LE JEU DE L'ORDRE ET DU CHAOS. COMEDIE ET POUVOIRS A LA FIN DE REGNE, 1673-1715.
SPIELMANN GUY
CHAMPION
108,00 €
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EAN :9782745304469
Alors que les recherches sur le " Grand Siècle " - et surtout celles sur les arts du spectacle - se concentrent en fait sur les deux premières décennies du règne de Louis XIV (1655-1675 environ), ce livre se propose de démontrer que la " Fin de règne ", période oubliée, voire méprisée, constitua un moment fort de la création dramatique, ainsi qu'une étape cruciale dans le devenir de l'Ancien Régime et l'établissement de la modernité en France. Période marquée non par la décadence, comme on le dit trop facilement, mais par une instabilité révélatrice de désordres fondamentaux, au terme d'une courte période de stabilité illusoire. On croyait le théâtre à bout de souffle, épuisé, incapable de surpasser, d'égaler ou même d'honorer le legs esthétique des Corneille, Molière et Racine ; on découvre, en dépit de conditions très précaires, un bouillonnement d'activité et de créativité, où s'élaborent des formes qui pourront encore sembler novatrices au XXe siècle. Cette étude obéit à trois impératifs privilégier la représentation, et prendre en compte la passion du spectacle comme les exigences de l'économie de marché ; relativiser le rôle de l'auteur et de sa biographie pour mieux faire ressortir l'aspect collectif de la création ; circonvenir la traditionnelle typologie des genres, qui empêche de poser certains problèmes essentiels à propos d'œuvres où le dialogue, le jeu, le chant, la musique, la danse et la machine participaient d'un ensemble bien difficile à résumer en un seul vocable. L'approche interdisciplinaire des pratiques de scène les moins littéraires (commedia dell'arte, opéra, opéra-comique, ballet, pièces à machines, marionnettes, parades...) débouche sur une problématique nouvelle pour l'abord de notre sacro-saint " théâtre classique ", et sur l'affirmation du caractère idéologique du classicisme dans le développement et le maintien de l'identité nationale française autour de repères culturels soigneusement sélectionnés. Impossible à classer, irritant parfois par ses facilités, surprenant ailleurs par ses audaces et ses trouvailles, ce théâtre dérange. On comprend finalement pourquoi érudits et critiques se sont si longtemps ingéniés à le proclamer inconséquent, à en décourager la fréquentation : qu'on y regarde d'un peu trop près, et la face du Grand Siècle en est définitivement changée - et avec elle une " certaine idée de la France ".
Date de parution
01/01/2002
Poids
1 045g
Largeur
160mm
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EAN
9782745304469
Titre
LE JEU DE L'ORDRE ET DU CHAOS. COMEDIE ET POUVOIRS A LA FIN DE REGNE, 1673-1715.
ISBN
2745304461
Auteur
SPIELMANN GUY
Editeur
CHAMPION
Largeur
160
Poids
1045
Date de parution
20020101
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Comédie de pur divertissement, la parade se caractérise par une intrigue simple, des personnages-types, des dialogues riches en fantaisie verbale, et un humour axé sur le bas corporel. Issue des théâtres forains, la parade connut, à travers le XVIIIe siècle, une très large diffusion sur les théâtres de société et de Boulevard, méprisée par la critique, elle a néanmoins marqué les esprits d'un siècle abandonné à la théâtromanie. Cette édition envisage la parade en tant que texte performatif pour mieux concevoir comment ces pièces étaient jouées et les raisons de leur succès auprès d'un public populaire autant qu'aristocratique. Nous proposons ici trois textes tirés du Théâtre des Boulevards (1756), assortis d'une préface et de notes permettant de prendre la mesure de l'originalité et de la complexité des parades, ainsi que deux " textes de scène " joués par la compagnie SapassoussakasS en 2002-04.
La société des Lumières et le spectacle entretiennent une relation homologique. Revenir sur les notions de " performance ", de " théâtralité ", de " scénographie ", de " rôle " ou de " mise en scène " permet de dégager les modalités et enjeux esthétiques, politiques, économiques, sociaux et culturels de l'émergence en Europe d'une première " société du spectacle ". Les hommes du 18e siècle découvrirent que la vie sociale relève du spectacle, non plus au sens commun de simulacre et de leurre, mais en tant que le spectacle est l'une de ses fonctionnalités premières.
Résumé : Le grand champion autrichien Rudolf Spielmann (1883-1942) fut l'un des derniers romantiques. En une époque où le jeu d'échecs se faisait science, il le pratiquait en art plus que tout autre. Son jeu brillant et son imagination débordante l'amenaient à concevoir les sacrifices les plus risqués, ceux que l'on pressent plus qu'on ne les calcule. Nul mieux que lui ne pouvait définir la nature du sacrifice - échanger du matériel pour conquérir un avantage. Des gambits où l'on investit généralement un pion au sacrifice de pièce(s) où l'on finit par faire mat, Spielmann nous fait voyager dans ce monde à haute tension où la passion et l'émotionnel l'emportent sur le calcul pur. Avec L'Art du sacrifice aux échecs, Spielmann est le premier à en établir une classification. Après un bref examen des pseudo-sacrifices, il se penche sur les sacrifices à caractère spéculatif. Le parti pris de l'auteur est d'illustrer son propos par trente-sept de ses parties les plus représentatives. Il s'en dégage un véritable feu d'artifice aux conséquences impossibles à calculer... pour le plus grand plaisir du lecteur.
