Composé de quinze suites poétiques ainsi que de trois essais, tous inédits, l'ensemble de ce numéro est placé sous le signe de la création la plus contemporaine, et plus singulièrement encore, sous celui de la critique telle qu'elle peut se révéler à travers la parole poétique dès lors que le ressort critique peut jouer un rôle décisif en ce qui concerne la clarté de l'énoncé poétique. Dans tous les cas de figure, il ne s'agit pas de commenter le texte ou de le rendre transparent par une tentative d'explication de la parole poétique mais bien d'accompagner le sens dont est porteuse la poésie, à la fois dans sa dimension singulière et sous sa volonté d'universalité. Plusieurs contributeurs paraissant au sommaire de ce numéro double en sont à leurs toutes premières armes. Pour la majorité, il s'agit d'auteurs et d'autrices reconnus dans le monde francophone, d'abord, et plus largement dans d'autres langues. D'Anne-Sophie Lancelin à Maud Thiria, en passant par Esther Tellermann et Laure Gauthier, de Philippe Blanchon à Marc-Antoine Graziani, en passant par Alexis Pelletier, Philippe Di Meo, Victor Martinez et Pascal Leclercq, le lecteur pourra également découvrir les analyses rigoureuses et soutenues de Philippe Di Meo consacrées à l'auteur italien Carlo Emelio Gadda, ou encore l'essai remarquable de René Noël consacré au cinéaste Ingmar Bergman. Contributions de Philippe Blanchon, Jean-Paul Bota, Philippe Di Meo, Pierre Drogi, Laure Gauthier, Marc-Antoine Graziani, Florence Jou, Anne-Sophie Lancelin, Pascal Leclercq, Victor Martinez, René Noël, Hisashi Okuyama, Alexis Pelletier, Katia Roessel, Pierre-Yves Soucy, Esther Tellermann, Maud Thiria
Nombre de pages
328
Date de parution
23/06/2020
Poids
500g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782873175672
Titre
L'Étrangère n°51-52 (revue de poésie),
ISBN
2873175672
Auteur
Van Oost chloé ; Soucy Pierre-Yves
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
140
Poids
500
Date de parution
20200623
Nombre de pages
328,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Van Oost Corinne ; Bataille Joséphine ; Margron Vé
Depuis l'origine, les chrétiens sont en première ligne pour la défense d'une fin de vie digne, et mobilisés contre l'euthanasie. Pour Corinne Van Oost, chrétienne engagée et médecin en soins palliatifs en Belgique, il en va autrement. Si elle était contre la loi au moment de sa promulgation il y a dix ans, c'est au nom de sa foi qu'elle accepte désormais de pratiquer les euthanasies aux patients qui en font la demande : " J'en ai assez d'entendre des médecins cathos expliquer que c'est au nom de leur foi qu'ils refusent de pratiquer des euthanasies. De mon côté, quand j'ai l'intime conviction que ne peux plus soulager autrement le patient, j'estime que je n'ai pas le droit de m'abriter derrière ma foi pour me soustraire à ce geste. La personne face à moi a la priorité sur mes convictions ! " Se basant sur son engagement vécu au quotidien à l'hôpital et sa réflexion à la recherche du " moindre mal ", elle cherche aujourd'hui à mettre en place un rituel pour permette à l'Eglise d'être présente aux côtés du malade qui vit cette expérience humaine inédite d'une mort anticipée et encadrée. Ce qui n'est pas sans déclencher des levers de boucliers. A l'heure où la France est en plein débat sur l'euthanasie - François Hollande a lancé une commission d'enquête peu après son élection : un projet de loi pourrait voir le jour fin 2014 -, voici un témoignage édifiant, fruit d'un cheminement humain et spirituel longuement mûri.
Van Oost Corinne ; Bauwin Jean ; Touraine Jean-Lou
Depuis vingt ans, les soins palliatifs et l'euthanasie sont inscrits dans les lois belges, ainsi que le nécessaire consentement du patient à ses soins. Avec des collaborateurs de terrain, le Dr Corinne van Oost décrit les conditions de la fin de vie, au travers de témoignages et de dialogues saisis sur le vif. Au moment où d'autres pays s'interrogent sur l'opportunité d'une loi sur l'euthanasie, ce livre apporte des éclairages variés permettant d'éclairer la question sans tabou.
Sacha, 17 ans, fait exploser les règles et joue au funambule sur la crête de la délinquance. Ses parents, Antoine et Juliette, organisent une croisière sur la Volga de Moscou à Astrakhan, pour partir à la découverte des racines de leur fils, adopté en Russie à l'âge d'un an. Un voyage de la dernière chance pour permettre à Sacha de dépasser sa crise identitaire au contact du lieu de ses origines et pour redonner une certaine unité à la famille. Mais aussi, pour le couple au bord de la rupture, de retrouver la voie de la complicité. Un récit intime, subtil, fort, arrosé de rap français et de pop russe, résolument initiatique.
