Le roman de Vladimir Sorokine s'ouvre sur des pages marquées au coin de la grande littérature russe du XIXe siècle. Au fil du récit et de l'action, l'auteur revisite, tour à tour, Pouchkine, Tolstoï, Tourgueniev et bien d'autres. La Russie des profondeurs, intemporelle, apparaît riche, chaleureuse, drôle, émouvante, aimant le bon boire et le bien manger. La maestria de Sorokine est ici éblouissante. Mais imperceptiblement le tableau se déconstruit et emporte brutalement le héros vers un destin contemporain et un dénouement stupéfiant qui laisse le lecteur effaré. Connu dans les milieux non-conformistes depuis la fin des années soixante-dix, Vladimir Sorokine devient un écrivain russe majeur après l'effondrement de l'Union soviétique. Ses romans, nouvelles, récits et pièces de théâtre sont de véritables événements, suscitant louanges, critiques acerbes, contestations, indignation. Ecrit dans les années 1985-1989, Roman est un des chefs-d'?uvre de l'auteur.
Nombre de pages
598
Date de parution
11/02/2010
Poids
544g
Largeur
140mm
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EAN
9782864326052
Titre
ROMAN ROMAN
Auteur
Sorokine Vladimir ; Coldefy-Faucard Anne
Editeur
VERDIER
Largeur
140
Poids
544
Date de parution
20100211
Nombre de pages
598,00 €
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Une jeune championne de tir au pistolet qui ne se prive pas d'exercer son talent ; un jeune garçon qui s'émancipe de ses parents au point de prendre part à leur assassinat ; un vieux qui, tout en participant au gigantesque jeu de massacre, assure que l'innocence et la morale ne lui sont pas étrangères ; et le chef, solide, peu loquace, doué d'une volonté de fer qui conduit le groupe à la réussite d'une mission mystérieuse... Tout dans ce roman est parodique et déroutant. Parodique, au premier chef, car cette abracadabrante histoire tient à la fois du roman d'espionnage et du roman socialiste. Déroutant, car cette parodie est détournée de toutes les façons par l'absurdité et que le mystère général qui entoure les personnages, leur mission, leurs actes, génère une impression d'irréel, une sorte d'implosion de la réalité.
Sorokine Vladimir ; Coldefy-Faucard Anne ; Dudoign
Les espaces de la RussieJournal littéraire Michel CrépuEtudes, reportages, réflexions: Martin de Viry Un moment nuJean-Paul Clément: Le concile lu par les Deux Mondes IIChronique diplomatique: Françaois Bujon de l'Estang La politique étrangère russe et ses démonsLes espaces de la Russie: Vladimir Sorokine: Les rêves de l'oursThomas Gonart: Fragile colosse d'un monde multipolaireAnnick Steta: la puissance en trompe l'oeil de l'économie russeStéphane A. Dudoignon: Un kaléidoscope d'espaces confessionnelsAurélie Julia: Une tache blanche dans l'espace rougeLuba Jurgenson: Paysages du désastreHélène Mondon: Le Grand Nord des dékoulakisésAnne Coldefy-Faucard: Géographie du mytheNikolaï Gogol: Inédit De la géographie (enseignée aux enfants)Critiques: Jean-Philippe Rossignol: Eclise de TolstoïIsabelle Danto: Roland Petit: "La ronde des artistes"Mihaï de Brancovan: Bayreuth, entre sagesse et folieJean-Luc Macia: Greif, compositeur énigmatique et fascinantNotes de lecture: Eugène-Victor de Voguë par Aurélie Julia, Bernard Quiriny par Juliette Joste.
Tirée par cinquante mini-chevaux, une trottinette des neiges emporte vers un village frappé par une épidémie un médecin qui rappelle fortement le Boulgakov des Carnets d'un jeune médecin. Elle est conduite par le "Graillonneux", livreur de pain de son état, incarnation touchante et presque caricaturale du moujik. Le couple classique de la littérature russe - le peuple et son élite, la seconde voulant éternellement faire le bonheur du premier et faisant son éternel malheur - se trouve à nouveau réuni, fonçant à travers l'espace et le temps dans ce curieux véhicule, version sorokinienne de la célèbre troïka de Gogol. "Russie, où cours-tu donc?" demandait l'auteur des Ames mortes au début du XIXe siècle. Vladimir Sorokine pose à son tour la question des destinées d'une Russie lancée à fond de train sur un chemin qui semble s'étirer par-delà l'horizon. Mais cette fois, la route est presque inexistante, invisible, effacée par la tourmente qui se déchaîne.
Novembre 1989. Le Mur de Berlin vient de tomber. Inge et Walter Bischoff, un couple d'Allemands de l'Est annoncent à leur fils Carl qu'ils ont décidé d'aller vivre de l'autre côté du rideau de fer. A vingt-six ans, Carl n'habite plus chez eux depuis longtemps. Mais leur décision qui ressemble à un abandon lui révèle qu'avant d'être ses parents, Inge et Walter ont eu une jeunesse éprise de liberté. De ce temps d'avant la construction du mur, le Stern 111, un poste de radio de fabrication soviétique, reste le symbole : toute la jeunesse d'Allemagne de l'Est s'en servait pour écouter les radios de l'Ouest. Carl se rend bientôt à Berlin avec la petite voiture de son père. Au "Cloporte", un immeuble où s'est rassemblée une communauté de squatters, il va connaître une double initiation amoureuse et politique.
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