Potins, cancans et littérature. Actes du colloque de Perpignan 24-25-26 novembre 2004
Solomon Nathalie ; Chamayou Anne ; Bercoff Brigitt
PU PERPIGNAN
18,00 €
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EAN :9782914518819
Univers de la parole inconsistante, médisante ou scandaleuse quand la littérature prétend à la dignité du sens et à la pérennité de son discours ; activité des femmes bavardes, des badauds impuissants et des mondains désœuvrés quand l'écrivain engage l'essentiel d'une vie, d'une vision, d'un art, fût-ce même d'un jeu, dans le travail fixé d'une écriture, le potin relève de ces pratiques délectables mais indignes et parfois délectables à proportion de leur indignité qui sont sans doute inhérentes à la vie sociale mais semblent sans relation, sans mesure commune avec cette autre pratique délectable mais souveraine qu'est la littérature. Opposés l'un à l'autre dans leurs modalités, leur vocation, leurs victoires, la littérature et le potin entretiennent pourtant des affinités que, malgré l'insolence du rapprochement, le colloque de Perpignan a souhaité explorer. Si l'on connaît les situations et les milieux où, dans l'histoire de la littérature, celle-ci a trouvé à s'épanouir, il reste à analyser par quels processus les propos tenus dans les cercles ou les salons deviennent matière d'œuvres et au prix de quelles transformations. Comment le potin est-il fait littérature ? Inversement, pour autant que la littérature participe elle aussi d'un discours social à large spectre, on peut se demander quelle place elle accorde à cette forme de commérage, avec quelle autorité, quelle jubilation, au prix de quelle mauvaise conscience, au mépris de quelle représentation de l'écrivain ? Portrait de l'artiste en " potineur " ou comment la littérature se fait potin... D'autre part, la relation entre littérature et potin intéresse la fiction, à la fois comme catégorie morale et comme modalité de récit. En effet, si potiner consiste essentiellement à échanger ce qui est présenté comme une information, tout (enjeu de cette information -qualité discriminante à quoi s'évalue le potin- est celui de sa vérité. Et pour peu que cette information soit développée, sa structure est celle du récit, au cœur le plus souvent de la conversation. On pourra donc confronter les œuvres aux événements ou aux êtres qu'elles " potinisent " pour mesurer quel usage est fait des potins, quelle relation au romanesque ils entretiennent selon qu'ils sont vérifiés ou falsifiés, selon qu'ils engendrent, noyautent ou entravent le récit. Cette réflexion a pu s'étendre au-delà du roman, à l'ensemble des genres et des formes littéraires, ceux où le potin est le plus attendu (lettres, romans à clés, portraits, satires, ou caractères, pamphlets, gazettes, journaux, carnets), ceux où on ne l'attendrait pas (poésie, théâtre), et ceux où sa présence parai trahir les exigences ordinaires du genre, celles du sérieux et de l'objectivité par exemple (mémoires, chroniques ..). Les actes de ce colloque, où le potin fut considéré dans tous ses rapports (thématique, structurel, métalittéraire, générique, stylistique etc..) avec la littérature et ceux qui la font, permettent à la fois de tenter une mise au point théorique et d'ouvrir des perspectives historiques.
Nombre de pages
303
Date de parution
06/07/2006
Poids
540g
Largeur
160mm
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EAN
9782914518819
Titre
Potins, cancans et littérature. Actes du colloque de Perpignan 24-25-26 novembre 2004
Auteur
Solomon Nathalie ; Chamayou Anne ; Bercoff Brigitt
Editeur
PU PERPIGNAN
Largeur
160
Poids
540
Date de parution
20060706
Nombre de pages
303,00 €
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Résumé : Les dix études réunies dans ce volume interrogent la question de l'impasse en littérature. Elles analysent la façon dont, depuis le Moyen Age jusqu'à nos jours, les écrivains ont transformé un blocage en objet littéraire et ont dénoncé ou dépassé l'échec par l'écriture, que l'impasse à laquelle ils se trouvent parfois confrontés provienne de contraintes extérieures (censure, événement biographique, situation politique) ou de raisons structurelles propres .à l'oeuvre en cours d'élaboration.
Peut-on poser l'hypothèse du caractère fantasmatique des récits de voyage à l'époque romantique ? Le présent ouvrage se propose de reprendre les arguments qui plaident en faveur d'une dimension imaginaire du voyage, à partir de grands textes de la première moitié du XIXe siècle par Chateaubriand, Lamartine, Nerval, Flaubert, Hugo, Stendhal, Gautier, Dumas. Sont ainsi explorés les thématiques et le rapport à l'autobiographie, mais aussi l'écho intertextuel d'un voyage à l'autre, qui modifie profondément la conception que les oeuvres postérieures à l'Itinéraire de Paris à Jérusalem proposent de l'appréhension du monde, du rapport aux populations et à soi-même. On verra qu'outre l'illusion volontaire qui tente le voyageur, celui-ci se débarrasse à l'occasion d'une réalité importune pour l'intégrer à ses fantasmagories et en faire un usage enfin satisfaisant, ce qui permet de replacer la question sur le plan de la littérature : avec la correspondance entre le voyage rêvé et le voyage réel, il faut compter les récits de fiction, récits imaginaires et "livres à faire", qui parsèment les récits. Le voyage apparaît ainsi comme une stimulation littéraire avant d'être la matière d'un livre.
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