Géant persécuté par des nains politiques et universitaires en dépit de tous les titres académiques possibles et imaginables il a construit une oeuvre philosophique et polémique parfois hermétique mais qui porte à incandescence les facultés de l'esprit." Rémi Soulié avait dix-neuf ans quand il découvre, ébloui, Pierre Boutang (1916- 1998) à travers ses entretiens télévisés avec George Steiner, en 1987, à propos d'Antigone et du sacrifice d'Abraham. La rencontre entre le bouillant disciple de Maurras, chantre de la monarchie traditionnelle, héréditaire, antiparlementaire et décentralisée, et du jeune khâgneux s'éloignant alors du marxisme, promettait d'être passionnée. Elle ouvrit, en réalité, l'ère d'une longue et fructueuse amitié, placée sous le signe d'une perpétuellejoute philosophique et d'intermèdes mémorables voués aux ripailles et aux séjours enjoués à Collobrières, son lieu de villégiature. Grands moments où les débordements d'affection succédaient aux coups de gueule légendaires ! Car rien n'importe davantage au brillant métaphysicien que l'éternelle jeunesse dont il semble parfois la vivante incarnation quand il ne s'en fait pas l'adepte ; l'éternelle jeunesse de la France, c'est encore et toujours, à ses yeux, la monarchie révolue qui en demeure l'emblème et le rêve le plus ardent. Quand Rémi Soulié pénètre à son tour dans le "royaume" de Boutang, il croise, fasciné, ses intuitions lumineuses avec celles de Joseph de Maistre, Pascal, Vico, Baudelaire, Poe, Blake... sans oublier le grand Bernanos. Le 20 septembre 2016, l'auteur d'Ontologie du secret aurait eu cent ans. Le portrait d'une amitié en forme de disputatio, de regards croisés, de journal et de témoignages inédits qui font revivre la figure exceptionnelle et attachante du "lion" auprès de George Steiner, Dominique de Roux, Roger Nimier, Antoine Blondin, Maurice Clavel et tant d'autres.
Nombre de pages
144
Date de parution
13/10/2016
Poids
198g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782363711694
Titre
Pour saluer Pierre Boutang
Auteur
Soulié Rémi
Editeur
PG DE ROUX
Largeur
140
Poids
198
Date de parution
20161013
Nombre de pages
144,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il existe un mystère aveyronnais. Pourquoi les habitants du département de l'Aveyron, héritiers de l'ancienne province de Rouergue, manifestent-ils un attachement aussi viscéral à leur douce patrie, pour reprendre la formule de Mistral ? Qu'ils vivent au pays, à Paris, au Luxembourg, à Londres, aux États-Unis ou en Argentine, ils déclinent spontanément leur identité, même à qui ne la demande pas, et confessent leur appartenance ancestrale à une terre, une langue, une foi. Rémi Soulié brosse un portrait très personnel de son Rouergue où tous les Aveyronnais se reconnaîtront pourtant et où les curieux découvriront, au cours d'une promenade enchantée, à la fois érudite et pleine d'humour, un terraire à la fois charnel et spirituel. Amour d'une province : défense et illustration.
C'est un homme simple, sans culture, mais habité par une foi inébranlable qui devient curé de la petite ville d'Ars, dans l'Ain, en 1818. Très rapidement, les charismes dont Jean-Marie-Baptiste Vianney (1786-1859) est comblé attirent l'attention de ses paroissiens. Au fil des ans, des pèlerins de plus en plus nombreux viennent se confesser à lui et l'entendre prêcher. L'imagerie populaire a surtout retenu de lui son extrême bonté et son mode de vie ascétique ; Rémi Soulié nous le restitue dans sa vérité, celle d'un homme sévère, âpre, indomptable qui n'hésita pas à condamner la frivolité de certains contemporains et qui, emporté par son goût de l'absolu, se montra parfois d'une intransigeance redoutable. Se souvenant que Bernanos le prit pour modèle dans Sous le soleil de Satan, Rémi Soulié n'hésite pas à recourir au personnage de fiction pour mieux éclairer l'homme de foi. Des milliers de pèlerins continuent aujourd'hui d'affluer à Ars. En allant au c'ur d'une vie entièrement vouée aux préceptes de l'Évangile, ce livre clair et singulier permet de mieux comprendre le rayonnement exceptionnel d'un homme que l'Église choisit de canoniser en 1925.
Que peuvent bien avoir à se dire un antiphilosophe juif orthodoxe et un philosophe catholique? L'essentiel. Rémi Soulié, dans ce livre dense et audacieux, engage un dialogue en vérité avec Benny Lévy. Au terme d'une exposition, puis d'une discussion serrée des principales thèses de ce dernier (les origines chrétiennes de la modernité, le paulinisme, le nihilisme contemporain, l'universel, le sionisme), il le rejoint dans le combat contre l'"Empire du Rien" toujours régnant et envisage, avec Pierre Boutang et Emmanuel Lévinas, les conditions des véritables retrouvailles métaphysiques et théologiques entre Israël - comme peuple et comme Etat - et la France charnelle chère à Péguy. "Pour moi, l'urgence était de"disputer"à la fois filialement et"fraternellement"avec ce maître, ligne à ligne, en espérant le retrouver sur les hauteurs - tout en sachant qu'il existe au moins deux voies pour faire l'ascension du Sinaï ou du mont Carmel (du Ventoux aussi, de la Sainte-Victoire, du Puy de Wolf, du Fuji-Yama, del puèg que ard, de l'Olympe... Au sommet, le lieu de l'étude et / ou la contemplation)."
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".