
La morale à zéro. Pour une reconquête civile
Multiplication des "affaires", violence urbaine, vote extrémiste : la France est en pleine déprime politique. Elle ne guérira pas sans l'invention d'une nouvelle morale publique. A partir de nombreux exemples, Bernard Spitz établit un double constat. Celui du désenchantement civique, avec le développement des phénomènes de triche, de fraude, de privilèges, de corruption venant discréditer l'Etat et décourager le citoyen ; et celui du krach politique, partis, syndicats ou élus ne parvenant plus à apporter de solutions crédibles aux problèmes posés par la crise. D'où l'émergence d'une revendication éthique qui se nourrit, comme la revendication sociale, de la passion des Français pour l'égalité. A ne pas entendre cet appel, notre démocratie risque de se perdre. Dans la lignée de nos grands essayistes, Bernard Spitz propose un bouleversement des rapports entre l'Etat et la société dans tous les domaines, de l'éducation à la justice, en passant par l'entreprise et les relations internationales. Entre la tentation puritaine et la gestion purement machiavélienne, le temps est venu d'une reconquête civique. Essai Politique
| Nombre de pages | 400 |
|---|---|
| Date de parution | 11/10/1995 |
| Poids | 380g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782020253154 |
|---|---|
| Titre | La morale à zéro. Pour une reconquête civile |
| ISBN | 2020253151 |
| Auteur | Spitz Bernard |
| Editeur | SEUIL |
| Largeur | 140 |
| Poids | 380 |
| Date de parution | 19951011 |
| Nombre de pages | 400,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le papy-krach
Spitz BernardDepuis trente ans, les jeunes Français ont été trompés, manipulés, instrumentalisés. Les troupes du baby-boom de l'après-guerre vont partir à la retraite en leur laissant la facture. Le scénario est écrit d'avance. Il se résume en un mot : le Papy Krach. Dans les trente prochaines années, le nombre des plus de 60 ans va doubler. Celui des moins de 25 ans va diminuer. D'un côté plus de retraités, vivant plus longtemps, dépensant plus pour leur santé ; de l'autre une population active moins nombreuse. Les jeunes devront payer au prix fort : plus de prélèvements pour moins de prestations, de formation, de services publics, d'emplois... Le Papy Krach ne sera pas seulement économique mais aussi social et moral. Pourtant quand les jeunes protestent, c'est en se trompant de cible. Ils s'opposent aux réformes qui pourraient alléger leur fardeau ; et ils soutiennent les conservatisme qui vivent à leur dépens. Et s'ils se décidaient à ouvrir les yeux ? Et s'ils refusaient de payer ? Et s'ils se révoltaient ?"Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER14,45 € -

Merci l'Europe !
Spitz BernardInégalités, chômage, terrorisme, migrants, péril environnemental... les citoyens européens ont peur. L’Europe ne les rassure plus. Pire, elle accroît leurs inquiétudes. Ils ont le sentiment qu’elle ne profite qu’à une minorité « déracinée » (les financiers, les riches et les professions qui jouissent de la mondialisation) mais précipite pour les autres le déclassement, attaquant leurs langues, leurs modes de vie, leurs cultures, leurs entreprises, leurs emplois, leurs données privées, etc.Dans une Europe perçue comme faible et injuste, la tentation est grande de chercher le salut chez ceux qui parlent fort et critiquent les élites et le système. Leur stratégie consiste à s’appuyer sur les échecs et à tordre les faits pour justifier de solutions simplistes fondées sur autant de mensonges.Et ça marche ! Partout les populistes gagnent du terrain : à l’Est , au Nord, en Italie, en Allemagne, et en France si l’on se souvient du premier tour des présidentielles où, tous scores réunis, ils avaient la majorité.L’auteur dénonce ici les sept grands mensonges qui font le lit du populisme : l’Europe serait tout à la fois une passoire à migrant, un euro qui nous plombe, le pigeon de la mondialisation, la victime des plombiers polonais qui volent nos emplois, le jouet des technocrates de Bruxelles, etc...Les critiques sont légitimes. Les nier avec condescendance exaspère les opinions publiques. S'il faut évidemment écouter les peuples et respecter le verdict des urnes, c’est pour mieux combattre les populistes et dénoncer leurs fausses solutions. En proposer de meilleures. Et ne pas oublier l'essentiel. Car, malgré tous ses défauts et imperfections, l'Europe nous a apporté ses bienfaits: la paix, la monnaie commune, les déplacements faciles, les échanges d’étudiants, les projets industriels majeurs, type Ariane ou Airbus. Comment ne pas voir que dans un monde dangereux, l’Union est la seule et unique façon de nous protéger des volontés de domination des géants asiatiques ou américains et des idéologies hostiles ...Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER20,50 € -

