Les origines intellectuelles de la Révocation de l'Édit de Nantes
SOLE JACQUES
PU SAINT ETIENN
27,44 €
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EAN :9782862721101
En révoquant l'Edit de Nantes, en octobre 1685, Louis XIV et ses ministres n'interdisent pas seulement l'exercice de leur religion à un million de protestants. Ils mettent également fin, dans le royaume, au débat qui opposait, depuis près d'un siècle, leurs représentants au catholicisme et qui concernait, en un temps qui voulait croire, la question majeure pour un chrétien : la définition de l'orthodoxie. La controverse confessionnelle du XVIIe siècle n'a plus guère, aujourd'hui, bonne réputation. On lui accorde rarement le mérite d'avoir été un des laboratoires du progrès intellectuel. Marquée par les habitudes détestables de la polémique, elle cause, de plus, quelque honte à des chrétiens influencés par l'?cuménisme à la mode et soucieux de se démarquer d'un héritage plus violent que charitable. Qui d'ailleurs, cherchait, dans ce fatras, les sources des Lumières ? Elles s'y trouvent, pourtant.
Nombre de pages
194
Date de parution
01/06/1997
Poids
330g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782862721101
Titre
Les origines intellectuelles de la Révocation de l'Édit de Nantes
Auteur
SOLE JACQUES
Editeur
PU SAINT ETIENN
Largeur
161
Poids
330
Date de parution
19970601
Nombre de pages
194,00 €
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Il n'existe en Europe qu'une seule affaire sérieuse, c'est la révolution." Le mot est de Metternich en 1832. Dans la France de 1789 l'acception contemporaine du mot "révolution" se fixe: un changement politique violent, fondateur et mémorable. Pour plus d'un siècle, l'obsession révolutionnaire gagne toute l'Europe. Il y a les révolutions sans révolutionnaires, ces changements fondamentaux accomplis sans activistes patentés ou convaincus: les surprises parisiennes (juillet 1789; juillet 1830; février 1848; septembre 1870), les révolutions brabançonne et liégeoise, ou bien encore la fondation de nouvelles nations (Italie, Allemagne, Roumanie, Tchécoslovaquie, Yougoslavie). Il y a ensuite les révolutionnaires sans révolution, dont l'échec est instructif à plus d'un titre: les soulèvements polonais de 1794, puis de 1830 à 1846; le soulèvement irlandais de 1798; les décembristes russes de 1825. II y a enfin les victoires des révolutionnaires: la radicalisation de la Révolution française (octobre 1789; août 1792; juin 1793), les victoires libérales de la révolution belge de 1830 ou de la Suisse fédérale de 1830 à 1848, l'indépendance de la Grèce, la fondation de la République portugaise, de la République polonaise, la proclamation de la République d'Irlande, sans oublier le coup d'Etat bolchevik de novembre 1917. De 1789 à 1918, les motivations des révolutions européennes sont politiques; elles n'ont qu'indirectement des conséquences ou des caractéristiques sociales. Elles sont, dans la plus grande partie du continent, en premier lieu nationales. Biographie de l'auteur Jacques Solé est professeur émérite d'histoire moderne à l'université des sciences sociales de Grenoble.
Avant et pendant la Révolution française, des épisodes analogues se produisent aux Amériques et en Europe. Dans le Nouveau Monde, ils créent les Etats-Unis, la République de Haïti et préparent les prochaines indépendances latino-américaines. Sur le Vieux continent, de la Russie à l'Irlande, ils ébranlent ou abolissent l'ordre aristocratique ou monarchique, fondent les structures modernes des Pays-Bas, de la Belgique, de la Rhénanie, de la Suisse ou de l'Italie, jettent les bases de la lutte des ouvriers britanniques pour leurs droits et se situent à l'origine des nationalismes du XIXe siècle. L'expérience révolutionnaire particulière de sept grandes aires géographiques (trois en Amérique, quatre en Europe) est retracée ici en insistant sur les caractéristiques socio-culturelles de chacune d'entre elles. Biographie: Jacques Solé, Professeur émérite d'histoire moderne à l'université des sciences sociales de Grenoble, auteur de La Révolution en questions (Seuil, 1988).
A la suite de la réforme de Benoît d'Aniane (816), le clergé était régulièrement partagé en trois groupes : les moines, les chanoines et les religieuses. Pour les hommes il y avait ceux qui se coupaient du monde, les moines, et ceux qui y demeuraient, les clercs et les chanoines; les premiers pouvaient rester laïcs, les seconds recevaient les ordres de la cléricature, notamment le diaconat puis la prêtrise. Toutefois le partage n'était pas entièrement satisfaisant, car certains chanoines voulaient eux aussi mener une vie placée sous le signe d'une règle, comme les moines, et suivre le régime des Apôtres, marqué par une vie commune et l'absence de propriété personnelle. Au début du XIe siècle, à l'instigation de la communauté religieuse de Saint-Ruf, près d'Avignon, un mouvement se développa dans cette direction et, en 1092, le pape Urbain II en vint à soutenir les chanoines qui adoptaient une règle nouvelle, dite de saint Augustin, distincte de celle de saint Benoît de Nursie. Ainsi se trouvait créée une catégorie de religieux intermédiaire entre les moines et les chanoines. Le sixième colloque international du CERCOR, dont les actes sont publiés ici, leur a été entièrement consacré. Il comprend deux groupes de communications : le premier s'attache à la définition des chanoines réguliers face aux moines et aux chanoines séculiers et à l'étude de leur spécificité en matière de liturgie, d'enseignement, d'accueil des pauvres et des femmes, d'ouverture aux laïcs ; le second examine l'expansion des chanoines réguliers dans certains pays (France, Empire, Italie, Espagne, Grande-Bretagne).