Acteurs de mutations inouïes, quinze prêtres, formés durant le concile Vatican II, relatent leur itinéraire et examinent la puissance de l'événement au regard des empreintes qu'il a laissées dans leur manière de concevoir leur ministère. Issus pour la plupart de familles chrétiennes, ces hommes,appartiennent à cette France catholique qui les a vus naître au moment de la montée des totalitarismes européens ou durant la Seconde Guerre mondiale. Leur jeunesse, qui s'est déroulée dans l'immédiat après-guerre et dans le début du progrès économique et social des Trente Glorieuses, correspond à cette période où l'Eglise s'accepte dans le nouveau cadre institutionnel d'une séparation entre l'Eglise et l'Etat, sans pour autant jamais se réduire à gérer le privé. Et de fait, pour ces prêtres, cette manière de se comprendre comme chrétiens dans la société des années 1960 rejaillit dans la façon dont ils comprennent leur ministère. Ouverts à la mission par solidarité avec les pays émergents, éprouvés, pour certains, par la guerre d'Algérie, établis dans une tradition intellectuelle de haut niveau, ils sont nourris par une spiritualité pastorale et fraternelle du ministère des prêtres pour la vie du Inonde. Avec les années, nombre d'entre eux exerceront des responsabilités ecclésiales avec enthousiasme sans être épargnés par les fragilités spirituelles, sociales, économiques et affectives de leur époque. Très vite, ils (Percevront le décalage qui s'installe entre les personnes, le monde et l'Eglise. Alors que rien ne les y avait destinés, ces prêtres, par leur audace missionnaire, ont été des passeurs au milieu de changements inédits. Leur travail apostolique a préparé le terreau pour que naissent de nouvelles générations. Celles-ci sont aujourd'hui face à des défis redoutables sans commune mesure avec ceux des années 1960. Et pourtant, la force de leurs aînés n'a-t-elle pas consisté à développer le mouvement impulsé par Vatican Il tout en éveillant les baptisés et leurs jeunes confrères à la complexité des temps nouveaux, leur passant ainsi le témoin d'une manière étonnante?
Nombre de pages
221
Date de parution
18/02/2010
Poids
375g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782708241022
Titre
Prêtres dans le souffle de Vatican II
Auteur
Souletie Jean-Louis ; Quinio Dominique
Editeur
ATELIER
Largeur
165
Poids
375
Date de parution
20100218
Nombre de pages
221,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Biographie de l'auteur Jean-Louis Souletie, docteur en théologie de Paris et docteur habilité de l'Université de Strasbourg, enseigne b la Faculté de théologie et de Sciences religieuses de l'Institut catholique de Paris.
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Jean-Louis Souletie est prêtre de la congrégation des Frères Missionnaires de sainte Thérèse, professeur et docteur en théologie. Il est également l'un des directeurs de la collection Mieux vivre, aux Éditions de l'Atelier.
Robert Guédiguian est un des cinéastes majeurs du cinéma français de ces quarante dernières années. Sa participation au jury du festival de Cannes 2018 a confirmé la notoriété internationale de son oeuvre. Pourtant son univers reste encore trop méconnu. Il est pourtant d?une grande richesse, du point de vue des idées, des formes et des émotions qu?il suscite. En allant à la rencontre de l?homme, de ses films et de son engagement, Christophe Kantcheff, qui côtoie le cinéaste depuis très longtemps, propose d?explorer, en texte et en images, cet univers passionnant. Largement illustré de photos de films, de tournage et de collections privées, ce beau livre offre une vision inédite de Robert Guédiguian en tant que cinéaste et en tant qu?artiste engagé dans le débat public. Très peu d?artistes s?expriment avec autant de force en termes politiques. Ce livre présente les fondations biographiques, toujours très influentes, de Robert Guédiguian. Puis, au gré d?un entretien, le réalisateur de Marius et Jeannette aborde son rapport de spectateur au cinéma et de citoyen face à la politique. C?est l?occasion pour lui de préciser un certain nombre de ses positions sur la gauche, le libéralisme, la démocratie, la révolution, l?accueil des réfugiés, la question des identités? Dans une seconde partie, l?ouvrage explore la richesse des thématiques que déploie l?oeuvre de Guédiguian, soulignant la singularité et la grandeur artistique des films réalisés.
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Quel est l'avenir du travail ? A l'heure du développement de l'intelligence artificielle et des plates-formes numériques, sommes-nous condamnés à être au service des machines ou pouvons-nous, au contraire, les mettre à notre service ? A l'heure du péril écologique, comment travailler sans, dans le même temps, détruire la planète ? Alors que des accords transcontinentaux favorisent la concurrence au plus bas prix, est-il possible d'appliquer des normes sociales permettant un travail décent ? Et comment élaborer des règles qui, au lieu d'être des vecteurs d'une globalisation uniformisante, tiennent compte de la diversité des formes et expériences du travail dans les différents pays du monde ? Réunissant vingt et un auteurs du monde entier, conçu, dirigé et introduit par Alain Supiot, ce Livre du centenaire de l'Organisation internationale du Travail (OIT) dresse un panorama inédit du travail au XXIe siècle et pose les questions essentielles qui détermineront son avenir. Révolution technologique, péril écologique, ordre juridique international schizophrène sont autant de défis à relever pour qu'advienne, au XXIe siècle, le "régime de travail réellement humain" projeté par la Constitution de l'OIT en 1919.