Le roman "Un fleuve de silence pour les larmes du coeur" de Seydi Sow est un chef d'oeuvre d'analyse et de critique de la société sénégalaise. Le technicien de la santé qu'il est a percé la plaie dols a jailli le flot fétide et purulent des tares qui sont les nôtres. Il a dévoilé avec la maîtrise de la langue et l'oeil critique d'un observateur avisé, les conséquences d'un laisser-aller de la liberté sexuelle ou du libertinage des jeunes filles modernes qui boivent la lie jusqu'à la dernière goutte, car elles ignorent que "l'amour est un mot qui écrase s'il domine l'être, la raison. Un mot qui refuse l'analyse objective, qui rompt les amarres et qui consume jusqu'au complet anéantissement". Les sujets tabous de la sexualité de la jeune fille, des grossesses précoces ou non désirées, de l'excision, des MST, des relations heurtées entre membres d'une même cellule familiale, le fossé de génération entre parents et enfants, l'importance grandissante du rôle joué par l'argent au sein de notre société, l'hypocrisie entre femmes prétendument amies (Nafissatou / Aïda) ont été abordés avec une sérénité, une objecivité de sang-froid qui forcent l'admiration. Ce roman, à n'en pas douter, fera l'objet de débats contradictoires entre adeptes du retour à la tradition et pourfendeurs ou défendeurs de la modernité. Pour la première fois au Sénégal, le problème de la sexualité de la jeune fille a été abordé sans pudibonderie coupable ni paternalisme de mauvais aloi. Avec des mots justes et bien pensés, Seydi Sow a su dévoiler la légèreté et la cruauté d'une jeune fille volage "Khadidjatou" en nous plongeant dans une tourmente de sentiments : Rivalités entre soeurs, regrets amers d'une fille-mère, intolérance des parents, méfaits de la modernité et bienfaits d'une tradition bien pensée.
Nombre de pages
448
Date de parution
15/04/2020
Poids
560g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343198811
Titre
Un fleuve de silence pour les larmes du coeur
Auteur
Sow Seydi
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
560
Date de parution
20200415
Nombre de pages
448,00 €
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A la fin de son roman, Seydi Sow fait dire au narrateur sur qui Cendeela Camdaga exerce une véritable fascination : "Mais j'imagine Nethio heureux. Le musicien qu'il est a rencontré ses fans. Pourrai-je avoir le même bonheur ? Vais-je à mon tour rencontrer mes lecteurs ? " L'esprit qui préside à ces diverses affirmations est à prendre à la lettre et sans réserve en ce qu'il constitue la justification de l'oeuvre et des pratiques rhétoriques qui la soutiennent. Ce parallèle entre le musicien et le narrateur est du plus heureux effet car l'écrivain n'ignore pas que son oeuvre a besoin d'une conscience pour s'accomplir et cette conscience est celle du lecteur. Le lecteur est une composante essentielle de l'univers littéraire comme le spectateur a une place fondamentale dans le monde de la musique. La trajectoire du musicien semble rejoindre celle de l'écrivain. A l'arrière-plan des mots du narrateur, se trouve esquissée la référence à une esthétique de la réception." Extrait de la préface.
Voici les résultats de vos analyses. Prenez-les et lisez. D'une main tremblotante, Guily se saisit des feuillets. Elle se mit à parcourir leur contenu. Docteur Sanokho l'observait, guettant sur son visage les réactions devant l'épreuve du choc de la révélation. C'était l'instant tant redouté par tous les praticiens : la communication de la vérité au malade. Nul ne pouvait prédire ce qui se passerait après. On pouvait prendre toutes les précautions, sonder la force mentale du patient afin d'évaluer ses possibilités d'acceptation ou de refus, face à la dureté d'un destin, emprunter la meilleure approche psychologique, et obtenir un résultat désastreux. Et se retrouver avec un malade prostré, glissant lentement dans le désespoir, se laissant abattre et mourir peu à peu, à petit feu, sans aucune volonté de lutte, parce que refusant d'avance tout combat. Docteur Sanokho n'eut guère le temps d'analyser les réactions de Guily. Celle-ci avait déjà lâché les papiers comme si elle eût tenu entre les mains des braises incandescentes. - Quoi, docteur ? Qu'est-ce que je lis ? cria-t-elle dans un désarroi total. - Séropositif. Oui madame. Je regrette de devoir vous l'annoncer, mais vous êtes frappée par le destin. Vous avez, hélas, dans le sang, le virus du SIDA..."
C'est l'histoire et la trajectoire d'un homme. Cette histoire et cette trajectoire épousent celles du plus grand syndicat de la santé du Sénégal mais aussi celles de celui qui en a tenu le gouvernail ces dernières années, contre vents et marée. Cet ouvrage raconte ce qu'a été le SUTSAS mais aussi les mutations récentes et profondes de la vie syndicale et politique sénégalaises.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
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