La violence politique et son deuil. L'après 68 en France et en Italie
Sommier Isabelle
PU RENNES
18,00 €
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EAN :9782753506091
En France comme en Italie, il y a seulement quarante ans, la violence exercée au nom de la classe ouvrière était fortement exaltée. N'est-elle pas "l'accoucheuse de toute vieille société", le prélude mais aussi l'instrument de la révolution prolétarienne que les nombreux groupes d'extrême gauche de l'époque appelaient de leurs v?ux? C'est dans cette attente de l'épreuve décisive que se développent, au sortir de 68, agit-prop et "actions exemplaires". Pourtant, très vite, la violence finit par être abandonnée, parfois même abjurée, par la majorité de ceux qui la préconisaient. Seule l'Italie connaîtra le "passage à l'acte", qui restera cependant résiduel par rapport au nombre initial de candidats-soldats de la Révolution. Comment expliquer cette séduction du recours à la violence, intense au-delà des Alpes, plus retenue en France? Quels ont été les ressorts de cette critique des armes qui, le plus souvent, conduira au désengagement et au retrait dans la sphère privée? Peut-on faire le deuil de la violence politique sans "tuer le mort": cet idéal révolutionnaire qui la légitimait? Telles sont les questions auxquelles Isabelle Sommier s'efforce de répondre, à l'heure où la France célèbre le quarantième anniversaire des événements de mai 1968. Biographie: Isabelle Sommier est maître de conférences en science politique à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et directrice du Centre de recherches politiques de la Sorbonne (CNRS-Paris I). Spécialiste de la violence et des mouvements sociaux, elle a notamment publié La violence révolutionnaire, Paris, Presses de Sciences Po, 2008; La France rebelle, en co-direction avec Xavier Crettiez, Paris, Michalon, 2006; Officier et communiste dans les guerres coloniales, avec Jean Brugié, Paris, Flammarion, 2005 et Le renouveau des mouvements contestataires à l'heure de la mondialisation, Paris, Flammarion, Champs, 2003.
Nombre de pages
253
Date de parution
17/04/2008
Poids
401g
Largeur
139mm
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EAN
9782753506091
Titre
La violence politique et son deuil. L'après 68 en France et en Italie
Auteur
Sommier Isabelle
Editeur
PU RENNES
Largeur
139
Poids
401
Date de parution
20080417
Nombre de pages
253,00 €
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Depuis les années 1990, on assiste à un renouveau de lcontestation et de la critique sociale: jeunes syndicatsmouvements de "sans" et associations de solidarité smanifestent désormais régulièrement, et souvent bruyamment, dans l'espace public. Ils empruntent des modes d'actions insolites qui forcent l'attention des autorités, dénoncent de façon virulente le néolibéralisme et affirment qu'"un autre monde est possible" en participant de manière soutenue aux manifestations antiglobalisation. Quelles sont ces nouvelles minorités actives qui, en France et ailleurs, se targuent de ranimer un débat politique atone au nom de la société civile et de la démocratie? Sont-elles en mesure de présenter des alternatives aux pouvoirs politiques et économiques qu'elles condamnent? Quelles sont les clés de leur activisme, mais aussi ses limites et ses contradictions? A quelles conditions est-il possible aujourd'hui de contestel'ordre établi
La violence est une forme de contestation d'un ordre politique, économique ou culturel réputé légitime. Ses manifestations, rarement isolées, demandent à être contextualisées historiquement et géographiquement, qu'elles puisent à une même source d'inspiration (anarcho-syndicalisme, marxisme, islamisme radical, etc.) ou qu'elles empruntent des modalités proches (assassinat politique, complot, terreur, etc.). Fraction armée rouge, Action directe, Brigades rouges, Weather Underground Organization, Armée rouge japonaise : comment expliquer l'éclosion de groupes choisissant la voie armée au cours des années 1968 en Europe comme aux États-Unis et au Japon ? Quelles références et variables communes permettent alors cette diffusion ? Quarante ans après Mai 68, cet ouvrage interroge la résurgence et l'itinéraire de la violence révolutionnaire d'extrême gauche.
En France comme en Italie, il y a seulement trente ans, la violence exercée au nom de la classe ouvrière était fortement exaltée. N'est-elle pas " l'accoucheuse de toute vieille soociété ", le prélude mais aussi l'instrument de la révolution prolétarienne que les nombreux groupes d'extrême gauche de l'époque appelaient de leurs v?ux ? C'est dans cette attente de l'épreuve décisive que se développent, au sortir de 68, agit-prop et " actions exemplaires ". Pourtant, très vite, la violence finit par être abandonnée, parfois même abjurée, par la majorité de ceux qui la préconisaient. Seule l'Italie connaîtra le " passage à l'acte ", qui restera cependant résiduel par rapport au nombre initial de candidats-soldats de la Révolution. Comment expliquer cette séduction du recours à la violence, intense au-delà des Alpes, plus retenue en France ? Quels ont été les ressorts de cette critique des armes qui, le plus souvent, conduira au désengagement et au retrait dans la sphère privée ? Peut-on faire le deuil de la violence politique sans " tuer le mort " : cet idéal révolutionnaire qui la légitimait ? Telles sont les questions auxquelles Isabelle Sommier s'efforce de répondre, à l'heure ou la France célèbre le trentième anniversaire des événements de Mai 68.
La Marseillaise et L'internationale sont-elles deux causes compatibles ? Très tôt Jean Brugié s'est engagé en faveur du drapeau tricolore et de l'idéal révolutionnaire. Il est communiste dans une armée qui n'aura de cesse de repérer et d'écarter les rouges, ces " brebis galeuses " ; il est militaire dans un parti, le PCF, marqué par l'antimilitarisme mais animé à la Libération par la volonté de promouvoir une armée nouvelle. C'est pour obéir à la consigne du PCF que Jean Brugié est parti pour les guerres coloniales. Comment et pourquoi a-t-il pu être, dix années durant, soldat dans des " guerres injustes et sales " ? Qu'attendait le PCF de ces militants de l'ombre ? Qu'a fait le Parti des informations et films transmis clandestinement par quelques " officiers républicains " qui refusaient la torture et les exactions ? Pour la première fois, Jean Brugié a accepté de livrer sa double vie. Isabelle Sommier retrace ainsi le parcours de celui qui, né en 1926, fut maquisard dans la Résistance, officier républicain dans la Légion en Indochine, en Tunisie, en Algérie, mais aussi militant communiste durant les décennies de la guerre froide et collaborateur d'Henri Rol-Tanguy. Il est exclu du PCF en 1977 pour divergence sur la question de l'armement nucléaire. Un document unique qui révèle enfin l'histoire interdite des officiers communistes dans les guerres coloniales.
Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-Sop
A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.