On achève bien les jeunes
Spitz BernardIl y a dix ans, Bernard Spitz écrivait Le Papy Krach avec la conviction que notre pays était en train de sacrifier sa jeunesse. Qu'une France vieillissante s'installait dans le confort grâce à des prestations qu'elle n'avait plus les moyens d'assurer ; qu'on fermait aux jeunes l'accès au marché du travail, aux responsabilités publiques comme privées ; que l'éducation était sacrifiée. Bref, que les générations du baby-boom avaient organisé, avec la complicité d'une classe politique aussi conservatrice que timorée, le hold-up de leurs enfants et petits-enfants. Deux quinquennats plus tard, la situation est devenue critique. Les forces du déni et de la conservation se sont organisées pour que rien ne bouge : droit du travail rigide, système de formation ubuesque, politique du logement profitant aux prioritaires déjà installés. Avoir 20 ans n'a jamais été plus dur, sauf à pouvoir compter sur une famille aisée ou bien connectée. Rien d'étonnant dès lors à ce que les moins bien lotis quittent une France qui achève ses jeunes. En passant au crible nos choix collectifs en matière d'économie, d'emploi, de santé, ce nouveau livre montre que la jeunesse demeure l'éternelle variable d'ajustement de notre société, alors même qu'elle est notre seule planche de salut. C'est sur ce sujet, auquel sera consacré l'Université d'été du MEDEF fin août, que se jouera la prochaine élection présidentielle.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER17,85 € -

Notre Etat. Le livre vérité de la fonction publique
Fauroux Roger ; Spitz BernardSous la houlette de Roger Fauroux et Bernard Spitz, les meilleurs auteurs s'attachent à porter un diagnostic sur l'Etat en France, secteur par secteur, et à proposer des solutions et un ensemble cohérent de réformes. Les divers défis auxquels est soumis l'Etat contemporain (mondialisation économique, intégration européenne, décentralisation, exigence d'efficacité et de justice sociale, impartialité, gestion des personnels, rôle des hauts fonctionnaires, etc.) sont pris en compte, ainsi que les principaux secteurs d'intervention de celui-ci : finances et budget, police et justice, défense et diplomatie, éducation, culture, audiovisuel, santé, emploi et affaires sociales, sport, environnement, organisation des pouvoirs. Un ouvrage qui convainc par le sérieux de ses analyses, l'acuité du diagnostic, et la pertinence des hypothèses proposées. Une référence qui allie une vive critique des dysfonctionnements de l'Etat à une défense sans concession du service public.EpuiséVOIR PRODUIT13,15 €
Du même éditeur
-

Les Ratonnades d'Alger, 1956. Une histoire du racisme colonial
Thénault SylvieLe 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER23,00 € -

Le conteur, la nuit et le panier
Chamoiseau PatrickXVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER19,90 € -

Le sexe des Modernes. Pensée du Neutre et théorie du genre
Marty EricDisjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l'est plus encore.Ce livre est d'une certaine manière l'histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu'au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu'à Judith Butler.Pourtant, parce qu'il s'agit d'un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d'être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l'Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées...Il s'agit ici non seulement d'éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d'explorer ce qui s'est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ...Car le moment est venu d'interroger le partage du sexe et du genre sous l'angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.E.M.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Fiers de punir. Le monde des justiciers hors-la-loi
Favarel-Garrigues Gilles ; Gayer LaurentExcédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s'évertuent à punir par eux-mêmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. Des groupes d'autodéfense du Far West aux chasseurs de pédophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, réactionnaires et xénophobes. Toutefois, mouvements révolutionnaires et défenseurs des dominés ne s'interdisent pas de manier, à leur tour, le fouet et le feu. L'auto-justice compte en outre de fervents zélateurs dans les services répressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre légal pour nettoyer la société, ils précipitent l'avènement de l'Etat justicier. Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme d'un périple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question s'impose : la France est-elle immunisée contre cette fièvre punitive ...Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER22,00 €
