L'ensemble des suites poétiques et des essais publiés dans cette nouvelle livraison de la revue L'étrangère se tient au plus près de l'époque et ouvre sur des domaines de préoccupation qui vont bien au-delà de la simple expression ou vision subjective. Leurs voix touchent, d'une manière ou d'une autre, toutes les dimensions de l'existence. Les mots d'Alexis Pelletier résonnent ici d'autant plus fort qu'ils s'accordent à une lucidité face à ce qui est vécu : "Contre l'époque, ou plutôt / à rebours / du discours moral / des propos de ceux et celles qui / ne savent pas dire qu'ils ne savent / rien / et qui n'ont jamais vu que la langue / est minée et que / les mots de / la tribu sont déjà ceux / d'un asservissement de / l'autre" . On y entendra aussi la voix de Pierre Chappuis qui nous a quitté récemment, de Jean-Pierre Otte à Hugues Reiner, en passant par la parole poétique de Michel Collot, Billy Dranty, François Migeot, Alexander Dickow et François Rannou... Puis des essais, remarquables, dont celui d'Elodie Simon portant sur le peintre anglais Turner ou celui de Philippe Di Meo revenant sur l'oeuvre majeure de Giorgio Manganelli. Contributions d'Emmanuel Bourgeois, Pierre Chappuis, Michel Collot, Alexander Dickow, Philippe Di Meo, Hilde Domin, Billy Dranty, Henri-Pierre Jeudy, Nicolas Krastev-Mckinnon, Alexandre Mare, François Migeot, Jean-Pierre Otte, Noémie Parant, Alexis Pelletier, François Rannou, Hughes Reiner, Elodie Simon, Pierre-Yves Soucy
Nombre de pages
304
Date de parution
01/03/2021
Poids
450g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782873175740
Titre
Etrangere, n°53-54
ISBN
2873175745
Auteur
Octave Jean-François ; Souc Pierre-yves
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
140
Poids
450
Date de parution
20210301
Nombre de pages
304,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Octave Jean-François ; Rollin Pierre-Olivier ; Dat
Ces 50 figures, ce sont des dessins que j'ai redécouverts par hasard dans une farde, en préparant une exposition chez O. V. Project. Elles datent de 1992-1994. Trente ans plus tard donc, je les ai revisitées et j'en ai fait des iPhone Paintings, grâce à l'application Adobe Sketch, sur mon smartphone. Quelques jours plus tard, Adobe m'annonçait avoir décidé de supprimer cette application. Ce sont les dernières iPhone Paintings que j'aurai réalisées avant la disparition de Sketch". (J. F. 0.)
Comment occupons-nous nos espaces de vie, comment occupons-nous notre temps, que faisons-nous de nos corps ? Liées par l'amitié, et un intérêt partagé pour les utopies féministes, Sally Bonn, Lise Lerichomme et Julia Ramirez-Blanco ont imaginé ensemble à partir de ces questions une exposition, un symposium, un workshop et cet ouvrage collectif. 'Le Foyer de la révolte' s'appuie sur l'imaginaire utopique et féministe lié à nos conditions de travail domestique, de vie "privée" et d'expérimentations sociales. Dans les années 1980, l'historienne de l'architecture Dolores Hayden avait réfléchi à certaines de ces questions dans son ouvrage novateur 'The Grand Domestic Revolution'. Reprenant cette impulsion et l'actualisant, les artistes, chercheur·euses et auteur·ices du 'Foyer de la révolte' inventent des pistes et des formes dessinant des présences possibles et des futurs désirables. Depuis les pensées radicales du XIXe siècle jusqu'aux interrogations contemporaines sur nos manières de vivre, des nourriceries du Familistère de Guise aux squats anarcho-féministes berlinois, des bidonvilles de Nanterre aux habitats collectifs des ZAD contemporaines, nous suivons une ligne sinueuse mais décisive parmi des manières d'être et de faire monde. Par touches successives, les modèles familiaux y sont recomposés, le rapport au travail éclaté, la pensée de l'espace ouverte. L'enjeu de cet ouvrage est de faire apparaître la création artistique dans sa dimension engagée et d'entretenir le feu de ces révoltes. Sous la direction de Sally Bonn, chercheuses en esthétique, Lise Lerichomme, chercheuses en arts plastiques, et Julia Ramirez-Blanco, chercheuses en histoire de l'art, avec les contributions d'Anne Creissels, Keren Detton, Marcelo Expósito, Anaïs Feyeux, Edith Gaillard, Jacopo Galimberti, Anne-Valérie Gasc, Noémie Goddard, Monique Hervo, Clovis Maillet & Louise Hervé, Alex Martinis Roe, Morgane Merteuil, Cynthia Montier, Daniela Ortiz, Frederic Panni, Juan Pro, Ghislaine Vappereau.
Ce livre porte sur la façon dont les artistes contemporains tentent d'ajuster leurs moyens de représentation à la situation migratoire actuelle. En analysant ces jeux d'échelle, cet essai vise aussi à appréhender les migrations contemporaines à travers le prisme de leurs représentations artistiques. C'est à éclairer cette dimension que s'attache cet essai, qui se penche en ce sens sur quelques-uns des motifs caractéristiques des imaginaires migratoires de ce début de XXIe siècle que sont le refuge, le mur et le bateau, tels que les artistes d'aujourd'hui tentent d'en restituer les différentes dimensions. En entretissant histoire de l'art et études migratoires, cet ouvrage constitue l'une des premières théories critiques publiées en français sur les relations entre arts et migrations contemporaines. Paul Bernard-Nouraud est historien, théoricien et critique d'art. Docteur en esthétique de l'EHESS, il est également diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux, de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et de l'Université libre de Bruxelles. Il a également été postdoctorant au sein du Madrid Institute for Advanced Study de Madrid, en résidence à la Casa de Velázquez. Outre ses contributions universitaires dans différentes revues, il est notamment l'auteur d'"Une histoire de l'art d'après Auschwitz" en trois volumes parus à L'Atelier contemporain. Il intervient régulièrement pour le Palais de la Porte dorée en tant que référent scientifique pour la médiation.