Les trois dialogues qui composent Rousseau juge de Jean-Jacques se situent à l'extrême de ce qui pouvait passer pour de la littérature au XVIIIe siècle, texte surprenant pour les défenseurs comme pour les adversaires de Rousseau. Dans une mise en scène pour le moins originale, et comme l'indique le titre, Jean-Jacques se fait juger par « Rousseau » en dialogue avec « le Français. » Vivant relativement isolé (et surveillé) à Paris après son exil, Rousseau les écrit entre 1772 et 1776 sous la forme d'un procès imaginaire intenté contre lui-même et dont il sortirait acquitté, sa réputation désormais sauvée aux yeux de la postérité. Si ses Confessions ont scandalisé (on n'en connaissait alors que la première moitié), ces dialogues apparaissaient comme le dernier cri d'un condamné, sinon comme une preuve certaine de sa folie. Rousseau résolut enfin de confier à Dieu lui-même ce texte extraordinaire en le déposant sur le maître-autel de Notre Dame de Paris?
Le Fromage "qui doit tout son mérite aux outrages du temps?" est certes affaire de temps mais aussi de talent. Issu d'une forme et donc tout d'abord formage, avant de devenir dans la langue (et sur la langue) le fromage, il bénéficie assurément d'une longue histoire culturelle, avec de fortes traditions. Présure, caillette, pâte persillée, hâloirs et même acariens, les mots abondent pour accompagner sa fabrication et sa dégustation, associées à des pratiques ancestrales mais aussi en constante évolution. À suivre donc de siècles en siècles, l'affinage des fromages passant aussi par l'affinage des mots. Expressions ("laisser aller le chat au fromage"?), proverbes ("L?été fromage mou, l'hiver, fromage puant?"), citations (quel auteur évoque "l'effervescence démoniaque"?), argots, jargons professionnels, mais aussi histoire de leurs boîtes, c'est un parcours culturel qui est organisé. Sans oublier l'analyse des mille et un noms de fromages, de France, de Suisse, du Québec, etc. Et que penser d'un fromage posé sur l??il? ou des "pieds du Bon Dieu"? Réponse rapide grâce à l'index. Tout en bénéficiant d'illustrations originales.
Darwin Charles ; Tort Patrick ; Bernard Christiane
Patrick Tortavec la collaboration deClaude RouquetteUN VOILIER NOMMÉ DÉSIRUn coeur à marée hauteAu cours de la première quinzaine du mois d'août 1831, tandis que le jeune Charles Darwin, âgé d'un peu plus de 22 ans, fraîchement diplômé de Cambridge et converti à la géologie par son cher et respecté maître et ami John Stevens Henslow (1796-1861), se livrait à des études de terrain dans le nord du pays de Galles en compagnie d'un autre professeur de la même université, Adam Sedgwick (1785-1873) - ou bien l'avait déjà quitté pour rejoindre des camarades à Barmouth -, une lettre, écrite par un certain George Peacock (1791-1858), proche de ce dernier et mathématicien influent, parvint à Henslow. L'offre qu'elle contenait devait jouer dans la vie et la carrière de Darwin un rôle absolument décisif:George Peacock à J.S. Henslow [samedi 6 ou samedi 13 août 1831]Mon cher HenslowLe Capitaine Fitz Roy est sur le point de partir pour effectuer les relevés de la côte méridionale de la Terre de Feu, visiter ensuite de nombreuses îles de la Mer du Sud & revenir par l'Archipel indien: le vaisseau est équipé expressément à des fins scientifiques, combinées avec le relevé [,]: il fournira donc une occasion rare pour un naturaliste et ce serait un grand malheur si elle devait être perdue:On m'a proposé de recommander une personne appropriée pour partir à titre de naturaliste avec cette expédition; elle sera traitée avec tous les égards; le Capitaine est un jeune homme aux manières très avenantes (un neveu du duc de Grafton), d'un grand zèle dans sa profession et dont on parle avec une très haute estime; si Léonard Jenyns pouvait partir, quels trésors il pourrait rapporter avec lui à son retour, étant donné que le navire serait mis à sa disposition chaque fois que ses recherches le rendrait nécessaire ou souhaitable; faute d'un naturaliste aussi accompli, est-il une personne que vous pourriez recommander fortement: une personne d'une qualité telle qu'elle ferait honneur à notre recommandationRéfléchissez-y: ce serait une perte grave pour la cause de la science naturelle si cette belle occasion était perdue Le navire appareille vers la fin de septembre].Pauvre Ramsay! Quelle perte pour nous tous et particulièrement pour vousÉcrivez-moi immédiatement et dites-moi ce que l'on peut faire Croyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre | George Peacock.7, Suffolk Street | Pall Mall East[P.S.]Mon cher HenslowJ'ai écrit cette lettre samedi, mais c'était trop tard pour la Poste: Quelle magnifique occasion ce serait de former des collections pour nos musées: écrivez-moi immédiatement et veillez à ce que cette occasion ne soit pas perdueCroyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre |Geo Peacock 7, Suffolk St. |Lundi