un pinceau plat. Si la peinture à l'huile représente la colonne vertébrale de l'oeuvre de Jean-Michel Coulon, à partir des années 2000 il mettra sa créativité au service de collages chatoyants dans lesquels il met toute son énergie. Véritable frénésie créatrice à laquelle les toiles des huiles des années 50 et 60 servent de support. Les deux volumes du catalogue raisonné regroupent l'intégralité des oeuvres de l'artiste avec un volume consacré aux huiles et un volume consacré aux collages et aux oeuvres sur papier.
Pourquoi devons-nous mourir ? Peut-on parler sérieusement de la mort ? Et si elle n'était pas ce que notre société en dit ? Qu'y a-t-il dans le fait de mourir que nous ne voyons plus ? Plus que la perte du corps, la mort contient une transformation, un commencement... La pensée de la mort éveillerait-elle à plus de vie ? La foi chrétienne invite à s'ouvrir au souffle de la vie de l'Esprit. Une vie s'annonce ! Parce qu'il n'y a rien de plus terrible que la censure de l'éternité, que le diktat de l'effacement de l'au-delà - attitude renforcée par le développement de l'euthanasie -, Laurent Stalla-Bourdillon nous aide à revisiter nos représentations de "la mort" . Au fil de petits chapitres à méditer lentement, il nous aide à comprendre que l'être humain est, par sa mort même, un être en devenir. "La mort n'est pas ce que vous croyez". Elle contient un commencement ! C'est cette grande espérance chrétienne que l'auteur souhaite offrir à tout public, quelles que soient ses croyances et ses convictions. Laurent Stalla-Bourdillon est prêtre de l'archidiocèse de Paris. Ancien aumônier des parlementaires, il est actuellement directeur du Service pour les professionnels de l'information. Depuis plus de quinze ans, il enseigne au Collège des Bernardins et à l'Institut supérieur de formation de l'enseignement catholique (ISFEC) d'Ile-de-France. Il est l'auteur de deux ouvrages : Parole de Dieu pour les responsables politiques (Centurion, 2014) et Aumônier des parlementaires. Politique et vie spirituelle (Médiaspaul, 2018).
À partir d'un diagnostic lucide de la crise contemporaine - confusion des identités, guerre des sexes, fragilisation de la famille, perte du sens du corps - cet ouvrage propose une véritable pédagogie de la différence sexuelle comme chemin de vérité et de vie. Loin des simplifications idéologiques, il enracine la sexuation dans la réalité concrète du corps, dès l'embryologie, pour en dévoiler toute la portée anthropologique. La différence des sexes apparaît comme la matrice de la pensée, le lieu originaire de la relation, la condition même de l'émergence du sujet. Mais c'est en entrant dans la Révélation que cette intuition atteint toute sa profondeur. À la lumière de la Bible, depuis Adam jusqu'au mystère du Christ, le corps sexué répond à l'appel à la ressemblance divine. De la symbolique du Temple de Jérusalem à la figure de la Vierge Marie, des noces de Cana à la Croix, jusqu'à la signification du Christ Époux et du sacerdoce, l'auteur déploie une vision unifiée et audacieuse : le corps sexué devient le lieu où l'homme et la femme sont appelés à rendre gloire à Dieu. Laurent Stalla-Bourdillon, prêtre de l'archidiocèse de Paris, ancien aumônier des parlementaires, est actuellement directeur du service pour les professionnels de l'information. Également enseignant au Collège des Bernardins et à l'Institut supérieur de formation de l'enseignement catholique, il est l'auteur de La mort n'est pas ce que vous croyez (Desclée de Brouwer, 2024).
