Depuis le mythique séjour de Vincent van Gogh, de nombreux artistes sont venus s'installer et travailler dans les Alpilles faisant du massif une source d'inspiration majeure dans l'art du XXe et XXIe siècle. Pour cette exposition exceptionnelle, le Musée présentera dans tous ses espaces des oeuvres de sa collection étroitement constituée en lien avec le paysage des Alpilles, des oeuvres commandées à des artistes contemporains et des prêts de collectionneurs et de Musées. Ainsi, les travaux de 35 artistes, peintres, graveurs, sculpteurs ou dessinateurs viendront illustrer cette aventure esthétique qui, d'Auguste Chabaud, Albert Gleizes, André Marchand, Mario Prassinos à Vincent Bioulès, inscrit les Alpilles dans ce grand atelier du midi. Le catalogue accompagnant l'exposition s'avère un bel aperçu de cette collection, capable d'approcher le public aux différentes formes de représentation picturale qui s'inspirent à ce paysage tant riche en fascination et imprégné d'intérêt culturel et historique.
Le paysage landais n'a cessé d'inspirer les peintres qui en découvrirent les chemins et les secrets au début du siècle dernier. Dans les cités balnéaires nées des sables, c'est un engouement pour des lieux où mer et terre se marient de manière unique. Hossegor en est la perle, elle qui va trouver avec Jean-Roger Sourgen un de ses peintres les plus éloquents et les plus attachants. La nature qu'il peint est à la fois obscure et torturée, généreuse et brillante. Longtemps méconnu, il fait enfin figure de grand nom et ses tableaux connaissent une vogue sans pareille. Jean-Roger Sourgen (1883-1978) se fixe en 1925 à Hossegor. Autodidacte, il rassemble dans un triptyque thématique les motifs du paysage landais. Enchâssé dans les pins, serti, tel une opale, le lac d'Hossegor, inlassablement répété, dans un permanent désir de fusion, est conçu comme une scène de théâtre que l'artiste modèle au gré de sa fantaisie.
Au début du XXe siècle, Alex Lizal s'est donné pour mission de révéler un Pays Landais contre la France centralisatrice qui prétend gommer les particularismes provinciaux. Le regard distancié de Lizal, qu'explique une vie en sursis, dévastée par la misère et l'alcool, ravagée par la tuberculose, fait de son oeuvre un phénomène unique. Sa production est éclatée en manières dissemblables : l'écriture relâchée du langage populaire, une imagerie d'Epinal cohabitent sans complexe avec la correction d'un métier académique ou les élans d'un tempérament expressionniste. Réaliste et séparé du réel par l'absinthe, Lizal prend un ton insolite dans le paysage landais qu'il a porté à un vif degré de singularité.
Schulz Charles Monroe ; Schulz Jean ; Soubiran Fan
Aucune anthologie des Peanuts ne serait complète sans cet ultime volume de L'Intégrale de Snoopy et les Peanuts. Il rassemble des pièces rares qui pour la plupart n'ont pas été montrées depuis des décennies. On trouve des histoires, des bandes dessinées, des dessins humoristiques ou encore destinés à la publicité - et même une recette ! - , tous signés de la main de Charles M. Schulz. Clôturant L'Intégrale, Jean Schulz étoffe d'une postface poignante cette collection de référence.