REVUE LE MAGASIN DU XIXE SIECLE N 6 - ET LA BD FUT !
SOCIETE DES ETUDES R
CHAMP VALLON
24,99 €
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EAN :9791026704546
La BD est née au XIXeme siècle. Fille de la caricature et des chroniques de la petite presse, elle emprunte à l'illustration romantique, au théâtre et à la pantomime, anticipe le cinéma et lorgne vers la chrono-photographie. Véritable champ d'expérimentation libre et multiforme, elle inspire aux écrivains et aux dessinateurs de nouvelles manières de raconter des histoires. Hors des règles du grand art et des normes de la littérature, elle est foncièrement irrévérente, d'où son potentiel satirique, politique et subversif. Sans date de naissance précise, la BD s'est élaborée tout au long du siècle sous la plume et le crayon de Grandville, Töpffer, Nadar, Doré, Rops, Robida ou encore Christophe et d'une foule d'autres qui méritent un coup d'oeil, ne serait-ce que pour le plaisir d'en rire.
Date de parution
17/11/2016
Poids
660g
Largeur
200mm
Plus d'informations
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EAN
9791026704546
Titre
REVUE LE MAGASIN DU XIXE SIECLE N 6 - ET LA BD FUT !
Auteur
SOCIETE DES ETUDES R
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
200
Poids
660
Date de parution
20161117
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Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ...