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Les enfants de Hansen
Spahic Ognjen ; Robin Mireille ; Cappon Alain
GAIA
18,30 €
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EAN :9782847200782
« La dernière léproserie d?Europe se trouve au sud-est de la Roumanie, au milieu de paysages tout aussi lépreux d?une terre sombre et stérile que n?égaient, ici et là, que les grasses cheminées des centrales hydroélectriques et les vestiges de forêts autrefois immenses. » D?une poigne assurée, Ognjen Spahic braque sa torche sur un pan de l?histoire délibérément passé sous silence. Les mots fusent pour dire ce qui a été tu jusque-là. Une réalité insoupçonnée et dure affeure, mais à cela Spahic répond par la puissance évocatrice de l?imagination, du rêve, de la poésie. Et très vite, les questions se bousculent: Pourquoi les grilles donnant sur ce parc herbeux restent délibérément closes? Qui sont ces silhouettes affublées de tuniques blanches, mi-hommes, mi-anges aux ailes meurtries? Deux homosexuels polonais et roumain, une vieille femme russe, Zoltan le Hongrois et R. W. Duncan le compagnon de chambre du narra-teur? Autant de corps purulents et décharnés, rongés par la maladie. Autant d?existences allègrement occultées par un pays dont le système politique est entièrement dévolu au maintien du totalitarisme en place. La révolution roumaine de 1989 est en marche. C?est tout juste s?il est possible d?en deviner les premiers signes, par-delà les hauts murs de la léproserie. Tout de même, un matin, l?effigie de Ceausescu qui domine la cimenterie voisine est malmenée. L?hymne national ne résonne plus sous les voûtes de la grande halle. Parmi les lépreux, tous ne sont plus là pour s?en inquiéter ou s?en réjouir. Certains fauchés par la maladie, d?autres? victimes de règlements de comptes, et gisant sous quelques pelletées de terre encore fraîche. Solitude, incrédulité et maladie tressent une corde au bout de laquelle oscille un terrible huis clos.
Avec beaucoup d'humour (parfois noir) et d'ironie, l'auteur nous parle de la vie, de la mort, de la famille, du couple, et aussi du métier d'écrivain. Autant de thématiques qui nourrissent ce recueil de nouvelles, construit d'une manière tout à fait novatrice. On découvre, entre autres, le destin d'un livre sur la dératisation, qui n'intéresse personne et finit? mangé par les rats.
Je ne peux pas dire lequel des personnages de ce roman m’a le plus touchée. Le père, le fils, la fille, l’autre fils, l’intruse… Isolément emportés par un tourbillon de douleur, de chagrin et de colère, on a envie qu’ils trouvent la force de ne pas rester isolés, de traverser la densité des silences pour s’ouvrir aux membres de leur famille. Ils sont entourés d’une nature sublime, sauvage, fragile malgré son apparente férocité – et bien vite, on comprend que leur seul espoir, c’est de s’ouvrir à la beauté du monde.
Le 29 juillet 1971, dans une Stockholm endormie, le célèbre club Etoile ouvre ses portes et accueille ce que beaucoup appelleront "la plus grande fête de folles de l'histoire de la Suède". Taxi après taxi, Kajsa, Bettan, Rosa, Nana, Jeanette, Francis font leur apparition... L'espace d'une nuit, le monde leur appartient. Mais à l'instar de Cendrillon, ces marginalisées parmi les marginalisés savent que ce n'est qu'une parenthèse enchantée. Au lever du jour, elles devront se retirer dans l'ombre. Raison de plus pour tout donner, briller de mille feux et rappeler qu'elles existent. Quelque part en banlieue, Mikael, jeune garçon chétif qui sait sans pouvoir le nommer qu'il n'est pas "comme il faut", observe, écoute, hésite... avant de franchir le seuil de l'inconnu. Entre rires et larmes, scènes irrésistibles et éclats de lumière, "La Fête des folles" est un hommage à ceux que l'on ignore, un appel à célébrer la différence et à trouver sa famille de coeur. Et nous rappelle que l'être humain peut tout supporter, sauf, peut-être, la solitude.
Kiev, printemps 1919. Vingt-huit soldats de l'Armée rouge ont mystérieusement disparu aux bains municipaux. N'ont été retrouvés que leurs vêtements laissés au vestiaire. Ont-ils déserté ? Ont-ils été assassinés ? Et par qui ? Des brigands, des agents de la contre-révolution ? Samson mène l'enquête. Il arpente les rues de Kiev, met à profit les rudiments de formation qu'il a reçus, et progresse dans l'art d'interroger témoins et suspects. Méthodiquement, il remonte la trace des disparus, utilisant les pouvoirs de son oreille coupée. Au fil de ses investigations, il explore les fausses pistes et met à jour d'autres affaires d'importance, dont celles d'une curieuse contrebande de caviar et d'un non moins inquiétant trafic de cocaïne auquel semble étroitement mêlé l'escroc belge Jacobson - rencontré dans L'Oreille de Kiev - qu'entre-temps la Tchéka a recruté comme agent. Mais c'est grâce au talent d'un poète des rues et à l'obstination d'un cheval orphelin qu'il réussira enfin à résoudre l'affaire et à arrêter les coupables. Le roman s'achève sur un coup de théâtre qui laisse entrevoir toute la noirceur mais aussi la complexité du tchékiste Abiazov...
Ce roman pulvérise toutes nos attentes, Maria Stepanova s'y révèle être une véritable artiste". Berliner Zeitung M. est écrivaine. Quelques années plus tôt, son pays a déclaré la guerre à l'un de ses voisins. Désormais en exil, elle s'applique à recréer un nouveau chez-soi, tout en se sentant peu à peu coupée de sa langue : celle qu'elle a parlée toute sa vie, dans laquelle elle a écrit ses livres, celle dont elle tente, aujourd'hui, de se détacher. Alors qu'elle se trouve dans un train en partance pour un festival littéraire à l'étranger, une grève perturbe le programme. Le voyage s'achève dans un village perdu où M. ne connaît personne et son téléphone portable est déchargé. Et si, comme par magie, elle disparaissait ? L'Art de disparaître est un grand roman sur l'exil, la perte de repères et le réenchantement du quotidien par l'écriture. Traduit du russe par Anne Coldefy-Faucard
2022, Moscou. Depuis une fenêtre, David ajuste le viseur de son arme. Il se tient prêt à tirer sur sa cible. Quatre ans après avoir retrouvé son père qui avait trempé dans de sombres affaires d'espionnage, David Kapovitch doit replonger dans le grand bain des secrets. Le jour de son anniversaire, un inconnu répondant au nom de Sergueï lui propose son aide pour libérer son père, retenu en Russie. En contrepartie, David lui confierait des informations sensibles dont seule sa mère a connaissance. Peut-il vraiment faire confiance à Sergueï ? David n'en a aucune idée, mais il choisit de saisir la chance de sauver son père des griffes du numéro un, quitte à y laisser la vie. Ce roman de politique-fiction habilement tourné est digne d'un film d'action où chaque nouvel élément vient interroger la véracité du précédent. Conservant le suspense jusqu'à la toute dernière ligne, Opération combinée nous emporte, sur un rythme haletant, au coeur du pouvoir russe.