Anthropologie, art contemporain et musée. Quels liens ?
Somé Roger ; Schutz Carine
L'HARMATTAN
24,00 €
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EAN :9782296039650
Après l'esthétique du sentiment (Kant), après la fin de l'art (Hegel) conciliant l'esthétique du contenu et celle de la forme, on aurait pu s'attendre à une définition désormais établie de l'essence de l'art. Cependant, la question demeure d'autant plus pertinemment que le développement de nouvelles disciplines, l'ethnologie, par exemple, a fini par révéler des pratiques artistiques autres. Par ailleurs, des expériences artistiques occidentales rompent avec les critères classiques. Ainsi, après l'expérimentation puis l'expérience duchampiennes, après les travaux de Nelson Goodman, un fondement théorique, après coup, de l'acte transfiguratif et transgressif duchampien, la question d'une définition de l'art s'est recentrée sur l'articulation entre objet banal, objet scientifique et oeuvre d'art. Cette position engage, de fait, différents domaines du savoir, de sorte que la question du comment montrer et donner à comprendre la mise en scène d'un artefact, devient plus complexe. Elle renvoie à l'inévitable question épistémologique du rapport entre science et esthétique, connaissance et plaisir, et exige, en conséquence, une appréhension plurielle de l'objet.
Nombre de pages
240
Date de parution
13/11/2007
Poids
320g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296039650
Titre
Anthropologie, art contemporain et musée. Quels liens ?
Auteur
Somé Roger ; Schutz Carine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
320
Date de parution
20071113
Nombre de pages
240,00 €
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Lorsque l'indigène des sociétés primitives devient l'autochtone des populations occidentales, il y a fusion entre l'Ailleurs et l'Ici, entre la différence et l'identité. Alors l'étrangeté se mue en familiarité, l'objet devient sujet, l'altérité absolue s'éclipse derrière l'altérité relative et l'architecture conceptuelle réclame, en conséquence, un examen. Pris dans ce contexte, les enjeux de la controverse autour des Arts premiers renouvellent le rôle social et politique du musée comme institution dans son rapport à la formation, (transformation) des identités, au maintien de la mémoire collective.
En cette époque des objets connectés, en cette ère des êtres en réseaux, voire en rhizomes, le cadre épistémologique des sciences demeure pourtant dichotomique malgré un discours qui, sur le plan de la politique scientifique, réclame le développement de l'interdisciplinarité. Pour apporter une contribution à ce débat, Anthropologie et philosophie du sensible a pour ambition - à partir d'une histoire de la pensée allant de Spinoza à Damasio en passant par Vico, Cassirer, Mauss, Bataille, Bastide et Laplantine - de montrer que corps et âme, matière et esprit, sensibilité et intelligibilité, anthropologie et philosophie relèvent toujours d'un même être et/ou d'un même exister. La compréhension et l'acceptation de cette métaphysique plurielle mais unitaire qui refuse la séparation des êtres en leur parcellarisation et reconnaît en revanche leur existence nécessairement conciliante est une ouverture vers un "anthropos", à son tour, nécessairement un et pluriel dont la forme universelle et éthique se dit en termes d'"humanitas".