Un mémoire et non des mémoires car il s'agit d'un livre singulier; un de ces livres irritants qui se faufilent entre l'alignement des genres. Non pas une autobiographie, quoique l'écriveur y parle à la première personne. Non pas un livre de souvenirs; pourtant celui d'un homme qui se souvient et fait surgir des anecdotes et des êtres, des visions, des rêveries, une tapisserie de la mémoire. Des filigranes de vie, saupoudrés de quelques maximes pour donner l'air de se prendre au sérieux. L'auteur oublierait-il d'aller à l'essentiel? Mais qui va donc à l'essentiel? Et qu'est-ce que l'essentiel? Une station-service? L'auteur va au lecteur. Il converse avec lui en un désordre sincère, gravement, légèrement, et lui confie quelques révélations inédites sur les moeurs des chromosomes. Et celles de leurs victimes. Un hommage goguenard aux médiocres lucides sous la plume de Robert Soulat, homme de lettres, écrivain, directeur de la Série noire et pur produit de la tyrannie des chromosomes les plus ingénieux.
Nombre de pages
190
Date de parution
19/06/1998
Poids
201g
Plus d'informations
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EAN
9782905158277
Titre
MEMOIRE POUR L'ELEVATION DES MEDIOCRES
Auteur
SOULAT ROBERT
Editeur
ATALANTE
Largeur
0
Poids
201
Date de parution
19980619
Nombre de pages
190,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Robin Carabasse, jeune cinéaste qui se prétend malchanceux est ruiné par l'échec de son film Les Riverains de la mer. Il décide, conseillé par le clerc de notaire chargé de le saisir, de partir pour Trastéjous, dans le Midi, où vit le richissime ancien boucher Maltaverne, son oncle, afin de lui demander de l'argent. En cours de route, il trouve dans le fossé une étrange petite créature nommée Léa, écuyère de cirque et trapéziste : mi-femme, mi-chatte, en tout cas un peu sorcière, elle cherchait un maître : ce Robin excentrique et beau fait son affaire ; elle s'attachera donc à ses pas, consacrera désormais tous ses efforts à l'aider. Maltaverne, dans son domaine de Catoblepas, manigance justement de saboter une réception organisée en l'honneur de Marie Lampereur, ancienne dactylo, veuve riche et glorieuse revenue au pays natal où, quinze ans plus tôt, elle avait repoussé les avances de l'odieux boucher. li chasse Robin. Mais Léa, subjuguée par la beauté et la gentillesse de Marie Lampereur et décidée à faire triompher les projets de son maître, va s'ingénier à monter une gigantesque mystification dans le but d'abattre l'oncle Maltaverne : elle veut marier ensemble Marie et Robin. Elle est sur le point de réussir, mais au moment où ils vont peut-être convoler, Marie et Robin se brouillent. Robin chasse Léa. Léa fuit. Et c'est seulement après la disparition de la petite écuyère dont l'âme est celle d'un elfe, que Robin découvre qu'il l'aime parce qu'elle est sa chance vivante, secrète, merveilleuse. Va-t-il pouvoir la rattraper ? Juché sur son "moto-velox", il la voit au sommet de la côte qu'il s'apprête à grimper. Et c'est sur un point d'interrogation plein d'un humour doux-amer que ce roman vif se termine, traité à la manière d'une ouvre de Marcel Aymé ou de Chesterton.
Henri et sa fille Georges forment un drôle de couple. D'abord, Georges est-elle bien la fille d'Henri ? Il prétend qu'il l'a volée dans une maternité. Mais il est tellement mythomane ! L'éducation sentimentale, et l'éducation tout court de Georges se feront dans la petite entreprise de laveurs de carreaux montée par Henri et son copain Marcel. Dans une librairie dont la patronne s'éprend d'elle. Dans une cave où le barman Joseph, au sexe douteux, lui prépare des infusions hallucinogènes qui la transportent dans des mondes fabuleux. Et c'est ici qu'entrent en scène deux malfrats.Georges sera-t-elle sauvée ? Et si oui, par qui ? C'est la surprise d'un roman qui se termine en féerie. Car Robert Soulat nous raconte aussi une histoire d'ogre. Mais un ogre qui, pour le grand bonheur du lecteur, aurait eu, autour de son berceau, trois fées : Prévert, Queneau et Boris Vian.
Hier soir, pris d'une subite envie d'uriner, je décide de hisser la superstition au niveau de la performance esthétique. A savoir, si j'arrive à pisser sans souiller la lunette bleu ciel de mes toilettes, je me décroche une critique dans Le Courrier de Paimboeuf du Lendemain. Mon jet, plutôt poussif en temps habituel, fuse, droit et volontaire, au centre de la cuvette. Et le miracle nimbe soudain ma modeste salle de bains d'une aura mystique : j'ai réussi. Ce matin, j'achète Le Courrier comme je le fais depuis dix ans et, là, amère déception. Pas une ligne. Rien, Le néant. Je tiens à signifier avec force à la rédaction en chef de cet hebdomadaire: je suis déçu. Voire blessé. Car briser le rêve et les croyances d'un enfant de cinquante ans, c'est mal. Faites passer.
L'Association des amis du livre et de la bibliothèque municipale de Laval organise un concours de nouvelles - un genre peu prisé dans notre pays qui compte pourtant de grands nouvellistes (Maupassant, Barbey d'Aurevilly, Alphonse Daudet, Marcel Aymé, Marc Villard). Pour participer à ce concours, il suffit d'adresser à la bibliothèque une nouvelle de vingt pages dactylographiées sur le thème du voyage avant le 11 septembre. " Ceux qui croyaient tout savoir de Marc Villard devront déchanter : il faut aussi avoir lu ce nouveau recueil.
- Papa, j'ai regardé ta boîte, lebourreau@hotmail.com. Deux Japonaises veulent que tu partes au Japon, ce sont des dingues du sombrero. Si tu n'y vas pas, l'une des deux se coupe le sein droit. - Et l'autre? - Elle dit que seul De Rossi a sorti un double sombrero. - C'est faux. Réponds à ces salopes nippones que ton père est l'auteur d'un double sombrero en seconde mi-temps de Lamberville/Neauphle-le-Château, mars 1996. Je ne vais pas me laisser emmerder par des bridés qui passent leurs week-ends à lorgner des sumos. - Je lui écris ça, alors? - Of course. Il y a des jours comme celui-ci qui me dépriment. Je me fais tellement chier que je vais écrire un livre. Un gros de quarante-cinq pages. Dans ce recueil dédié à Diego Maradona, le "Bourreau de Bagatelle" jubile à entrecroiser ses vrais-faux exploits, passés et futurs, et ceux de ses héros. Lecteurs, à vos crampons!