MEI N° 39 : Le levain des médias. Forme, format, média
Soulez Guillaume ; Kitsopanidou Kira
L'HARMATTAN
30,00 €
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EAN :9782343076447
Quelles sont précisément les relations entre les formes audiovisuelles et les médias ? Les chercheurs et professionnels réunis dans ce numéro analysent l'importance des "grandes formes" (les conventions, les genres, les formats de la télévision ou du web) qui sont au coeur des médias contemporains. Deux dimensions sont particulièrement étudiées : la structuration croissante du cinéma et de l'audiovisuel par les "formats" et les relations entre médias - ou "intermédialité" - liées au développement d'un cinéma ou d'une télévision en ligne comme nouvel espace de contraintes et d'innovation. Cause d'un modelage formel, le média peut aussi être vu comme le moteur d'une activation de certaines formes audiovisuelles : le "levain" des médias. Ce numéro pluridisciplinaire est pour tous ceux qui s'intéressent à l'évolution actuelle du cinéma, de la télévision et des formes voisines (jeu vidéo, clip) et aux nouvelles formes audiovisuelles, tel le webdocumentaire.
Nombre de pages
271
Date de parution
27/11/2015
Poids
400g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343076447
Titre
MEI N° 39 : Le levain des médias. Forme, format, média
Auteur
Soulez Guillaume ; Kitsopanidou Kira
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
400
Date de parution
20151127
Nombre de pages
271,00 €
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Le film n'est pas seulement un récit, c'est aussi un discours sur le monde. Or, trop souvent, la puissance de ce discours est surestimée (« manipulation ») et les publics caricaturés, en contradiction avec notre pratique ordinaire d'une discussion, non seulement après, mais avec les films.La tradition rhétorique et argumentative, retravaillée aujourd'hui dans une perspective pragmatique, envisage formes et contextes conjointement et permet de comprendre les liens entre le film, son discours et le spectateur. Entre formes et espace public, les analyses de films, reportages et séries proposées dans cet ouvrage montrent ainsi que la démarche rhétorique permet de restituer, à côté de leur capacité mimétique, la capacité délibérative des images et des sons, fondement d'un dialogue entre le film et le spectateur.
Si l’interprétation revient à la mode en art et en sciences humaines, aucun ouvrage ne prend de front cette question à l’heure actuelle, et en particulier dans les arts et médias. Ce numéro est assez unique dans le dialogue qu’il parvient à instaurer entre des disciplines qui s’ignorent souvent.Nous sommes tous des interprètes. Non seulement au quotidien, quand nous interrogeons le monde qui nous entoure pour essayer d'en extraire du sens ou pour le réorganiser en imagination, mais surtout quand nous prenons place devant un écran, des images. Ce rectangle lumineux qui délimite un certain nombre de signes semble même réclamer une interprétation de notre part. A moins que nous ne décidions de faire usage, plutôt, des signes qu'il nous envoie ? Mais quelle différence y a-t-il entre usage et interprétation ? Et quel lien y-a-t-il entre nos usages des images et nos interprétations ? Les milliards de films, d'épisodes de séries et de vidéos en ligne consommées chaque jour de par le monde sont des milliards d'images interprétées, que leurs spectateurs/trices se le disent - et ils/elles le disent de plus en plus - ou non. Pour y réfléchir, après une introduction qui fait un point sur le débat actuel dans la théorie littéraire, la philosophie de l'art et en sciences humaines, Théorème a choisi la confrontation des approches : chacun des contributeurs de ce numéro mobilise des outils et méthodes que les autres n'utilisent pas : esthétique, histoire, sociologie, sémiologie, didactique, etc. De même pour le choix d'une confrontation des objets : cinéma, télévision, bande dessinée, etc. Confrontations fructueuses d'où se dégagent des recoupements, des points d'appui, peut-être même des certitudes ? loin, en tous cas, du relativisme et du chacun pour soi. Et si penser l'usage des interprétations et l'interprétation des usages nous mettait sur la voie du partage des interprétations plutôt que de l'éternel « conflit des interprétations » ?