Le boom des matières premières surtout minérales observées dès 2006 avec le pétrole à 150 $/T, le cuivre à 10 000 $/T. et l'aluminium à 3 500 $/T, n'a pas profité à la Guinée malgré son immense potentiel en ressources minières. Les investissements ont non seulement ralenti, mais ont été pratiquement stoppés comme c'est le cas au Nimba et au projet d'alumine de Alcoa à Kamsar. Ce qui est plus grave est la baisse des revenus en provenance des exploitations minières. Pourtant les différents gouvernements qui se sont succédé en Guinée pendant cette période ont régulièrement inscrit dans leur feuille de route la révision des conventions minières et la mise en place d'une nouvelle politique minière. Les syndicats et la société civile ont d'ailleurs pris la relève avec des manifestations violentes contre le gouvernement et contre les sociétés minières. L'arrivée du CNDD a radicalisé la situation puisque le secteur minier et la quasi-totalité de ses anciens dirigeants font actuellement l'objet d'enquête ou de poursuite judiciaire. En attendant, la crise mondiale a rattrapé la Guinée où les effets de la récession feront chuter les revenus miniers de 60 % sans que le gouvernement ne songe à prendre des mesures conservatoires. La raison de ces contre-performance demeurent toujours la préférence à l'improvisation et le refus de comprendre comment fonctionne le secteur minier dans un environnement mondialisé par nature et hautement concurrentiel. Après avoir publié un premier livre couvrant l'activité minière en Guinée depuis le moyen âge jusqu'à nos jours, avec en perspectives les méga projets, il apparaît nécessaire de continuer à expliquer le fonctionnement du secteur minier guinéen par des exemples plus simples et plus concrets comme présenté dans ce document.
Nombre de pages
79
Date de parution
12/02/2010
Poids
175g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296104570
Titre
Les mines de Guinée. Comment cela fonctionne
Auteur
Soumah Ibrahima ; Boisson Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
175
Date de parution
20100212
Nombre de pages
79,00 €
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Guinea was identified as a mining country long time ago rince quantity of gold coming from the Bouré region, near Siguiri, constituted the power and reputation of medieval Mandingue empire. Up to today, mines have ensured the greater part of export revenues as well as the budgetary receipts of the country. The mining potential has earned Guinea what is commonly called a geological scandai. We indeed know that the reserves of bauxite of more than 40 billions tons would be sufficient to supply world aluminum industry for about 500 years, which is three times longer than the time calculated for ail the petroleum oil known on earth. But, for the Guinean people and those observing them, the real scandai is having so much resources and remaining among the poorest countries in the world with the HDI classification ranking Guinea to the 160 th place out of 175 countries, while its income per capita is below $500/year, compared to $ 20,000 in Western Europe and $ 30,000 in the USA and Japan. We also know that with good governance and a suitable institutional framework, Guinea could efficiently develop its resources and reach the standard of living of emerging countries like India and China. The prerequisite is that rigorous training has to be established and good information is required regarding the situation of the mining sector in Guinea and around the world before laying down policier and strategies of development. This book provides information on the potential and the evolution of the Guinean mining sector as well as future prospects for the country by developing mining megaprojects.
La Guinée s'est identifiée à l'industrie minière depuis la nuit des temps, car c'est l'or du Bouré près de Siguiri qui a fait la puissance et la renommée de l'empire médiéval du Mandingue. Aujourd'hui encore les mines assurent l'essentiel des revenus d'exportations et des recettes budgétaires du pays. Le potentiel minier fait de la Guinée ce qu'on appelle communément un scandale géologique. On sait en effet que les réserves de bauxite de plus de 40 milliards de tonnes suffiraient à elles seules à approvisionner l'industrie mondiale de l'aluminium pendant près de 500 ans, soit une durée 3 fois plus longue que celle de tout le pétrole connu sur terre. Mais pour les Guinéens et ceux qui les observent, le véritable scandale est d'avoir tant de richesses et demeurer parmi les plus pauvres du monde avec un classement IDH oscillant autour de 160ème sur 175 pays, et un revenu par tète inférieur à 500 $/an, contre 20 000$ pour les Ouest-Européens et 30 000$ pour les Américains et les Japonais. On sait aussi qu'avec une bonne gouvernante et un cadre institutionnel approprié, la Guinée pourrait efficacement mettre en valeur ses ressources et rejoindre le niveau de vie des pays émergents comme l'Inde et la Chine. Le préalable est qu'il faut accepter de recevoir une formation rigoureuse, et de bien s'informer de la situation du secteur minier en Guinée et dans le monde, avant de formuler des politiques et des stratégies de développement. En lisant ce livre on s'informe sur le potentiel et l'évolution du secteur minier guinéen, ainsi que les perspectives d'avenir pour le pays grâce à la réalisation des mégaprojets.
En 2004, soit bientôt quinze ans auparavant, j'ai présenté aux députés de l'Assemblée nationale le graphique ci-contre, montrant l'évolution sur un demi-siècle environ des PIB de trois pays, à savoir les Etats-Unis d'Amérique, la Chine et la Guinée. [objectif était de montrer la croissance rapide de l'économie chinoise, grâce en particulier aux efforts fournis par ce pays pour l'éducation, et inviter ainsi nos parlementaires à valoriser la politique éducative en Guinée. le graphique montrait aussi qu'en 2050, la Chine rattraperait et commencerait à dépasser les Etats-Unis en termes de puissance économique, avec pour conséquence la fin du rôle de gendarme mondial joué par les Américains jusqu'à cette date. le monde entier admire les performances techniques de la Chine, mais redoute en même temps son avidité pour les matières premières, plus abondantes et moins exploitées en Afrique. La voie lui serait donc grandement ouverte pour s'accaparer, de gré ou de force, les ressources naturelles de l'Afrique, qui, comme la Guinée, a une croissance si dérisoire qu'il faudrait une échelle logarithmique pour apparaître sur le graphique. La réalité est d'ailleurs plus tranchante puisque, dès 2015, la Chine a rattrapé les USA au PIB comptabilisé en dollars PPA (Parité de Pouvoir d'Achat). L'échéance de 2050 sera donc atteinte bien plus tôt, vers 2030, en tenant compte de la démographie défavorable de la Chine. Les Africains ont donc intérêt à mettre la priorité sur l'éducation et la formation pour ne pas être les grands perdants de cette compétition planétaire. Ce roman d'" économie-fiction passe par le détour d'une histoire d'amour entre un jeune Chinois, Wang, et une jeune Africaine, Binta, pour démontrer ces enjeux socio-économiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.