Alexis n'est pas le genre de garçon à mentir. Il vit depuis neuf ans dans un monde de vérités. Autour de lui, il y a plus de vérités qu'il n'est possible d'en compter. Plus de soixante-deux mille huit cent cinquante-quatre. Et un mystère humain. Ce mystère est assis à l'angle du boulevard Parménide dans un fauteuil pliant, quel que soit le temps, avec son visage tout plissé de rides. Il est très vieux, très solitaire et très impénétrable. D'ailleurs, Alexis a beau mener son enquête, à chacune de ses questions, on lui conseille de se taire. Rien ne pourra venir percer le mystère monsieur Chut. Pas tout à fait. Car un jour, dans la cour de récréation, Alexis fait la chose la plus incroyable, la plus stupéfiante, la plus explosive que notre monde de vérités puisse entendre: il ment. Il déclare être un Indien, un vrai de vrai. Maintenant, il doit vraiment le devenir, à tout prix. Et, étrangement, sur sa route, monsieur Chut l'attend.
Nombre de pages
70
Date de parution
10/01/2008
Poids
100g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782211087735
Titre
Comment devenir indien
Auteur
Solminihac Olivier de
Editeur
EDL
Largeur
125
Poids
100
Date de parution
20080110
Nombre de pages
70,00 €
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À part moi, personne ne fait attention à Marilyn. C'est presque comme si elle était invisible. À l'école, personne ne vient lui parler. Lionel Hénon et sa bande ne lui proposent jamais de jouer avec eux. La bande d'Augustin non plus. Que ce soit en calcul ou en poésie, monsieur Varol oublie systématiquement de l'interroger. Parfois, même ses parents oublient de venir la chercher à la sortie. Tu existes pour moi, ai-je dit à Marilyn, mais elle m'a répondu que cela ne suffisait pas. Elle a beaucoup réfléchi et n'a trouvé qu'une seule issue. Je vais devenir célèbre, m'a-t-elle dit, en sortant de sa poche un carnet à autographes et un stylo. Quand elle m'a expliqué son plan, j'ai pensé que cela ne marcherait jamais. Je me trompais.
Régulièrement questionné au sujet de son travail d'écrivain, Olivier de Solminihac s'adresse ici à ses lecteurs, qu'ils soient petits ou grands. Ecrit à la première personne, on imagine d'emblée l'auteur répondre en direct à la question secrètement posée : comment fait-on pour écrire une histoire ? Chez Olivier de Solminihac pour qui la vie se conjugue entre lire et écrire, les associations d'idées s'enchaînent avec précision, simplicité et humour. A la manière d'un exercice de style, l'auteur s'amuse dans la mise en forme de sa réponse, comme si l'on assistait à son élaboration. De " Ecrire une histoire, c'est comme faire du bateau " à " c'est comme faire du yaourt aux fruits ", ou encore " c'est apprendre un tour de magie ", chaque tentative est finalement remise en cause. Comme s'il se reprenait, il la réfute puis la reformule, pour au final obtenir une réponse caléidoscopique. Loin d'être redondant, Olivier de Sominihac modifie petit à petit le système qu'il a mis en place au départ, ses réponses d'abord succintes s'allongent jusqu'à former elles-mêmes des histoires...
Chaque fois que nous voyons l'homme au fond du jardin sortir au vasistas pour fumer, il nous vient la vision d'un ange flottant quelques minutes au-dessus des décombres de l'usine, regardant sans un mot quelques mètres sous lui le spectacle du monde, le spectacle désolé du monde, le spectacle du passé, époque après époque, qui se surimprime à celui du présent." Ce roman raconte à sa manière très elliptique les quarante premières années de ce "nous" qui n'est autre que le narrateur : une enfance catholique, une adolescence sans surprises, puis 20 ans s'écoulent sans autre précision, jusqu'à son installation à Dunkerque. Lorsqu'il emménage dans la maison qu'il vient d'acheter, celui-ci ne remarque pas immédiatement cet "homme au fond". Trop de choses occultent son regard, son esprit et son temps : les cartons à vider, les travaux à entreprendre, et surtout les deux peupliers dans le jardin qui percent le ciel et l'inquiètent. Il faut les abattre. Leur disparition libère l'espace du narrateur. De plus en plus obsédé par la figure du fumeur à son vasistas et par l'histoire d'une plaque commémorative découverte sur le mur de sa propriété, il entreprend une recherche sur la stratification historique de son quartier. Tout devient alors prétexte à croiser passé et présent, la mémoire et le vivant, à détecter leurs imbrications. Olivier de Solminihac approfondit ici une façon bien à lui de combiner approches fictionnelle et documentaire : en utilisant une écriture qui joue sur le glissement de l'individuel vers le collectif, il multiplie les échos de la moindre évocation en chacun de nous.
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Les incroyabilicieux poussins de Claude Ponti se sont échappés de ses livres. Ils vous emportent dans une partie « emBlaisée », où rapidité et oeilynxé sont indispensables ! Soyez le premier à vous débarrasser de toutes vos cartes... mais attention, fort risque de Gigantorigolade !
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