Les conceptions de la critique et de l'émancipation d'Adorno servent à l'auteur de base pour mieux comprendre la situation sociale contemporaine, surtout en France, et ses avenirs possibles, sans se perdre dans une exégèse des théories de Theodor W. Adorno. La situation sociale est très tendue et contradictoire ; les individus en souffrent. On est à la fois en présence de nombreux mouvements qui émettent des critiques publiques souvent radicales, mais aussi d'un fatalisme profond et de beaucoup d'efforts pour s'intégrer dans la société. Le potentiel pour s'émanciper de cette société qui fait souffrir existe mais l'émancipation n'est pas inéluctable. La prolongation de la situation actuelle grâce à quelques réformes est également possible. Les avenirs possibles ne se réduisent pas à l'alternative "s'adapter à l'avenir imposé parle marché "ou" attendre des lendemains qui chantent". Les arguments d'Adorno et ceux d'autres critiques servent de fil rouge non seulement pour comprendre le potentiel de dépassement de cette situation, mais également ce qui l'empêche. rn
Nombre de pages
180
Date de parution
10/07/2020
Poids
240g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782365122498
Titre
Critique et émancipation. Sur les traces d'Adorno
Auteur
Spurk Jan
Editeur
CROQUANT
Largeur
140
Poids
240
Date de parution
20200710
Nombre de pages
180,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Tiraillée entre l'instrumentalisme de l'expertise et la bouffonnerie médiatique, la sociologie a perdu le nord de la critique sociale. Ce livre ébauche un avenir possible de la sociologie comme théorie critique de la société. La compréhension de la vie concrète, de la subjectivité et des quêtes de sens au sein de nos sociétés individualistes et sérielles ouvre la voie à une sociologie critique et dramatique. Ce sont la compréhension de la société comme programme et ambition, la critique comme méthode et le sujet comme notion-clé qui se trouvent au centre de l'argumentation présentée dans ce livre. Enfin, cette argumentation est située dans notre période historique qui est une période charnière : en effet, aussi bien sur le plan social que sur le plan théorique, une époque s'efface et une nouvelle époque émerge, dont nous ne connaissons que quelques traits.
Comment dépasser la "crise" contemporaine sans développer un mode d'emploi, une one best way, pour faire le bonheur des autres ? Il n'est écrit nulle part que la situation actuelle est destinée à perdurer. Mais la dépasser ne peut être que le résultat d'actions et de mouvements pour une autre manière de vivre et travailler ensemble, portée par des auto-mobilisations. Des critiques s'expriment partout et elles portent sur les objets les plus divers. Mais elles se réduisent souvent à des dénonciations. Rares sont celles qui montrent pour quelles raisons cette société n'est pas et ne peut pas être ce qu'elle prétend être. Pour l'auteur, le développement d'une société n'est le résultat ni de déterminations rigides ni d'un pur volontarisme. Il faut vouloir le dépassement grâce des agirs publics créant des "affinités électives" (Max Weber) entre acteurs et forces sociales, intellectuelles et culturelles. Comment et pour quelles raisons de nouvelles "affinités électives" pourraient-elles émerger ? Pour tenter de répondre à cette question, l'auteur met au centre de ses réflexions la manière dont les citoyens voient le monde et pour quelles raisons il en est ainsi selon lui.
La masse de déchets nucléaires ne cesse d'augmenter. Que faire avec ces déchets ? Pour la filière nucléaire en France et beaucoup d'autres acteurs, son enfouissement à 500 mètres de profondeur à Bure est la meilleure solution. Personne ne nie la nécessité de traiter les déchets nucléaires. Ce projet rationnellement mené depuis plus de vingt ans n'est cependant pas consensuel. Bien au contraire, il a créé de la part des opposants à ce projet des affinités électives contre le projet entre des acteurs très différents : de l'agriculteur aux ZADistes en passant par l'Eglise catholique. Le projet avance (difficilement) et la critique des opposants s'est transformée en une véritable indignation contre le projet et ses promoteurs. Cette indignation est-elle condamnée à s'essouffler ou peut-elle se transformer en un projet de société ?
L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
Le présent ouvrage est l´??histoire de la fédération dudans les différentes étapes de son existence, traitant essentiellement de la part prise par ce parti dans les combats ayant jalonné sa vie intense contre la colonisation capitaliste, le sous-développement, la spéculation et la pression immobilière sur le littoral notamment par le tourisme, la stigmatisation de la culture et la langue basque, la répression des deux côtés de la frontière, la violence institutionnelle en politique, etc. Ce sont quelques dizaines de militants acharnés qui ont persévéré pour l´??autodétermination de ce territoire dans une voie étroite consistant à mettre en tension autonomie et autogestion, nationalisme et socialisme, sans concession démagogique ou électoraliste refusant à la fois un nationalisme apolitique et une lutte de classes sans racine nationale. L´??ouvrage est bâti à partir d´??entretiens et de documents personnels, d´??archives nationales et locales, ainsi que de celles des héritiers du PSU,
Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise ponant sur la "conciliation" de l'activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la "discrimination syndicale"? Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ? Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d'accords de droit syndical et de " gestion des parcours syndicaux " est aussi une réponse a la croissance des contentieux. menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes. Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité. surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.