Farah Pahlavi, impératrice d'Iran, est l'une des personnalités parmi les plus remarquables de notre époque. Jeune étudiante aux Beaux-Arts de Paris, Farah Diba devient à vingt et un ans en décembre 1959 l'épouse du Shah d'Iran. Mère de quatre enfants, elle partage les grandes heures et les vicissitudes du règne de Mohammad Reza. Elle accomplit à ses côtés une oeuvre sociale et culturelle considérable et l'accompagne ou le représente dans de nombreux déplacements officiels à l'étranger. Son action lui vaut d'être couronnée par le Shah en 1967, première épouse d'un souverain dans un pays musulman attestant aux yeux du monde entier un progrès éclatant de la condition féminine. Après la révolution iranienne survenue en 1979 et la mort du Shah, malgré des circonstances dramatiques, le décès de deux de ses enfants, et les rigueurs de l'exil, Farah Pahlavi défend sans relâche la mémoire de son mari et de son règne et maintient une présence constante auprès de son fils Reza. Sa dignité et son courage lui valent le respect et l'adhésion de très nombreux Iraniens jusque dans son pays malgré les menaces persistantes d'une dictature obscurantiste et cruelle. Pour la première fois et avec de nombreuses images inédites, elle ouvre pour nous l'album de sa vie assorti de ses commentaires manuscrits.
René Bégué (1887-1987), est à l'origine de Rébé, dont les broderies vont alimenter les créateurs dans le domaine de la haute couture pendant plus d'un demi siècle. René Bégué est un dessinateur de grand talent et un coloriste génial, animé par le goût du faste qui a appris son métier auprès de Poiret et Paquin. Andrée Pichard, que René rencontre au début des années 1920 et qui deviendra son associée et sa femme, a commencé sa carrière comme modiste et possède une excellente connaissance des tissus et a un don particulier pour un agencement et désinhibé des matières. Ensemble ils forment un duo exceptionnel qui va irriguer les plus grandes maisons de haute couture de créations éblouissantes. Rébé est une véritable pépite de la haute couture et du patrimoine textile français, encore inconnu du grand public mais dont le nom résonne comme un mythe chez les couturiers, plus de cinquante ans après la fermeture de l'atelier. En étudiant les croquis, échantillons, les photographies, les modèles conservés dans les archives privées et publiques, l'auteur, Nadia Albertini, retrace pour nous cette histoire fascinante. Pour cela, elle a puisé ses sources dans les magazines de mode de l'époque (Vogue, L'Officiel de la Mode, Harpers' Bazaar, etc.), dans les archives laissées par Rébé au musée des Arts Décoratifs de Paris, au musée du Pays rabastinois, dans celles conservées par les maisons Balenciaga, Dior, Fath, Givenchy, Lanvin, Roger Vivier, Swarovski, Yves Saint Laurent... Nadia Albertini est historienne de la Mode. Elle-même brodeuse, elle collabore avec les plus grandes maisons de couture actuelles... Les recherches qu'elle a menées sur Rébé depuis presque vingt ans l'ont également conduite à rencontrer neuf des anciens collaborateurs du maître brodeur. Leurs témoignages nous plongent dans l'ambiance des ateliers des métiers d'art de l'époque et nous éclairent sur les méthodes et techniques uniques en usage alors.
Hesse Jean-Pascal ; Martin-Raget Gilles ; Cardin P
Havre de paix, terre promise mais secrète, au coeur de la Provence, le Lubéron dispense mieux qu'ailleurs ses paysages, sa nature et ses hommes. Forteresses médiévales, églises romanes et châteaux de la Renaissance dominent des villages accrochés sur les hauteurs ou posés dans les petites vallées bucoliques : Gordes, l'abbaye de Sénanque, Ménerbes, Lacoste, Bonnieux ou Lourmarin sont autant de noms qui enchantent et qui symbolisent cette région des splendeurs. Terre de vin et de bories, c'est une contrée où les hommes ont vécu et vivent encore en harmonie avec une nature si privilégiée... Au détour d'un chemin, entre une vigne et une pinède, des hôtes ouvrent leur porte, et les paysages déploient leur fastueuse lumière. Richement illustré; véritable flânerie à travers les plus beaux villages et paysages du Lubéron, cet ouvrage est une invitation à la découverte d'une région célèbre et pourtant mal connue.