Les Révolutions de la fin du XVIIIe siècle aux Amériques et en Europe (1773-1804)
Solé Jacques
POINTS
12,20 €
Epuisé
EAN :9782020690331
Avant et pendant la Révolution française, des épisodes analogues se produisent aux Amériques et en Europe. Dans le Nouveau Monde, ils créent les Etats-Unis, la République de Haïti et préparent les prochaines indépendances latino-américaines. Sur le Vieux continent, de la Russie à l'Irlande, ils ébranlent ou abolissent l'ordre aristocratique ou monarchique, fondent les structures modernes des Pays-Bas, de la Belgique, de la Rhénanie, de la Suisse ou de l'Italie, jettent les bases de la lutte des ouvriers britanniques pour leurs droits et se situent à l'origine des nationalismes du XIXe siècle. L'expérience révolutionnaire particulière de sept grandes aires géographiques (trois en Amérique, quatre en Europe) est retracée ici en insistant sur les caractéristiques socio-culturelles de chacune d'entre elles. Biographie: Jacques Solé, Professeur émérite d'histoire moderne à l'université des sciences sociales de Grenoble, auteur de La Révolution en questions (Seuil, 1988).
Nombre de pages
357
Date de parution
14/11/2005
Poids
230g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782020690331
Titre
Les Révolutions de la fin du XVIIIe siècle aux Amériques et en Europe (1773-1804)
ISBN
2020690330
Auteur
Solé Jacques
Editeur
POINTS
Largeur
108
Poids
230
Date de parution
20051114
Nombre de pages
357,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il n'existe en Europe qu'une seule affaire sérieuse, c'est la révolution." Le mot est de Metternich en 1832. Dans la France de 1789 l'acception contemporaine du mot "révolution" se fixe: un changement politique violent, fondateur et mémorable. Pour plus d'un siècle, l'obsession révolutionnaire gagne toute l'Europe. Il y a les révolutions sans révolutionnaires, ces changements fondamentaux accomplis sans activistes patentés ou convaincus: les surprises parisiennes (juillet 1789; juillet 1830; février 1848; septembre 1870), les révolutions brabançonne et liégeoise, ou bien encore la fondation de nouvelles nations (Italie, Allemagne, Roumanie, Tchécoslovaquie, Yougoslavie). Il y a ensuite les révolutionnaires sans révolution, dont l'échec est instructif à plus d'un titre: les soulèvements polonais de 1794, puis de 1830 à 1846; le soulèvement irlandais de 1798; les décembristes russes de 1825. II y a enfin les victoires des révolutionnaires: la radicalisation de la Révolution française (octobre 1789; août 1792; juin 1793), les victoires libérales de la révolution belge de 1830 ou de la Suisse fédérale de 1830 à 1848, l'indépendance de la Grèce, la fondation de la République portugaise, de la République polonaise, la proclamation de la République d'Irlande, sans oublier le coup d'Etat bolchevik de novembre 1917. De 1789 à 1918, les motivations des révolutions européennes sont politiques; elles n'ont qu'indirectement des conséquences ou des caractéristiques sociales. Elles sont, dans la plus grande partie du continent, en premier lieu nationales. Biographie de l'auteur Jacques Solé est professeur émérite d'histoire moderne à l'université des sciences sociales de Grenoble.
En révoquant l'Edit de Nantes, en octobre 1685, Louis XIV et ses ministres n'interdisent pas seulement l'exercice de leur religion à un million de protestants. Ils mettent également fin, dans le royaume, au débat qui opposait, depuis près d'un siècle, leurs représentants au catholicisme et qui concernait, en un temps qui voulait croire, la question majeure pour un chrétien : la définition de l'orthodoxie. La controverse confessionnelle du XVIIe siècle n'a plus guère, aujourd'hui, bonne réputation. On lui accorde rarement le mérite d'avoir été un des laboratoires du progrès intellectuel. Marquée par les habitudes détestables de la polémique, elle cause, de plus, quelque honte à des chrétiens influencés par l'?cuménisme à la mode et soucieux de se démarquer d'un héritage plus violent que charitable. Qui d'ailleurs, cherchait, dans ce fatras, les sources des Lumières ? Elles s'y trouvent, pourtant.
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