Petit traité pour transformer les pratiques professionnelles des enseignants
Soré Zakaria
L'HARMATTAN
15,00 €
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EAN :9782140269615
Les systèmes éducatifs africains ont connu des réformes et innovations pédagogiques qui ont entraîné la croissance des effectifs dans les classes et rendu difficile la tâche de l'enseignant. Ces réformes ont en plus conféré des droits supplémentaires aux élèves et consacré la participation d'autres acteurs à la vie de l'école. L'essentiel du propos du Petit Traité est consacré à la proposition d'éléments qui permettent aux enseignants de surmonter les difficultés pédagogiques et sociales auxquelles ils sont confrontés au quotidien. Fruit d'enquêtes sociologiques de terrain et d'analyse de politiques éducatives, cet ouvrage montre la voie aux enseignants pour réussir leur intégration sociale et produire un enseignement de qualité.
Nombre de pages
120
Date de parution
07/06/2022
Poids
163g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140269615
Titre
Petit traité pour transformer les pratiques professionnelles des enseignants
Auteur
Soré Zakaria
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
163
Date de parution
20220607
Nombre de pages
120,00 €
Disponibilité
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Pendant les dernières décennies du XXe siècle et les premières années de celui-ci, la violence contre les écoles a été considérée comme une anomalie concentrée sur quelques pays en mal de développement. Depuis lors, il a malheureusement fallu constater que cette barbarie n'était l'apanage d'aucune région du monde, d'aucun hémicycle et qu'elle prospérait sans frein là où elle n'était pas contenue. Les contributions rassemblées dans ce volume concernent essentiellement les pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale. Elles sont toutes basées sur des enquêtes rigoureuses de terrain. Elles mettent en lumière les manières dont les Etats et les populations tentent de s'adapter et d'assurer autant que faire se peut une scolarisation aux enfants dans les situations les plus difficiles. De manière corrélée, elles montrent comment les paysages éducatifs se recomposent. Cet ouvrage prend acte de l'impossibilité d'imposer un même modèle d'école formelle à tous les pays : s'il a pu être efficace dans des cadres organisés par un Etat omniprésent, il n'a aucune résilience dans d'autres cadres. Il ouvre aussi la question de la manière dont les indispensables interventions des organisations internationales pourraient être rendues plus efficaces.
En mars 2020, le Burkina Faso découvre les premiers cas positifs de la maladie à coronavirus. Les autorités politiques et sanitaires prennent des mesures pour limiter sa propagation. Basées sur les principes de santé publique, ces mesures ont eu des effets non seulement sur les activités économiques, mais aussi sur les quotidiennetés des populations, entraînant des contournements et des refus de leur application. Fruits d'enquêtes sociologiques et anthropologiques, les différents chapitres de l'ouvrage explorent la gestion de la maladie, son acceptabilité sociale, les fondements du refus des mesures sanitaires et relancent la question de l'ancrage local de la réponse dans un contexte marqué par l'incertitude.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...