Est-ce le propre de la personne humaine de se masquer ? Dialectique dynamique du caché/montré prise dans une logique de séduction et d'érotisme, de pudeur et de tragique. Quelles identités sont dissimulées ou données à voir ou à imaginer à travers le prisme de ces masques ? Comment la photographie articule-t-elle cette dialectique ? Secret, anonymat, impunité, transgression, mais surtout problème du double et du dédoublement : existe-t-il un sujet, une ou plusieurs identités derrière ce(s) masque(s) ? La photographie agit-elle sur le sujet comme un masque ? L'art est-il cet univers de masques qui interrogent les identités plurielles d'un même sujet ? " Le masque cache autant qu'il révèle, nie autant qu'il affirme ", écrivait Lévi-Strauss. Ne pourrait-on pas dire la même chose pour l'oeuvre d'art ? Outre que le masque interroge ce qu'il cache : le visage et parfois le regard. Non seulement l'humain, mais l'interhumanité est en jeu : l'artiste nous le montre et nous le démontre. Ce livre a deux objectifs esthétiques articulés : réfléchir à la problématique esthétique Masques et identités et faire une étude esthétique de cette problématique dans l'oeuvre de l'artiste contemporain Bernard Koest.
Nombre de pages
142
Date de parution
25/05/2018
Poids
206g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343146027
Titre
Masques et identités. A partir de Bernard Koest
Auteur
Soulages François ; Armache Jamoussi Sophie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
206
Date de parution
20180525
Nombre de pages
142,00 €
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Il ne peut y avoir un système de l'existence" , écrit Kierkegaard. Ne reste-t-il alors que la littérature pour l'évoquer, pour l'invoquer ? Mais pourquoi ? Mais comment ? En nous confrontant à la littérature qui, certes, traite plus souvent de la vie que de l'existence, mais qui, dans ses hauteurs vives, exerce son art pour nous faire entendre l'impossible rendu du mystère de l'existence, aussi bien celle d'autrui que celle des autres, celle de Dieu que celle du monde, celle de nous-mêmes que celle de nos altérités. Poésie, théâtre, roman, récit, autobiographie, etc. , autant de formes et de dispositifs variés qui ne rendent pas, mais qui éclairent et parfois illuminent ce que nous pourrions peut-être appeler "existence" . Alors la littérature, souvent, nous étonne et, parfois, nous émerveille : comprenons-nous alors mieux ? Peut-être pas. Existons-nous alors mieux ? Peut-être. En tout cas, il est bon et bien de s'y confronter. La littérature peut alors éclairer notre existence et aussi le concept d'existence.
Le mot peut-être pose deux problèmes philosophiques fondamentaux : celui de l'être et celui du possible ; et donc celui de la possibilité de l'être et celui de l'être possible. Comment les traiter ? À la fois philosophiquement, poétiquement et artistiquement. Mais jamais de façon monolithique : la pluralité des points de vue, des moyens et des méthodes est nécessaire pour éclairer une telle problématique aux enjeux si importants, certes philosophiquement et artistiquement, mais aussi existentiellement et politiquement, humainement et temporellement. Il en va, en effet, de l'interhumanité : de nos libertés et de nos engagements, de nos choix et de nos hésitations, de notre avenir, mais aussi de notre présent et de notre passé ; bref, de nos savoirs et de nos non-savoirs, de nos doutes et de nos finitudes. Donc de nous-mêmes en toute fragilité face aux incertitudes et peut-être au ça-voir. D'où ce livre à la fois pluriel et uni grâce à la philosophie et à la poésie et aux images et aux mots.
Ouvrage de référence depuis sa première édition en 1998, traduit dans de nombreuses langues, cet essai dessine les contours d'une esthétique de la photographie et permet ainsi de s'interroger sur son statut d'art en envisageant les questions théoriques qui ne manquent pas de se poser. Cette réflexion s'appuie sur l'analyse de nombreuses oeuvres photographiques, et se fonde sur la définition de concepts nouveaux élaborés à la lumière de l'esthétique, de la philosophie et de la psychanalyse. L'ouvrage s'articule autour de trois grandes problématiques : Quels rapports la photographie entretient-elle avec le réel ? Quel est la spécificité d'une oeuvre photographique ? En quoi l'art photographique est-il au coeur, voire le coeur de l'art contemporain ?
Le pouvoir utilise-t-il toujours les images? Peut-il y avoir unpouvoir sans image(s) du pouvoir? Que disent les images dupouvoir? Problèmes complexes, car il y a aussi des imagescritiques, des images artistiques, des images politiques quicritiquent, déconstruisent le pouvoir: mais quel(s)pouvoir(s)? Problèmes fondamentaux à cette époqued'iconocratie où l'image pèse plus lourd que le concept. Laphotographie nous permet de repenser ces problèmes quirelèvent de l'histoire et de l'actualité - de l'usage politique de laphotographie au XIXe siècle par la police et la criminologieavec Lombroso, aux photos d'Abou Ghraib -, du social et dupolitique - des magazines à la photographie plasticienne, desphotos des femmes politiques à celles des simples citoyens -,de l'art et du sans-art - de Depardon et Lüthi aux photos descorps morts. Avec une douzaine de chercheurs, grecs,brésiliens et français, dont certains appartiennent aux équipesde recherche RETINA.lnternational ou/et AIAC, FrançoisSoulages mène ces interrogations en explorant images etpouvoir.