Inspiré d'une histoire vraie : Kathy, surveillante de prison, addict aux séries télé, est placée en garde à vue. Commis d'office pour la défendre, Laure est une avocate enferrée dans une vie bourgeoise dont elle a imaginé le scénario. Leur face-à- face va agir comme un révélateur. Mais peut-on s'évader d'une histoire construite sur des illusions ? Kathy est aussi fascinée par les séries télé que par les caïds. Elle a quitté Bondy, avec mari et enfants, pour Vitrolles, une carrière de surveillante de prison et la mer. Placée en garde à vue, sa trajectoire percute celle de Laure une avocate, enserrée dans un scénario qu'elle a imaginé. Ces 48 h vont leur permettre de révéler leurs mensonges, leurs manques, leurs désirs et une ambition commune : cesser de jouer un rôle auquel elles ne croient plus.
Comment occupons-nous nos espaces de vie, comment occupons-nous notre temps, que faisons-nous de nos corps ? Liées par l'amitié, et un intérêt partagé pour les utopies féministes, Sally Bonn, Lise Lerichomme et Julia Ramirez-Blanco ont imaginé ensemble à partir de ces questions une exposition, un symposium, un workshop et cet ouvrage collectif. 'Le Foyer de la révolte' s'appuie sur l'imaginaire utopique et féministe lié à nos conditions de travail domestique, de vie "privée" et d'expérimentations sociales. Dans les années 1980, l'historienne de l'architecture Dolores Hayden avait réfléchi à certaines de ces questions dans son ouvrage novateur 'The Grand Domestic Revolution'. Reprenant cette impulsion et l'actualisant, les artistes, chercheur·euses et auteur·ices du 'Foyer de la révolte' inventent des pistes et des formes dessinant des présences possibles et des futurs désirables. Depuis les pensées radicales du XIXe siècle jusqu'aux interrogations contemporaines sur nos manières de vivre, des nourriceries du Familistère de Guise aux squats anarcho-féministes berlinois, des bidonvilles de Nanterre aux habitats collectifs des ZAD contemporaines, nous suivons une ligne sinueuse mais décisive parmi des manières d'être et de faire monde. Par touches successives, les modèles familiaux y sont recomposés, le rapport au travail éclaté, la pensée de l'espace ouverte. L'enjeu de cet ouvrage est de faire apparaître la création artistique dans sa dimension engagée et d'entretenir le feu de ces révoltes. Sous la direction de Sally Bonn, chercheuses en esthétique, Lise Lerichomme, chercheuses en arts plastiques, et Julia Ramirez-Blanco, chercheuses en histoire de l'art, avec les contributions d'Anne Creissels, Keren Detton, Marcelo Expósito, Anaïs Feyeux, Edith Gaillard, Jacopo Galimberti, Anne-Valérie Gasc, Noémie Goddard, Monique Hervo, Clovis Maillet & Louise Hervé, Alex Martinis Roe, Morgane Merteuil, Cynthia Montier, Daniela Ortiz, Frederic Panni, Juan Pro, Ghislaine Vappereau.
Ce livre porte sur la façon dont les artistes contemporains tentent d'ajuster leurs moyens de représentation à la situation migratoire actuelle. En analysant ces jeux d'échelle, cet essai vise aussi à appréhender les migrations contemporaines à travers le prisme de leurs représentations artistiques. C'est à éclairer cette dimension que s'attache cet essai, qui se penche en ce sens sur quelques-uns des motifs caractéristiques des imaginaires migratoires de ce début de XXIe siècle que sont le refuge, le mur et le bateau, tels que les artistes d'aujourd'hui tentent d'en restituer les différentes dimensions. En entretissant histoire de l'art et études migratoires, cet ouvrage constitue l'une des premières théories critiques publiées en français sur les relations entre arts et migrations contemporaines. Paul Bernard-Nouraud est historien, théoricien et critique d'art. Docteur en esthétique de l'EHESS, il est également diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux, de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et de l'Université libre de Bruxelles. Il a également été postdoctorant au sein du Madrid Institute for Advanced Study de Madrid, en résidence à la Casa de Velázquez. Outre ses contributions universitaires dans différentes revues, il est notamment l'auteur d'"Une histoire de l'art d'après Auschwitz" en trois volumes parus à L'Atelier contemporain. Il intervient régulièrement pour le Palais de la Porte dorée en tant que référent scientifique pour la médiation.