Dictionnaire du paganisme grec. Notions et débats autour de l'époque classique
Sorel Reynal ; Mattéi Jean-François
BELLES LETTRES
37,00 €
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EAN :9782251385693
Si les Grecs eurent une seule sagesse, ce fut celle de ne rien entendre aux sirènes du prosélytisme. C'est la grandeur de ce qui sera plus tard appelé, sans trop le comprendre, "paganisme" . Les Grecs ont toujours une leçon d'actualité à transmettre. Le message fut donné à une humanité qui s'effrayait de sa condition : l'inconnaissance. La logique du syllogisme commence alors à fonctionner : pour qu'il y ait inconnaissance, il faut des maîtres pour ne pas divulguer un enseignement. Et si ces maîtres sont des dieux alors la boucle se contracte en une sorte de croyance. Ce dictionnaire propose un dépassement du cadre "religion grecque" pour s'ouvrir sur les notions que les Hellènes ont échafaudées dans leur relation incertaine au sacré. En s'intéressant au "paganisme" , il prend autant acte de l'absence du mot "religion" dans le vocabulaire grec classique que de la seule certitude des Grecs : l'inconnaissance des mortels. Le paganisme grec est au croisement de deux attitudes complémentaires : l'une mentale, l'autre gestuelle. Les Anciens avaient la certitude d'être plongés dans l'inconnaissance du sacré : pas de Révélation, pas de credo (selon nos critères monothéistes). Et pourtant, les dieux semblent être une évidence pour eux. Alors, ils ménageront leur inconnaissance en une double administration solidement fermée : celle du sacré absolument inséparable de celle de la cité. Chaque article de ce dictionnaire, préfacé par Jean-François Mattéi, ouvre sur la double question de savoir en quel sens on peut parler d'une religion grecque et comment nos anciens Hellènes eurent ce que nous appelons des croyances. Docteur en philosophie (Paris IV-Sorbonne), conseiller scientifique des volumes III et IV de l'Encyclopédie philosophique universelle, Reynal Sorel est l'auteur d'ouvrages sur la pensée grecque dont, aux Belles Lettres, Chaos et éternité. Mythologie et philosophie grecques de l'Origine (2006).
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Nombre de pages
513
Date de parution
12/05/2015
Poids
700g
Largeur
151mm
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EAN
9782251385693
Titre
Dictionnaire du paganisme grec. Notions et débats autour de l'époque classique
Auteur
Sorel Reynal ; Mattéi Jean-François
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
151
Poids
700
Date de parution
20150512
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513,00 €
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L'idée d'une création ex nihilo, envisagée à titre de supposition par la pensée grecque, a été aussitôt rejetée comme pure absurdité. Cette condamnation, explicitement soutenue dès Parménide, vise-t-elle le grand mythe cosmogonique de référence qui, chez Hésiode, fait "naître" en premier Chaos? Brise-t-elle une réception du monde entre un muthos et un logos? Cet essai veut démontrer qu'il n'en est rien, à condition de bien entendre le mythe qui n'enregistre pas une naissance ponctuelle à partir du néant, mais décrit un processus toujours reproduit: le retrait incessant de l'infigurable (seule définition possible de Chaos) pour laisser advenir ce qui n'est pas lui, à savoir un monde en train de se configurer... sans cesse. Alors que le muthos traque "ce sans quoi" les choses peuvent apparaître, le logos définit "ce d'où" elles adviennent et retournent. Les Anciens ont tracé deux itinéraires: celui qui débouche sur l'inhérence de "ce d'où" les choses proviennent et celui qui mène au dévoilement de "ce sans quoi" elles poussent. Le fameux antagonisme muthos logos est à reconsidérer... à l'aune de l'éternité et de son étonnante condition originelle: l'infigurable Chaos dont l'incessant retrait offre au monde la condition de son discernement. L'ouvrage invite à suivre ces cheminements parallèles d'une pensée qui se réfléchit dans son refus du néant.
L'orphisme se développe, semble-t-il, dans le monde hellénique du VIe siècle avant notre ère. Le mouvement conteste la croyance alors commune en l'hétérogénéité radicale entre dieux et hommes. Il table sur l'inquiétude relative à la pureté et sur l'appréhension du sort réservé à l'âme dans l'au-delà. En rupture avec l'orthodoxie de la religion publique, l'orphisme utilisait néanmoins les mêmes circonvolutions mythopoétiques.
Résumé : La raison mythologique prétend donner la clef de l'interprétation des mythes. Une telle rationalisation s'opère à grand renfort de vérités extrinsèques ou de fonctions implicites que le mythe serait censé exprimer bizarrement. De cet acharnement herméneutique, le mythe sort doté d'une consistance positive, comme s'il devait être nécessairement opérationnel. La critique de la raison mythologique conteste simplement qu'un mythe puisse dire autre chose que ce qu'il dit. Le dialogue animé et vivant des mythes entre eux n'est ni allégorique ni étiologique. Il laisse s'échapper une parole qui, rebelle à toute classification, est contestataire en soi. La critique se met ici à l'écoute de trois mythes : le récit hésiodique des cinq races, le mythe orphique du Dionysos démembré et le mythe éleusinien du rapt de Koré-Perséphone. Entendus comme autant de fragments d'une discursivité dont il apparaît qu'elle n'avait, n'a et n'aura jamais rien à voir avec une quelconque intention fonctionnelle, ces mythes surgissent là où on ne les attendait plus à cause de leur détournement exégétique : ils se dévoilent étonnamment comme contestation de l'ordre olympien précisément instauré sur des fictions que la raison invente pour organiser la Cité et qu'elle fait passer pour des mythes. Mais la parole mythique s'entretient du monde, de la mort et de l'âme. Tout le reste est de l'interprétation.
