De la pertinence de mettre une oeuvre contemporaine dans un lieu chargé d'histoire. Entretien
Soulages Pierre ; Le Goff Jacques
PEREGRINATEUR
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EAN :9782910352424
Comment une création artistique contemporaine peut-elle s'insérer dans un monument millénaire en lui étant fidèle, tout en lui apportant du nouveau ? " Telle est la question qui, le 25 septembre 1995 à Conques, a réuni le médiéviste Jacques Le Goff et le peintre Pierre Soulages à propos des vitraux que ce dernier venait de créer pour l'abbatiale Sainte-Foy. Pierre Soulages évoque l'abbatiale comme le lieu de l'une de ses premières émotions artistiques, tout en exprimant en quoi sa démarche se fonde sur une analyse objective de l'architecture. Sa démarche à Conques interroge l'émotion pour en restituer la portée universelle. Les vitraux sont comme la démonstration ontologique du lieu dans sa fonction d'appel, et sa restauration. C'est ce que Jacques Le Goff révèle lorsqu'il dit que l'artiste doit intervenir " dans la matière et dans la vie même du monument " pour préciser un peu plus tard combien il est essentiel que cette intervention soit consonante avec " le sens originel et historique " de ce dernier. Au fil de cet entretien captivant entre les deux figures, la question, qui pour l'historien se place au c?ur même de sa pratique de l'histoire, l'histoire dans la longue durée, devient " l'histoire est-elle porteuse d'une exigence à l'égard de l'artiste contemporain ? l'artiste contemporain est-il porteur d'une exigence à l'égard de l'histoire ? "
Nombre de pages
30
Date de parution
01/11/2003
Poids
150g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782910352424
Titre
De la pertinence de mettre une oeuvre contemporaine dans un lieu chargé d'histoire. Entretien
Auteur
Soulages Pierre ; Le Goff Jacques
Editeur
PEREGRINATEUR
Largeur
160
Poids
150
Date de parution
20031101
Nombre de pages
30,00 €
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Le noir est antérieur à la lumière. Avant la lumière, le monde et les choses étaient dans la plus totale obscurité. Avec la lumière sont nées les couleurs. Le noir leur est antérieur.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Devant un Outrenoir, qu'est-ce qu'on voit ? Il y a de la lumière réfléchie par le noir, donc déjà modifiée, transformée. Si elle était réfléchie par du vert, du bleu ou par un miroir, ce ne serait pas la même. On voit de la lumière qui provient du tableau vers celui qui regarde : ça, c'est ce qui se passe dans ma peinture, c'est le côté optique [... ]. Si la lumière change de place, ce n'est plus la même peinture que l'on voit ; et si le regardeur bouge, ce n'est pas tout à fait la même chose qu'il voit. C'est une organisation, certes, qui reste la même mais qui s'efface ou qui apparaît plus évidente, c'est tout un ensemble de choses qui change, tandis que dans une peinture traditionnelle, il y a un point de vue. Dans mon cas, l'intériorité ne précède pas l'acte de peindre. Elle vient pendant". Pierre Soulages
Plusieurs chroniques font allusion à la reddition de la forteresse de Montségur et au bûcher qui l'a suivi. Mais l'essentiel de l'histoire du château, de son utilisation comme siège de l'église cathare et de sa fin tragique est contenu dans les interrogatoires de l'inquisiteur Ferrer, et à titre épisodique, de ses successeurs. Le Dossier de Montségur emprunte au registre les dépositions des rescapés de Montségur, qui vont du 10 mars au 19 mai 1244. Celles-ci sont suivies de dépositions intéressant pour partie Montségur, faites par les habitants de Mirepoix ou du Lauragais, puis de dépositions empruntées à des registres postérieurs : registre de Bernard de Caux et de Jean de Saint Pierre (1245-1246) pour le Lauragais, registre des mêmes pour le pays de Foix, registre de Pons de Parnac et autres (1273-1278). Si le lieu et les circonstances du bûcher sont bien établis, rien ne nous renseigne explicitement sur le lieu des interrogatoires. Mais tout porte à penser que les premiers se déroulèrent à Montségur. L'enquête suit un ordre immuable, que traduit le procès-verbal notarié, et que reprendra la sentence. L'intérêt principal de l'inquisiteur est de recueillir des dénonciations. Il s'agit de faire dire aux témoins qui a " vu " des parfaits et surtout les a " adorés ". Puis on leur fera dire qui a été " consolé ", et enfin qui a participé à la défense du château rebelle et à l'expédition d'Avignonet. Dans l'ensemble, on a une image très complète de la garnison. Tel qu'il nous est parvenu, ce document nous livre une tranche d'histoire originale précise et parfois pathétique.
Ne vous êtes-vous jamais demandé de quoi l'on se régalait avant la découverte du sucre ? D'où viennent les mots "pâtisserie", "gâteau", "gourmandise" ? Qui a inventé le kouglof ? l'éclair ? le cronut ? Quel est le rapport entre Kennedy et le beignet berlinois ? Quel était ce monster pudding aux 1 040 oeufs réalisé à Londres et expédié à Lancaster, escorté par la musique d'un régiment ? Quelle est l'origine de la toque des pâtissiers et des cuisiniers ? Dans ce cas, cette délicieuse histoire est faite pour vous ! Traversant les continents et les millénaires, Maguelonne Toussaint-Samat raconte avec verve et brio l'histoire de la gourmandise en l'émaillant de citations d'auteurs, de documents historiques, d'anecdotes et de recettes variées : douceurs antiques (kribanês grecs ou "moulés sur le sein d'Aphrodite", placenta de Caton...), gâteaux rituels (qui se souvient encore du colombier, le gâteau traditionnel de la Pentecôte ? ), classiques ou de l'âge d'or (saint-honoré, religieuse, baba...), folkloriques (teurgoule normande, fenetra de Toulouse...), "exotiques" (makrout, tiramisu, Christmas pudding, pouding amérindien..,.). Avec son formidable talent de conteuse, elle y relate la grande affaire de la Sachertorte autrichienne ou le secret de fabrication de la confiture de Nostradamus... Enfin, elle nous parle de tous les grands noms de la pâtisserie, des origines au troisième millénaire, en passant par Antonin Carême et sa postérité. Si la gourmandise est le péché des bonnes âmes, son histoire par Maguelonne Toussaint-Samat a la saveur d'une vraie passion et devrait ravir autant les amateurs d'histoire que les pâtissiers, ou tout simplement les amoureux de la gastronomie, à commencer par les bien nommés "becs sucrés" auxquels l'auteure fait sans cesse référence.