En cette époque des objets connectés, en cette ère des êtres en réseaux, voire en rhizomes, le cadre épistémologique des sciences demeure pourtant dichotomique malgré un discours qui, sur le plan de la politique scientifique, réclame le développement de l'interdisciplinarité. Pour apporter une contribution à ce débat, Anthropologie et philosophie du sensible a pour ambition - à partir d'une histoire de la pensée allant de Spinoza à Damasio en passant par Vico, Cassirer, Mauss, Bataille, Bastide et Laplantine - de montrer que corps et âme, matière et esprit, sensibilité et intelligibilité, anthropologie et philosophie relèvent toujours d'un même être et/ou d'un même exister. La compréhension et l'acceptation de cette métaphysique plurielle mais unitaire qui refuse la séparation des êtres en leur parcellarisation et reconnaît en revanche leur existence nécessairement conciliante est une ouverture vers un "anthropos", à son tour, nécessairement un et pluriel dont la forme universelle et éthique se dit en termes d'"humanitas".
Nombre de pages
268
Date de parution
10/08/2017
Poids
330g
Largeur
148mm
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EAN
9782753905030
Auteur
Somé Roger
Editeur
PUBLIBOOK
Largeur
148
Date de parution
20170810
Nombre de pages
268,00 €
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Lorsque l'indigène des sociétés primitives devient l'autochtone des populations occidentales, il y a fusion entre l'Ailleurs et l'Ici, entre la différence et l'identité. Alors l'étrangeté se mue en familiarité, l'objet devient sujet, l'altérité absolue s'éclipse derrière l'altérité relative et l'architecture conceptuelle réclame, en conséquence, un examen. Pris dans ce contexte, les enjeux de la controverse autour des Arts premiers renouvellent le rôle social et politique du musée comme institution dans son rapport à la formation, (transformation) des identités, au maintien de la mémoire collective.
Après l'esthétique du sentiment (Kant), après la fin de l'art (Hegel) conciliant l'esthétique du contenu et celle de la forme, on aurait pu s'attendre à une définition désormais établie de l'essence de l'art. Cependant, la question demeure d'autant plus pertinemment que le développement de nouvelles disciplines, l'ethnologie, par exemple, a fini par révéler des pratiques artistiques autres. Par ailleurs, des expériences artistiques occidentales rompent avec les critères classiques. Ainsi, après l'expérimentation puis l'expérience duchampiennes, après les travaux de Nelson Goodman, un fondement théorique, après coup, de l'acte transfiguratif et transgressif duchampien, la question d'une définition de l'art s'est recentrée sur l'articulation entre objet banal, objet scientifique et oeuvre d'art. Cette position engage, de fait, différents domaines du savoir, de sorte que la question du comment montrer et donner à comprendre la mise en scène d'un artefact, devient plus complexe. Elle renvoie à l'inévitable question épistémologique du rapport entre science et esthétique, connaissance et plaisir, et exige, en conséquence, une appréhension plurielle de l'objet.
L'homme se targue d'entretenir avec le chien une relation toute particulière. On dit même qu'il y a de l'amour qui passe de l'un à l'autre. Mais quand on voit des chiens servir de substituts aux enfants, quand on assiste aux dérives guignolesques de l'industrie, quand on entend les motifs d'abandon, quand on connaît l'action cynique des hommes dans la création des races, on est en droit de se demander de quel type d'amour il est véritablement question, et même quelles sont les frontières de celui-ci. Voilà des sujets que soulèvent à leur manière les différents chiens qui témoignent dans cet ouvrage poil à gratter.
L'apparente sémasiologie du glissement de la croyance en un dieu extérieur à nous en Absolu immanent, Dieu-en-Soi étant la cause immanente donc non transitive, rend l'Homme et son destin unique créateur de l'univers et de la vie. Ce n'est pas peu dire! La finalité de l'univers par le sens ontologique dévoilé, à un moment où l'humanité, dans son ensemble, a commencé à perdre définitivement le sens commun de sa propre existence, est à marquer d'une glorieuse épitaphe: mort et rédemption. Ouvrage majeur de la physique noétique, le présent opus, en alliant l'électromagnétisme à la gravitation universelle d'une manière directe donc naturelle, en montrant par un développement proprement noétique ce que signifie - en vérité - la gravitation par sa prééminence quantique, introduit magistralement la notion (ancienne mais totalement ignorée par notre époque matérialiste) de démiurgie. Nous sommes ici en pleine métaphysique - à son sens syntaxique - où l'accomplissement de l'homme en Homme ouvre la compréhension progressive, majeure et décisive à cette réalisation, vérifiée par le vécu ? secret et inénarrable ? et son tremplin démonstratif par la mathématique ce que l'auteur nomme Dieu-en-Soi.