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
Voulez-vous des enfants instruits, ou des ignorants ? Question trop abrupte ? On l'a prétendu : l'important, plutôt que le savoir, n'est-ce pas l'habileté à trouver l'information ? Mais non : pour toute chose ou presque, il faut des bases, et apprendre, c'est incorporer. C'est le premier objet de ce livre. A présent et de façon générale, notre école peut-elle faire des enfants instruits ? Au vu de sa pente, on en doute. L'état du service public laisse trop à désirer. Que faire alors ? C'est le second objet de ce livre : trouver comment enrichir l'école, vite. La crise de notre système éducatif est plurielle, dans ses aspects comme dans ses causes. L'urgent n'est pas de chercher à qui la faute, mais d'aller au fond des problèmes posés. Nature et valeur de la culture à installer, rôle et statut des enseignants, place des écrans et de l'IA, relations avec les familles, destin de l'idéal républicain... En dix chapitres, ce livre qui s'adresse à tous s'attache à éclairer une série de points clés, et à définir les nouveaux équilibres dont, quoi qu'il en soit de l'état du monde, l'éducation scolaire aura besoin.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
[FORMAT POCHE]Quel est le point commun entre l'invention de la roue, Pompéi, le krach boursier de 1987, Harry Potter et Internet ?Pourquoi ne devrait-on jamais lire un journal ni courir pour attraper un train ?Que peuvent nous apprendre les amants de Catherine de Russie sur les probabilités ?Pourquoi les prévisionnistes sont-ils pratiquement tous des arnaqueurs ?Ce livre révèle tout des Cygnes Noirs, ces événements aléatoires, hautement improbables, qui jalonnent notre vie: ils ont un impact énorme, sont presque impossibles à prévoir, et pourtant, a posteriori, nous essayons toujours de leur trouver une explication rationnelle.Dans cet ouvrage éclairant, plein d'esprit d'impertinence et bien souvent prophétique, Taleb nous exhorte à ne pas tenir compte des propos de certains « experts », et nous montre comment cesser de tout prévoir ou comment tirer parti de l'incertitude.Édition augmentée de l'essai Force et fragilité.Table des matières : LE CYGNE NOIRProloguePremière partie. L?antibibliothèque d?Umberto Eco, ou comment nous recherchons la validation de notre savoirChapitre 1. L?apprentissage d?un sceptique empiriqueChapitre 2. Le Cygne Noir de YevgeniaChapitre 3. Le spéculateur et la prostituéeChapitre 4. Mille et un jours, ou comment ne pas être une dupeChapitre 5. Confirmation? mon ?il !Chapitre 6. L?erreur de narrationChapitre 7. Vivre dans l?antichambre de l?espoirChapitre 8. La chance infaillible de giacomo Casanova : le problème de DiagorasChapitre 9. L?erreur ludique ou l?incertitude du polardDeuxième partie. Les prévisions sont tout bonnement impossiblesChapitre 10. Le scandale des prévisionsChapitre 11. Comment chercher de la fiente d?oiseauChapitre 12. L?épistémocratie, un rêveChapitre 13. Le peintre Apelle, ou que faire si l?on ne peut pas prévoir ?Troisième partie. Ces Cygnes gris de l'ExtrêmistanChapitre 14. Du médiocristan à l?extrêmistan, et vice versaChapitre 15. La courbe en cloche, cette grande escroquerie intellectuelleChapitre 16. L?esthétique du hasardChapitre 17. Les fous de locke, ou des courbes en cloche au mauvais endroitChapitre 18. L?incertitude du charlatanQuatrième partie. FinChapitre 19. Moitié-moitié, ou comment rendre la pareille au Cygne NoirÉpilogue - Les Cygnes Blancs de YevgeniaRemerciementsGlossaireBibliographieIndexFORCE ET FRAGILITÉIntroduction ? Chapitre 1. Apprendre de mère Nature, la source de savoir la plus ancienne et la plus sage.Chapitre 2. Pourquoi je marche autant, ou comment les systèmes se fragilisentChapitre 3. Margaritas ante porcosChapitre 4. Asperger et le Cygne Noir ontologiqueChapitre 5. (Peut-être) le problème le plus utile de l?histoire de la philosophie moderneChapitre 6. Le quatrième quadrant, la solution à ce problème utile entre tousChapitre 7. Que faire avec le quatrième quadrant ?Chapitre 8. Les dix principes pour une société aguerrie contre les Cygnes NoirsChapitre 9. Amor fati : comment devenir indestructibleNotes Biographiques : Nassim Nicholas Taleb est l?un des essayistes les plus impertinents et influents de notre temps. Ancien trader, aujourd?hui écrivain, chercheur et auteur de nombreux articles scientifiques, professeur à New York University et flâneur méditatif, Taleb consacre l'essentiel de son temps à sa recherche : comment les différents systèmes gèrent le désordre et l'incertitude ?Ses livres, traduits en 41 langues et vendus à plusieurs millions d'exemplaires dans le monde, constituent une série littéraire intitulée Incerto : Le Hasard sauvage (2005), Le Cygne Noir (2007), Le Lit de Procuste (2010), Antifragile (2014) et Jouer sa peau (2017). Christine Rimoldy est traductrice. Outre Antifragile de Nassim Taleb avec Lucien d'Azay, elle a traduit aux Belles Lettres Crimes contre la logique, de Jamie Whyte (2003), Le Krach de 1929, de Maury Klein (2009) ainsi que Le Cygne Noir (2008) et Force et fragilité (2010), de Nassim Taleb.